De soleil et de silences. Histoire des bagnes de Guyane
Donet-Vincent Danielle
INDES SAVANTES
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EAN :9782910828264
Le présent ouvrage retrace l'histoire mouvementée des bagnes de Guyane et présente une abondante iconographie inédite, issue des archives des Jésuites et de fonds privés récemment mis au jour. La prise en compte, pour la première fois, des archives de la Compagnie de Jésus, restitue à cette histoire une dimension essentielle dont elle avait été totalement amputée jusqu'ici. Les Jésuites ont, en effet, été les seuls aumôniers exclusifs de la transportation. Appelés à participer à la mise en ?uvre de ce châtiment, ils ont été des témoins impuissants, plus que des acteurs du processus. Leur correspondance, en particulier, qui couvre la période de 1852 à 1874, dévoile l'existence de tout un courant de réflexion sur l'intérêt de la peine et dit une véritable foi en la capacité de redressement du condamné, sentiments et convictions que les membres de l'Administration pénitentiaire ont été loin de partager, si l'on en juge par les actes. Les bagnes prennent, par ces documents, leur place pleine et entière dans l'histoire de la Guyane, en même temps que se dévoile limage de la colonie dans l'esprit des Français de l'époque. La République de l'An I avait été la première à imprimer officiellement à cette image le profil de "guillotine sèche" gui sera parachevé par la seconde République, par le second Empire, puis par la IIIe République. Au bout de cette aventure coloniale autant que pénitentiaire, l'Armée du Salut portera sur les condamnés un regard proche de celui des Jésuites, cherchant à restituer aux "bagnards" une part de cette humanité dont le châtiment les avait dépouillés. Cette démarche fera le succès de son entreprise. L'action politique sera nécessaire pour faire disparaître les bagnes de Guyane. Gaston Monnerville sera le champion de l'abolitionnisme, soutenu dans sa démarche par l'Armée du Salut puis, de façon inattendue, par les secousses de la Seconde Guerre mondiale. Au bout du compte, la réflexion sur le châtiment et sur le condamné, si bien exprimée par les Jésuites et par l'Armée du Salut, paraît cependant loin d'avoir emporté la partie.
Nombre de pages
550
Date de parution
04/11/2003
Poids
880g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782910828264
Titre
De soleil et de silences. Histoire des bagnes de Guyane
Auteur
Donet-Vincent Danielle
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
155
Poids
880
Date de parution
20031104
Nombre de pages
550,00 €
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Mihaylova Aksinia ; Goffette Guy ; Lavergne Donest
Née en Bulgarie, Aksinia Mihaylova qui enseigne le français à Sofia où elle vit, s'est fait connaître à nous d'une façon étonnante et imprévue : pour son premier recueil Ciel à perdre paru en France dans la collection Blanche en 2014 et écrit directement en français, elle obtient à l'unanimité la consécration du Prix Apollinaire que suivra celle, peu après, du Prix Max Jacob pour Le baiser du temps publié chez Gallimard également. Nul doute, comme le dit Guy Goffette dans la préface du présent volume, que ces suffrages unanimes signalent une oeuvre rare. De fait Mihaylova avait déjà publié depuis 1994 plusieurs recueils en bulgare qui l'avaient imposée comme une voix majeure en son pays, et elle était traduite dans une vingtaine de langues, du japonais au turc... On comprend pourquoi dès qu'on la lit : sa poésie a une exceptionnelle capacité à susciter d'emblée l'empathie, ne parlant certes que du commun de nos vies, l'amour, la mort, la nature, le temps mais réalisant le tour de force de le faire en évitant tous les clichés et pièges du pathos ou de la sentence.
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l'Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif ) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly."
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.