La réponse à la question : qu'est-ce que la politique? ne peut éviter la confrontation fondatrice entre les Modernes et les Anciens. Les théories modernes et contemporaines marquent des ruptures, elles opèrent néanmoins dans un cadre demeuré inchangé depuis les grandes réflexions d'Aristote : la politique est-elle amitié ou inimitié? le lieu de l'individu ou du collectif? des passions ou des intérêts? de l'égalité absolue ou de la hiérarchie insurpassable? Ces couples ont formé la logique de la politique depuis l'origine. La modernité n'a fait que déplacer l'équilibre entre chacun des termes, en introduisant - et c'est déjà beaucoup - deux idées nouvelles : la séparation des instances et la solitude de l'individu. La tension demeure permanente entre les grandes polarités, car il n'y a pas de troisième terme. L'essence du politique n'est pas la présence immuable de la domination, mais le caractère insoluble des tensions - celles qu'étudient Jean-Marie Donegani et Marc Sadoun en six chapitres : l'individu et le tout; égalité et différence; pouvoir et domination; intérêt et volonté; amitié et inimitié; vérité et opinion.
Nombre de pages
589
Date de parution
23/08/2007
Poids
285g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782070316304
Titre
Qu'est-ce que la politique ?
Auteur
Donegani Jean-Marie ; Sadoun Marc
Editeur
FOLIO
Largeur
107
Poids
285
Date de parution
20070823
Nombre de pages
589,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Des premiers textes de Freud aux derniers de Lacan, la psychanalyse est adossée à une problématique religieuse qui sous-tend son histoire conceptuelle. Tout commence avec l'analogie notée par le psychanalyste viennois entre les activités compulsionnelles de la névrose obsessionnelle et le ritualisme typique de l'activité religieuse. S'attachant ensuite à dévoiler le rôle de la religion dans l'histoire, il la conçoit comme une illusion destinée à faire supporter à l'homme le poids de sa condition. Héritier des Lumières, il exprime une hostilité violente à l'égard de ce leurre qui doit, selon lui, disparaître avec le progrès de la raison.Lacan quitte le jugement de la religion en extériorité et en généralité pour la considérer comme un idiome, doté d'une portée anthropogénétique. Dans ce cadre, la vérité n'a d'autre fondement que la parole : elle ne repose plus sur l'adéquation de l'énoncé avec le réel mais sur la rectitude de l'énonciation, soit la présence du locuteur à son désir d'être sujet. En privilégiant ainsi la dimension énonciative du langage, Lacan prend place, non pas seulement dans l'histoire de la psychanalyse, mais, bien au-delà, dans celle de la vérité et de sa saisie par la philosophie et la religion. C'est donc à une version inédite de l'anthropologie analytique qu'il parvient, mais aussi à une relecture du christianisme qui défait celui-ci de toute couleur religieuse, retrouvant par là quelques-unes des plus novatrices élaborations théologiques du XXe siècle. Psychanalyste, Jean-Marie Donegani est professeur émérite des Universités et membre du Groupe lacanien d'études et de recherches cliniques.
Comme les autres Républiques, la Cinquième a perdu dans les épreuves sa cohérence et son identité. Son fondateur avait une ambition : restaurer la volonté et la légitimité politiques, placer à la tête de l'Etat un chef qui retrouve dans une relation intime avec le peuple la mission universelle de la France. Il voulait concilier ce qui passe pour exclusif et contradictoire : la représentation d'une société divisée, l'incarnation d'une nation unifiée sans laquelle rien de grand ne peut se faire. C'est le sens et l'originalité de son projet, que les juristes ont toujours eu du mal à désigner : la Constitution, telle qu'il la voulait, était le contrat, inclassable parce qu'inédit, que le chef concluait avec un peuple imparfait. Un tel régime ne pouvait fonctionner que sous le signe de l'extraordinaire. Après le règlement de la question algérienne, il a fallu transiger, composer : les successeurs du général de Gaulle ont revendiqué des pouvoirs que le fondateur lui-même dédaignait. Et dans cette recherche sans mesure, c'est le projet des origines qui s'est abîmé. La Ve République n'est plus aujourd'hui le beau régime, moderne, loué de toutes parts, qui avait assuré la stabilité des institutions. Prise dans les contraintes du quotidien, elle paraît condamnée à fonctionner de manière chaotique, au gré des concordances et des discordances de majorités. Sous d'autres formes, elle a retrouvé les travers de la IVe République.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys