Au moment où l'Empire byzantin et les grands foyers d'Orient traversent une phase de stagnation dans leur développement architectural, l'Arménie (et avec elle la Géorgie), au cours du vile siècle, bénéficie d'un contexte historique et socio-politique favorable qui permet une vitalité culturelle exceptionnelle. Des dizaines de monuments sont réalisés qui illustrent, par leur foisonnement et leurs qualités techniques et décoratives, ce que l'on peut appeler l'âge d'or de l'architecture arménienne. Succédant aux prémices des premiers siècles paléochrétiens (IVe-VIe) où apparaissent les exemples initiaux d'architecture mémoriale et religieuse, la période qui commence à la fin des années 62o avec les victoires de l'empereur Héraclius est marquée par une impétueuse activité. Au terme de quelques décennies où l'on assiste à une multiplication des chantiers et à l'élaboration de solutions souvent très innovantes, l'Arménie se trouve dotée d'un langage constructif nettement identifiable, propre à ce moment singulier, avec toute une grammaire de structures, de dispositifs, de procédés et motifs de décor. Ce vaste arsenal marquera durablement le langage architectural, tant arménien que géorgien, y compris durant le renouveau de la période médiévale, quelques siècles plus tard, et jusqu'à nos jours. Autour de la figure centrale de la coupole, dont l'usage se généralise tout en se complexifiant, une planimétrie et une volumétrie très réglées s'élaborent. Le répertoire de formes et de solutions constructives, marquées par l'unicité du matériau employé, la pierre, et les diverses figures décoratives mises au point, se trouvent dans une certaine mesure normalisés. Ainsi s'explique l'incontestable unité de style qui caractérise la riche production architecturale et le décor très diversifié de cet âge d'or. Biographie: Patrick Donabédian se consacre depuis une trentaine d'années à l'art médiéval du Caucase du sud et notamment à l'architecture sacrée de l'Arménie médiévale, structure et décor. Ses travaux portent principalement sur les édifices érigés à la période paléochrétienne et préarabe (IVe-VIIe siècle) et sur ceux bâtis sous la domination mongole (XIIIe-XIVe siècle). Outre de nombreuses études, il a publié Les Arts arméniens (avec Jean-Michel Thierry, 1987) et a collaboré au catalogue Armenia sacra (Louvre, 2007). Parallèlement à ses travaux scientifiques, il a longtemps servi la diplomatie française en qualité de conseiller culturel en Europe orientale, avant de réintégrer l'université; il est aujourd'hui responsable du département d'études arméniennes à l'Université d'Aix-en-Provence et membre du Laboratoire d'archéologie médiévale méditerranéenne (LAMM, UMR 6572, CNRS).
Date de parution
02/11/2006
Poids
2 404g
Largeur
247mm
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EAN
9782863641729
Titre
L'AGE D'OR DE L'ARCHITECTURE ARMENIENNE
Auteur
DONABEDIAN PATRICK
Editeur
PARENTHESES
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247
Poids
2404
Date de parution
20061102
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Au cours des dernières décennies, l'étude de l'art arménien a connu un grand essor. Des monographies, des articles ont contribué à mieux faire connaître l'art d'une région ou d'une province. Il était donc temps de considérer à nouveau l'art arménien, à la lumière des oeuvres et des monuments. C'est ce que fait ici le docteur Thierry dans cet exceptionnel ouvrage. Il a visité toutes les contrées de l'Arménie historique et celles de la Cilicie où les Arméniens avaient fondé un royaume au Moyen-Âge. Cette exploration et les documents qu'il en a rapportés sont d'autant plus précieux que dans certaines régions où les Arméniens sont désormais peu nombreux, les églises, faute de réparations risquent de s'effondrer. Dans cet esprit, Patrick Donabédian présente une série de notices illustrées, claires et précises concernant des monuments arméniens dont certains sont en voie de disparition, ou n'existent déjà plus aujourd'hui. L'étude de Jean-Michel Thierry porte principalement sur l'architecture, mais la sculpture, la peinture monumentale et les miniatures ne sont pas négligées pour autant. le grand nombre de reproductions en couleurs contribuent à montrer la grande finesse et la haute qualité des peintures et des miniatures. La très riche documentation donne une image vivante de l'art arménien dans toutes sa richesse et sa variété.
L'adolescence est l'aboutissement de la sexualité infantile, elle-même marquée par une phase de latence dans la seconde enfance. Elle se caractérise par l'accession à la sexualité génitale. Les transformations psychophysiologiques de la puberté forcent le sujet adolescent à un véritable travail psychique de mise en représentation de ses pulsions sexuelles et de ses identifications post-oedipiennes. Parfois, ces processus s'expriment sur le mode concessionnel de type hystérique montrant l'existence de défenses psychonévrotiques. À l'appui de l'approche psychanalytique-psychosomatique, après P Marty et M Fain et avec les auteurs actuels C Smadja et G Szwec, l'analyse des débordements des mécanismes psychonévrotiques de défense conduisent au processus de démentalisation à forte valence désorganisatrice. Il peut être lié à une situation traumatique, à un investissement de sur-idéalisation ou bien à une surcharge d'excitation sexuelle non maîtrisable à l'adolescence. L'espace psychique est alors envahi et rendu vulnérable, " en deça du principe de plaisir " où il est nécessaire de prendre en compte tous les éléments de l'organisation psychique du Moi dans la petite enfance. À l'adolescence, la démentalisation peut entraîner une distorsion de la vie psychique créant les conditions d'altération de l'image du corps et l'attaque du corps.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?