Chantiers de ville : echanges, participation et hybridations urbaines
Dominique Lefrancois
RECHERCHES
34,00 €
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EAN :9782862221007
La participation des habitants est aujourd'hui portée sur l'étendard d'une ville voulue plus juste et plurielle. Elle n'a de cesse d'être critiquée, et par les habitants désertant les instances de participation, et par les professionnels ou chercheurs de l'urbain. Comment donc changer ou améliorer la donne ? Redonner à la participation la dimension politique qui lui fait défaut ? Faire en sorte que véritablement tous soient impliqués, y compris ceux délibérément ou non à l'écart de la norme ? Comment aussi imaginer une ville que l'impératif écologique nous invite à regarder ou penser autrement ? A l'heure où le débat nécessite de mettre en présence des personnes étrangères les unes aux autres, où les relations de voisinage sont à penser non seulement entre les hommes mais aussi avec les animaux, où les frontières entre le public et le privé, ou encore entre la ville et la nature sont à reconsidérer, nous avons voulu susciter la confrontation de paroles de personnes d'obédiences et professions diverses, architectes, urbanistes, paysagistes, ethnologues, philosophes, designers, entomologistes, producteurs de cinéma... Cet ouvrage est conçu comme melting-pot d'expériences et récits de différentes formes, d'analyses discutées ou plus impromptues. Pensé à l'instar d'un forum, il se nourrit de l'idée que du croisement de points de vue peuvent naître des perspectives autres pour bâtir une ville faite d'échanges et d'hybridations urbaines, forcée de se reconstruire sur elle-même, par essence en chantier permanent.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
565
Date de parution
25/04/2023
Poids
505g
Largeur
170mm
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EAN
9782862221007
Titre
Chantiers de ville : echanges, participation et hybridations urbaines
Auteur
Dominique Lefrancois
Editeur
RECHERCHES
Largeur
170
Poids
505
Date de parution
20230425
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565,00 €
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Résumé : La démocratie représentative comme la démocratie participative sont aujourd'hui en crise et cela affecte tout particulièrement les quartiers populaires, ceux où se concentrent les grands parcs de logements sociaux. L'implication des habitants dans les politiques qui affectent leur logement et leur cadre de vie y est sinon inexistante, du moins reste très limitée. Un tel déficit de citoyenneté est?il une fatalité? Non, car des expériences de mobilisation citoyenne se sont multipliées ces dernières années, qui témoignent d'une sensibilité croissante des habitants aux enjeux des politiques de réhabilitation de leur logement et des espaces publics de leurs quartiers. Parallèlement, on observe la montée d'une injonction participative, adressée aux habitants et aux usagers, qui se répand dans les différents secteurs de l'action publique urbaine. Cet ouvrage explore les mérites et les limites des nouveaux instruments visant à favoriser la participation citoyenne aux politiques d'aménagement. A travers une enquête anthropologique sont aussi examinés les barrières et les moyens possibles d'une amélioration de la prise en compte de la parole citoyenne dans les quartiers marginalisés. Ces réflexions esquissent des voies pour la mise en place de formes nouvelles de la démocratie locale permettant de gouverner avec les habitants.
Emile Aillaud (1902-1988) est une figure à la fois centrale et marginale de l'architecture de l'aprèsguerre en France. Centrale par l'ampleur de son oeuvre, qui va des décors éphémères aux grands ensembles en passant par l'architecture industrielle. Marginale parce qu'Aillaud s'est toujours écarté de l'urbanisme rationnel dominant. Aillaud a profondément renouvelé l'approche du logement de masse (les Courtillières, la Grande Borne) et participé aux plus grands projets d'aménagement parisiens (la Tête Défense, les Halles). Il n'a eu de cesse de proposer une vision poétique de son art, fondée sur la courbe et la couleur. Aucune monographie ne lui avait été consacrée depuis 1983. Dans la continuité des précédents ouvrages de la collection, une étude richement illustrée sur un acteur majeur du développement urbain des Trente Glorieuses.
Le parking constitue depuis longtemps une figure majeure du paysage urbain, depuis la généralisation de l?usage de l?automobile à partir des années 1950. La voiture n?est cependant utilisée qu?un peu plus d?une heure par jour en moyenne: en conséquence, elle stationne la plupart du temps. Et pourtant, le parking demeure un impensé de l?architecture et de l?urbanisme, un prototype du non lieu: dévolu au bien privé (le véhicule), il s?octroie une place que l?on aimerait souvent concéder à des espaces de nature plus collective. Aux yeux des aménageurs, il existe au détriment de l'espace public, qui fait l?objet de réhabilitations cherchant à le valoriser tout autant qu?à le pacifier. C?est particulièrement le cas des grands ensembles analysés dans cet ouvrage. Plus ou moins toujours associé aux insécurités et délits qui touchent ces quartiers, ce lieu s?avère être bien autre chose que les habituels clichés qui l?affublent: lieu de trafic illicite et d?incendie de véhicules. Le parking, au regard des usages, possède des qualités insoupçonnées. Marqué par la présence des habitants qui le traversent, y séjournent et s?y adonnent à des travaux de mécanique ou de bricolage, bref qui l?investissent dans le prolongement de leur logement, il convient de se demander s?il n?associe pas les qualités du logement à celles de l?espace public, et ne peut en retour participer à la requalification des espaces, public, privé, entre lesquels il s?inscrit.
Cet ouvrage collectif rassemble douze études dédiées à Trinité, oeuvre-phare du peintre guadeloupéen Stan Musquer. Sa peinture singulière, métisse, s'ancre dans la transmodernité caribéenne en sondant l'âme des sociétés dont elle interroge le passé et les dynamiques contemporaines. Croisant les analyses de plusieurs spécialistes, ce livre révèle les subtilités d'une oeuvre originale et stimulante. A ce carrefour transdisciplinaire sont invitées l'histoire et la sociologie de l'art, la sémiotique et les études décoloniales : autant de perspectives enrichissantes sur cet opus au dialogisme marqué.
Au-delà de la valeur littéraire d'une écriture, dont l'influence souterraine sur la littérature contemporaine est de plus en plus reconnue, au-delà de l'effort d'élucidation critique des essais, l'oeuvre de Maurice Blanchot, depuis Thomas l'obscur jusqu'à Discours sur la patience, ouvre une série de questions que notre époque se pose encore sous une forme confuse. Le parti pris de Blanchot pour la littérature a eu pour conséquence, voulue ou non, de constituer un dehors de l'oeuvre littéraire où, étroitement dépendant de l'écriture, s'édifiait un autre monde pour les hommes. Cet autre monde, dont nous parvient la rumeur prolixe et sourde, fût-il le produit d'une passion pour l'écriture, appartient à tous, à la communauté anonyme, mais à ce point piégé dans un rapport au langage et aux exigences dialectiques et sociales, qu'il est réduit au silence, et cela presque politiquement. C'est de ce monde recouvert que l'oeuvre de Blanchot se fait l'écho. Le dehors, le neutre, l'incessant, l'immédiat, la dissolution du présent et du sujet, l'absence de livre, ces termes n'appartiennent pas seulement à l'espace littéraire, ils commencent aussi à dessiner le monde à venir. Mais peut-être est-ce à condition d'en parler comme " parle " la littérature, que ce monde viendra au jour. Ce monde exige de nous une adhésion agissante, dont la portée est politique, et s'exprimant sous le terme de non-pouvoir.
Pendant près de dix ans à Paris, un vieux juif a occupé le temps libre que lui laissait son métier de tailleur à écrire le livre de sa vie, le livre de sa traversée du siècle. Voilà un récit unique qui nous vient de ce qui sera peut-être la dernière génération des Juifs polonais nés en Pologne ; voilà l'évocation de cette longue marche du stalinisme qui mena bon nombre de ces Juifs des synagogues de Pologne aux camps de déportation soviétiques. Moshé, né à Zamosc en 1909, raconte cette histoire d'amour entre un peuple et la révolution. Il nous raconte la Pologne des Juifs et des militants, où depuis mille ans campent quelque trois millions de Juifs harcelés par des Polonais qui n'en finissent jamais de cuver leur antisémitisme. Alors, pour expurger le monde de ses injustices sociales et raciales, Moshé a choisi le communisme. Il est de ces hommes tutoyés par la victoire d'Octobre toute proche ; la génération des héros, des martyrs, des tchékistes aussi. Poursuivi pour ses activités politiques, Moshé fuit la Pologne en 1929, la veille de son procès. Réfugié en France, il travaille et milite dans la M.O.L. et dans le Secours rouge. En 1933, il gagne l'U.R.S.S., est arrêté en 1937. Il restera dix ans au goulag, mais il n'aura pas renié son passé militant.