Le silence dans le cinéma d'Ozu. Polyphonie des sens et du sens
Doganis Basile
L'HARMATTAN
14,50 €
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EAN :9782747589666
La figure du silence est un élément prépondérant du cinéma d'Ozu. Au contraire de la perception superficielle du silence en termes de manque ou d'absence, il faut le considérer ici comme " plein ", saturé de sons, de sens et de possibles. On s'aperçoit alors que le cinéma d'Ozu en fait un usage unique, polyphonique, lui conférant une extrême densité et appelant la vigilance du spectateur. Avec ce renversement de perspective, on s'écarte des interprétations culturalistes de l'œuvre du cinéaste japonais, qui en méconnaissent l'étrangeté fondamentale et la limitent à un univers japonais " traditionnel " ou " exotique ", de même que des définitions de son style par la négative (absence de mouvements de caméra, de variété d'angles, d'intrigue) qui le confinent dans une vision austère, faussement classique, minimaliste. Cette étude tente, tout au contraire, de montrer la richesse, la vitalité, l'audace et la modernité du cinéma d'Ozu.
Nombre de pages
146
Date de parution
01/09/2005
Poids
215g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747589666
Titre
Le silence dans le cinéma d'Ozu. Polyphonie des sens et du sens
ISBN
2747589668
Auteur
Doganis Basile
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
215
Date de parution
20050901
Nombre de pages
146,00 €
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Basile Doganis est ancien élève de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégé et docteur en philosophie. Au cours de plusieurs séjours au Japon, il écrit Le Silence dans le cinéma d'Ozu (2005) et étudie les arts gestuels japonais. Après avoir été maître de conférences à l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines (ENS-LSH) de Lyon, il se consacre à ses projets d'écriture et de réalisation cinématographique.
Résumé : La politique est en crise, la cité est divisée. On peut regretter un âge d'or de l'engagement des citoyens, de la participation aux affaires publiques, du débat constructif permettant à tout un chacun de prendre la parole, comme on l'imagine dans la cité d'Athènes à l'époque classique. Cette référence, familière aux politologues, aux philosophes, aux historiens ou aux juristes, n'a été traitée jusqu'à présent que sous un angle positif, dans une tradition soucieuse d'établir la filiation de la République. Pourtant, la démocratie antique, généreusement idéalisée, peut également servir de modèle par ses dérives, ses défaillances et ses crises pour mieux comprendre le politique aujourd'hui. Inhérente à la démocratie grecque, la pratique abusive de l'accusation publique volontaire - la sycophantie - a largement participé à la corruption du système. C'est l'indicateur d'analyse qui a été retenu dans ce livre, dont l'ambition est de montrer que les dysfonctionnements du modèle athénien ne sont pas moins instructifs que ses réussites. Selon la manière dont les citoyens s'approprient le recours à l'accusation publique volontaire, l'institution peut fonctionner comme un ministère public " citoyen " ou, au contraire, donner prise à la délation. Parce qu'elle est à la fois le résultat de l'appropriation par les citoyens d'une institution conçue à l'origine comme éminemment démocratique et le symptôme de la corruption de cette institution, la sycophantie pose la question de la confiance institutionnelle. La délation met en évidence la corruption de l'idéal d'une société de confiance, qui est celle de la cité d'Athènes à l'époque classique, que l'on pourrait bien retrouver dans l'idéal de transparence qui caractérise les démocraties contemporaines.
En proposant un droit public de l'arbitrage qui s'articule au droit privé de l'arbitrage sans s'y opposer, l'ouvrage met en avant des solutions dans l'intérêt des parties ayant recours à l'arbitrage pour résoudre leurs différends, sans oublier l'intérêt qu'il y aurait pour des tiers à contester une sentence arbitrale. Il s'agit là d'une approche équilibrant des intérêts publics pluriels, de l'échelle locale aux intérêts nationaux, de la dimension internationale aux biens publics globaux, du commerce international aux finances publiques. La justice, le législateur, l'exécutif et tout citoyen attentif à la chose publique - du justiciable au contribuable - pourront y trouver matière à réflexion, moyens d'intervention et intérêt à agir.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.