Quel est l'état de l'économie mondiale en ce début du millénaire ? Seize économistes qui, par leurs travaux dans des champs différents, ont fait preuve de leur capacité d'expertise critique se sont réunis pour analyser une situation radicalement neuve. Nouvelle économie, nouveau capitalisme, nouvel ordre productif ? Il est patent qu'un nouvel ordre économique s'est mis en place à l'échelle transnationale et qu'il bouleverse les situations, mais aussi les théories économiques et les doctrines sociales. Cet ordre, loin d'être stabilisé, connaît des crises majeures, économiques, politiques et sociales : selon un scénario qui s'est déjà joué plusieurs fois dans l'histoire, les potentialités nouvelles se doublent de risques majeurs pour la fraction la plus exposée de la population à l'échelle mondiale. L'ouvrage analyse les effets des nouvelles innovations, particulièrement dans le domaine de la communication, l'état des conjonctures, le rôle stratégique de la finance mondiale, les nouvelles relations transnationales, le rôle de l'Europe et la domination américaine, les modalités de régulation " globale " ou nationale, et la place de l'Etat., le renforcement des inégalités, la question du développement au Sud, mais également la montée de nouvelles formes de pauvreté et de précarité au Nord. Il permet de comprendre l'état de l'économie aujourd'hui dans toutes ses dimensions.
Nombre de pages
550
Date de parution
16/05/2002
Poids
480g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782130527824
Titre
Ordre et désordres dans l'économie-monde
Auteur
Dockès Pierre
Editeur
PUF
Largeur
125
Poids
480
Date de parution
20020516
Nombre de pages
550,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'auteur nous fait assister à l'organisation de l'espace national, à la désintégration de l'espace mondial médiéval puis à sa reconstruction dès le XVIIIe siècle comme agglomérat de nations et non plus comme une continuité de régions. Il observe l'évolution de l'espace régional et local, des modes d'occupation du sol, de la localisation de l'industrie, des modes de transport et des voies de communication, il montre comment ces phénomènes sont à la fois cause et conséquence de l'évolution économique. Une théorie de l'économie spatiale se construit ainsi peu à peu. Il s'agit d'une analyse de la localisation des hommes et des industries, des villages et des villes, de la description des avantages et inconvénients de la situation des régions ou des nations les unes par rapport aux autres ou par rapport aux voies ou surfaces de communication. Se développe également une étude des circuits économiques spatiaux et des prix dans l'espace. Enfin, sur le plan doctrinal les mercantilistes et les libéraux s'affrontent aussi bien sur les problèmes que pose la structure spatiale optimale que sur les moyens à mettre en oeuvre pour l'obtenir.
Comprendre, évaluer, agir. Comprendre ce qui se joue aujourd'hui sous le terme de mondialisation. Libre échange des marchandises, déplacements massifs des capitaux, migrations et délocalisations, entrée de centaines de millions de travailleurs sur le marché mondial... Évaluer l'impact sur l'Europe et la France de cette nouvelle mondialisation, sans agiter d'épouvantails ! Pourront-elles résister avec leurs taux de croissance et d'investissement si faibles, prises en tenailles entre les Etats-Unis à la pointe des innovations et les pays émergents à très bas salaires ? Agir pour que l'Europe aujourd'hui dévoyée retrouve son dynamisme, son potentiel innovateur. Agir contre les effets pervers du marché, les dysfonctionnements de l'euro, mais sans élever de barrières, car un enfermement serait très coûteux. L'enfer, ce n'est pas les autres, ce sont nos faiblesses actuelles. La mondialisation n'est pas le mal, mais elle peut faire mal si nous ne prenons pas les chemins de cette société de la connaissance qui est déjà là, mais à laquelle nous tournons le dos.
Pierre Dockès est professeur de sciences économiques à l'université Lyon 2. Il a reçu le prix du Sénat pour L'enfer; ce n'est pas les autres, Descartes & Cie, 2007. Il est l'auteur, avec Marc Guillaume, Francis Fukuyama et Peter Sloterdijk, de Jours de colère, l'esprit du capitalisme, Descartes & Cie, 2009.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.