
Novembre 1918, une révolution allemande Tome 1 : Bourgeois et soldats
Voici l'heure du discours de Rosa, son chant du cygne. Mais qu'a-t-elle donc? Tous regardent ce petit bout de femme. Ils la regardent avec amour et émotion, même ceux qui ne sont pas d'accord avec elle. Ils savent qu'elle est la flamme qui brûle pour eux depuis des décennies. Elle est à présent épuisée, fragile. La prison l'a affaiblie. Elle parle, elle est dans son élément. Elle dit toute la vérité. Karl Liebknecht est assis parmi les délégués. La voix de Rosa Luxemburg résonne, claire et précise... En dehors de Berlin Alexanderplatz, toute l'?uvre d'Alfred Döblin reste pratiquement à découvrir. Écrit en 1942 depuis un exil dont l'auteur ne peut espérer la fin tant le nazisme semble triompher, Karl et Rosa donne le dernier acte de l'évanouissement d'un espoir: que l'ordre ancien disparaisse avec la fin de la Grande Guerre. Personnages historiques et de fiction se croisent ici pour rendre le drame de l'écrasement de la révolution spartakiste, prélude funeste au siècle qui commençait.
| Nombre de pages | 430 |
|---|---|
| Date de parution | 05/02/2009 |
| Poids | 440g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782748900996 |
|---|---|
| Titre | Novembre 1918, une révolution allemande Tome 1 : Bourgeois et soldats |
| Auteur | Döblin Alfred |
| Editeur | AGONE |
| Largeur | 140 |
| Poids | 440 |
| Date de parution | 20090205 |
| Nombre de pages | 430,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Sur la musique
Döblin Alfred«Traité» d?un genre insolite, qui relève davantage d?une composition musicale ouverte - sorte de suite chorale dont la musicalité remarquable repose sur les mêmes principes fondamentaux qu?elle invoque - l?esthétique de la musique d?Alfred Döblin, publiée en 1910 dans Der Sturm, se déroule dans le cadre d?un petit drame à caractère expressionniste. Pour le lecteur français qui longtemps n?avait pu connaître, de ce grand écrivain contemporain à l?oeuvre multiple, que le seul roman Berlin Alexanderplatz, voici une excellente initiation à la complexité döblinienne. Il y a bien des raisons de lire et relire ce beau texte inclassable, qui intrigue autant qu?il attache - par ce mélange de tristesse, d?humour et de sérénité, de rigueur et de poésie - et qui retient par la qualité de son écriture.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,65 € -

Le rideau noir. Roman des mots et des hasards
Döblin AlfredRevue de presse Silke Hass, qui dirige la collection SH aux éditions Farrago, a eu la bonne idée de publier ce premier roman d'Alfred Döblin, écrit en 1903. Un texte dérangeant, puissant, maladroit, nourri de lectures dégluties les dents serrées et d'une expérience que l'on pressent fiévreuse. L'expression s'y dégage avec la violence de la phrase qui l'enserre, la bouscule, et trébuche à son tour sous les coups de boutoir des mots proférés. Parfois, c'est à grand coup de hache qu'il taille dans le verbe. A d'autres moments, l'écriture s'écoule, frémissante, dans une sorte de sensualisme à rebours. Le héros, Johaness, rappellerait pour un peu le Bazarov de Tourgueniev. Cette même impuissance à réagir qui le remplit de haine, et surtout, la sommation du désir amoureux, dont la violence l'emporte. L'humiliation que ce désir impose à la raison ne lui laisse d'autre répit que la froide ironie. Désemparé d'être pareillement enchaîné à lui-même, Johaness ne sait que se jeter à corps perdu dans l'angoisse d'aimer. Ce long monologue haletant qu'est au fond ce roman inscrit jusque dans sa structure la profonde crise à laquelle est confrontée soudain la personne humaine. Il n'y a plus de perspective, pas d'unité depuis laquelle ramasser l'être. Chaque geste, chaque émotion, chaque mot s'autonomisent, désarticulant le texte. Rilke avait refusé de le publier : il le trouvait trop sombre, trop pervers. Redoutait-il l'effarant constat qu'il recèle, de découvrir que l'on ne veut pas l'amour, mais juste quitter sa solitude ? --Joël Jégouzo-- -- Urbuz.comSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,22 €
Du même éditeur
-

Pourquoi les pauvres votent à droite
Frank Thomas ; Cotton Frédéric ; Halimi SergeThomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Une histoire populaire de la France. De la guerre de Cent Ans à nos jours
Noiriel GérardEn 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.ÉPUISÉVOIR PRODUIT28,01 € -

Changer sa vie sans changer le monde. L'anarchisme contemporain entre émancipation individuelle et r
Bookchin Murray ; Crépin XavierJe ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER14,00 € -

Moi, Silvio de Clabecq, militant ouvrier
Thirionet Françoise ; Marra SilvioAux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 €


