L'archipel des Comores, habité vraisemblablement dès l'Antiquité et découvert par les navigateurs et marchands européens à partir du XVIe siècle, est composé de quatre îles principales dont les habitants forment un peuple. Du XVIe au XIXe siècle, son organisation politique est le Sultanat médiéval, qui ne remet pas en cause son unité. Mais Mayotte est passée sous souveraineté française en 1843, comme l'ensemble des Comores en 1912. Au lendemain de leur indépendance le 6 juillet 1975, les Comores revivent la même scission. Mayotte demeure française et, à partir de 1978, l'Etat comorien est sous influence française. Ce travail souhaite montrer comment un petit pays, les Comores, formant un seul peuple, a été scindé par une puissante nation pour ses propres intérêts.
Nombre de pages
154
Date de parution
30/09/2019
Poids
204g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343183459
Titre
Les Comores. Un pays pour deux Etats
Auteur
Djoumoi Ali Madi
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
204
Date de parution
20190930
Nombre de pages
154,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Passées les révoltes contre l'occupation française, l'administration coloniale n'est plus contestée. Par contre le progrès de l'enseignement s'y est accompagné de la naissance d'une génération protestataire. La manifestation de grève lycéenne le 14 mars 1968 marque un grand tournant. L'indépendance trouve ses partisans et la situation sociopolitique se dégrade. L'ASEC rompt son apolitisme et participe à la formation du Front Patriotique Uni. L'indépendance est anticipée et autoproclamée le 6 juillet 1975. L'ASEC défend l'unité nationale et l'intégrité territoriale, résiste aux pouvoirs putschistes pour connivence avec l'impérialisme français et se mobilise pour la révolution nationale démocratique et populaire. Sa vitrine, la Voix du Peuple, relaie toutes les souffrances, s'en prend à toutes les corruptions et prêche pour l'avènement d'un Etat de droit. Mais le patriotisme révolutionnaire perd sa vigueur à partir de la fin des années 1980. Le traditionalisme triomphe et le régionalisme s'accentue.
Le 5 novembre 1885, le naturaliste Léon Humblot fait signer au sultan Saïd Ali un contrat plaçant les Comores Indépendantes sous protectorat français. Léon Humblot exploite alors toute l'île, en renverse l'autorité puis la déporte. Il contrôle les cadis et les notables de la région, tout en gardant un oeil sur sa succession. Il faudra attendre 1912, et son procès devant la justice française, pour le voir s'écarter du pouvoir. Cet ouvrage décrit l'hégémonie de Léon Humblot à la Grande Comore, et ses conséquences tant sociales que politiques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...