Le triomphe de l'ordre. La pensée tuée par l'école
Djian Jean-Michel
FLAMMARION
17,10 €
Epuisé
EAN :9782080680259
Plongez une grenouille dans de l'eau bouillante, elle fera tout son possible pour s'extraire du liquide brûlant. Réchauffez progressivement le liquide tiède dans lequel se trouve immergé l'animal et il cuira doucement dans son bain.La grenouille, c'est nous, et le bain, c'est l'école.Depuis les années 1970, l'école s'est arrêtée de "penser" et ses citoyens avec. Elle a conduit les esprits à se satisfaire d'une pensée globalisante, consensuelle et simpliste dans laquelle la compétition l'emporte sur l'imagination. Devenue la matrice légitime d'un système d'ordre cynique, notre appareil éducatif et culturel le nourrit de ses déficiences et des inégalités qu'il engendre sans que quiconque ne s'en sente responsable.L'ordre régente notre vie. De manière invisible, il se sert du droit, de l'économie, de la politique et des médias pour imposer un modèle de société dans laquelle l'égalité, la liberté et la fraternité ne sont que des leurres. Symbole de sécurité et d'efficacité, l'ordre méprise les vertus du désordre, cette capacité à libérer les forces créatrices nécessaires à l'épanouissement des individus.Dans cet essai décapant, Jean-Michel Djian montre par des exemples simples et concrets de la vie quotidienne qu'une société trop (bien) ordonnée nuît à sa créativité comme à sa convivialité, et prône une dose de désordre pour le bien commun.
Nombre de pages
200
Date de parution
31/08/2000
Poids
200g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782080680259
Titre
Le triomphe de l'ordre. La pensée tuée par l'école
Auteur
Djian Jean-Michel
Editeur
FLAMMARION
Largeur
134
Poids
200
Date de parution
20000831
Nombre de pages
200,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un portrait vivant et enlevé de Pierre Desproges, homme empli de contradictions et si attachant, dont l'humour politiquement incorrect manque cruellement à notre époque. En 1976, Pierre Desproges (1939-1988) décide de claquer la porte du légendaire Petit Rapporteur pour se laisser aller à des circonlocutions langagières capables de percuter le sens commun. Et c'est ainsi que surgit, il y a exactement un demi-siècle, la figure de proue du politiquement incorrect . La satire de haut vol, le stand up et la grande littérature révèlent alors chez ce " fils " de Pierre Dac, d'Alexandre Vialatte et de Michel Audiard une incarnation aboutie de l'humour noir jubilatoire. Desproges, c'est notre mauvaise conscience qui s'encanaille. Étonnant, non ... Ce même artiste, devenu plus tard procureur au Tribunal des flagrants délires , invente une rhétorique radiophonique ravageuse en nous gratifiant de mots taillés comme des diamants pour écorcher les bienpensants. Avec, en prime, le sentiment aigu de posséder une bouille d'enfant pour s'attirer toutes les indulgences. D'une plume vive et sensible, Jean-Michel Djian nous croque ici, plus qu'un saltimbanque torturé, la figure libre et emblématique d'une génération pour qui la montée en puissance de la bêtise humaine et de l' absurdité du monde justifiait tous les excès de langage.
Qu'il soit monarchique, impérial ou républicain, le pouvoir en France s'est accaparé, au nom d'une mystique nationale, la protection d'un patrimoine artistique et l'encouragement à son enrichissement. Cela s'est appelé la " politique culturelle ". Mais ce mythe aujourd'hui se fissure. Jean-Michel Djian en explique les raisons. Il analyse le rôle des instruments, nationaux, régionaux, administratifs et privés, qui agissent au nom de cette politique et la part qu'y prennent les associations, en mal de subventions, et les artistes, en voie de précarisation. Il s'interroge également sur l'avenir d'une telle politique à l'heure de la concentration des industries de loisirs, le la civilisation télévisuelle de masse, des limites de l'intégration culturelle butant sur les inégalités sociales scolaires.
Depuis la naissance de la Ve République en 1958, cinq cent quatre-vingt-neuf hommes et femmes ont eu le privilège d'occuper la fonction prestigieuse de ministre. Mais que sait-on, au fond, de cette responsabilité publique si particulière ? Vingt et un d'entre eux ont accepté de confier à Jean-Michel Djian cette histoire-là, c'est-à-dire d'évoquer sur le ton de la confidence, et parfois avec vivacité voire acidité, le contexte de leurs nomination, démission ou éviction, les joies comme les souffrances de cette expérience. Cette saga gouvernementale inédite en dit long sur l'exercice quotidien du pouvoir mais aussi sur la profondeur de la crise que traverse le "métier" politique d'aujourd'hui.
En France, plus encore que la politique c'est le pouvoir qui fascine. Mais qui en connaît vraiment les secrets de fabrication ? Que sait-on de la solitude que nos hommes d'Etats affrontent au moment critique de ce qui, de simple politique, devient Histoire ? C'est dans les profondeurs de ces solitudes que Jean-Michel Djian est allé chercher l'énigme et tenter de comprendre le fonctionnement si singulier de notre République. Du général De Gaulle à Baden-Baden à François Hollande au Mali en passant par Alain Juppé lors des grandes grèves de 1995, voici révélés les secrets du pouvoir et de ceux qui l'exercent. Un livre nourri par de nombreux entretiens et archives inédites, par un spécialiste éclairé de la vie politique française.