Une petite ville d'Algérie est dévastée par un violent tremblement de terre. Juste avant le désastre, Sandjas souhaite déclarer son amour à Assia, la jeune femme de ses rêves. Le contexte social complique néanmoins sa tâche, l'obligeant à poursuivre celle-ci, qui sans cesse se dérobe. Occasion pour Abdelkader Djemaï de décrire, de manière presque palpable, le pays de son enfance : sons, couleurs, parfums épousent un monde minéral, tandis que fourmillent les anecdotes pleines d'humour. Mais la terre tremble, charrie tout sur son passage. Enseveli sous les décombres Sandjas étouffe, impuissant, sans que l'on sache si sa quête amoureuse fut réelle, ou seulement fantasmée.
Nombre de pages
57
Date de parution
04/10/2006
Poids
182g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782913465497
Titre
La Maison qui passait par là
Auteur
Djemaï Abdelkader ; Antoine Emmanuel
Editeur
DRAGONNE
Largeur
210
Poids
182
Date de parution
20061004
Nombre de pages
57,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans les rues d'une ville algérienne brûlée par l'été, un fonctionnaire à la Direction générale des statistiques - tombé en disgrâce - assiste dans l'angoisse et l'impuissance à la montée d'une atmosphère de défiance, de suspicion et de terreur. Une population apeurée, marquée par les fusillades, les agressions, les meurtres et la répression survit dans des conditions difficiles. Le narrateur vit cet été pourri dans le sentiment d'une irréalité douloureuse et atone. Les événements les plus atroces ne suscitent plus en lui qu'une fausse indifférence. Son passé resurgit parfois : la vie d'avant avec ses odeurs et ses couleurs vives, le corps de sa femme morte...
Je continue de fouiller, de dénuder, de creuser plus loin, toujours plus loin, plus profond, jusqu'à l'os. La patience est une vertu, un moyen de faire ployer le temps, d'en faire un allié, une arme décisive. Une façon aussi de ménager son souffle, d'aiguiser la lame, le jugement, la sentence. Tout peut servir: l'émotion, la nostalgie, les rancoeurs, la haine, la culpabilité, la fatigue et le dégoût des autres. Sans oublier les histoires de fesses, la délation, le ressentiment et la peur. Surtout la peur qui grignote, qui dévore, qui liquéfie. En somme, je m'intéresse à tout ce qui fait la matière, la trame, la fibre, les faiblesses, les failles des individus." Ainsi commence le rapport cynique et froid d'un enquêteur anonyme, membre d'une étrange police, qui officie dans une villa discrète et isolée, au 31, rue de l'Aigle.
Comme "Les Vacances de M.Hulot', le film de Tati, constituait une évocation de la France d'après-guerre,"Camping', dont le héros est un petit garçon, donne à voir, avec tendresse et drôlerie, l'Algérie du peuple, juste avant les déchaînements islamiques.
Dans la lumière d'un matin d'été, un homme prend l'autocar pour aller voir son fils qui ne répond plus à ses lettres. Ce voyage intime qui commence dans le Midi de la France fait remonter ses souvenirs : celui de son propre père, de la guerre, des paysages de son enfance en Algérie, de la pauvreté et de sa découverte de la mer. Au bout de la route, il retrouvera, derrière la vitre de l'autocar et de son existence, cette part de lui-même faite d'ombres et de silences. Un roman sensible, cruel et tendre, par l'auteur d'Un été de cendres et de Camping.
Ce centième volume des éditions La Dragonne fait suite au livre " Le Vide après tout publié par Bernard Noël et Jean-Michel Marchetti en 2003. Regards en même temps que proposition critique, formulés autour de peintures sur papier, réalisées de 2003 à 2013 et ici reproduites dans leur format original.
D'un fragment à l'autre, "Most" se tisse dans un rigoureux travail sur la forme poétique, à partir de bribes de vécus, de lieux dont Lou Raoul s'imprègne et qu'elle augmente de son imaginaire. Se dessinent de singulières géographies où la terre et l'eau s'offrent, nourricières, ou bien rejettent. Dans ces paysages vont, viennent et reviennent des personnages. L'auteur fait siennes leurs voix puis tord le langage, afin de mieux nous révéler sa perception de la réalité.