Je continue de fouiller, de dénuder, de creuser plus loin, toujours plus loin, plus profond, jusqu'à l'os. La patience est une vertu, un moyen de faire ployer le temps, d'en faire un allié, une arme décisive. Une façon aussi de ménager son souffle, d'aiguiser la lame, le jugement, la sentence. Tout peut servir: l'émotion, la nostalgie, les rancoeurs, la haine, la culpabilité, la fatigue et le dégoût des autres. Sans oublier les histoires de fesses, la délation, le ressentiment et la peur. Surtout la peur qui grignote, qui dévore, qui liquéfie. En somme, je m'intéresse à tout ce qui fait la matière, la trame, la fibre, les faiblesses, les failles des individus." Ainsi commence le rapport cynique et froid d'un enquêteur anonyme, membre d'une étrange police, qui officie dans une villa discrète et isolée, au 31, rue de l'Aigle.
Nombre de pages
126
Date de parution
04/05/2000
Poids
85g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782070411504
Titre
31, rue de l'Aigle
Auteur
Djemaï Abdelkader
Editeur
FOLIO
Largeur
107
Poids
85
Date de parution
20000504
Nombre de pages
126,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans les rues d'une ville algérienne brûlée par l'été, un fonctionnaire à la Direction générale des statistiques - tombé en disgrâce - assiste dans l'angoisse et l'impuissance à la montée d'une atmosphère de défiance, de suspicion et de terreur. Une population apeurée, marquée par les fusillades, les agressions, les meurtres et la répression survit dans des conditions difficiles. Le narrateur vit cet été pourri dans le sentiment d'une irréalité douloureuse et atone. Les événements les plus atroces ne suscitent plus en lui qu'une fausse indifférence. Son passé resurgit parfois : la vie d'avant avec ses odeurs et ses couleurs vives, le corps de sa femme morte...
Comme "Les Vacances de M.Hulot', le film de Tati, constituait une évocation de la France d'après-guerre,"Camping', dont le héros est un petit garçon, donne à voir, avec tendresse et drôlerie, l'Algérie du peuple, juste avant les déchaînements islamiques.
Dans la lumière d'un matin d'été, un homme prend l'autocar pour aller voir son fils qui ne répond plus à ses lettres. Ce voyage intime qui commence dans le Midi de la France fait remonter ses souvenirs : celui de son propre père, de la guerre, des paysages de son enfance en Algérie, de la pauvreté et de sa découverte de la mer. Au bout de la route, il retrouvera, derrière la vitre de l'autocar et de son existence, cette part de lui-même faite d'ombres et de silences. Un roman sensible, cruel et tendre, par l'auteur d'Un été de cendres et de Camping.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys