Oui, Allah, au terme d'un parcours souvent douloureux mené à la fois avec et contre toi, j'ai entrepris de coucher par écrit, en homme libre, les violents sentiments que tu m'inspires. Que tu le veuilles ou non, j'ai bien l'intention de te demander des comptes sur les crimes que certains de tes adeptes commettent en ton nom. Peut-être est-ce à travers ce dialogue et en m'en remettant à l'écriture que je parviendrai à m'alléger de mes fardeaux, à triompher de ma rage. Quelle sorte de Dieu es-tu pour laisser dire à de tels monstres que leurs actes sont guidés par ton bras et que tu gouvernes leur c'ur? Réveille-toi. Il est grand temps." Dans cette lettre, Raphaël-Karim Djavani interpelle Allah avec force sur les horreurs commises en son nom. Il crie sa rage contre l'obscurantisme, nous livre une réflexion et un réquisitoire sans détour à partir de sa propre expérience de musulman. Un hymne à la vie, à la liberté, au dialogue.
Nombre de pages
118
Date de parution
07/03/2007
Poids
145g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782081202719
Titre
Allah et moi
Auteur
Djavani Rapahël-Karim
Editeur
FLAMMARION
Largeur
120
Poids
145
Date de parution
20070307
Nombre de pages
118,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
1er Avril 2009, je suis embauché à la hâte pour un job par Pôle-Emploi et expédié sur un site Assedic alors que j'ignore tout de l'indemnisation. Ce récit est le fruit de ma propre expérience en tant que conseiller à l'emploi avec un contrat précaire de six mois au Pôle-Emploi, pour boucher le trou des arrêts maladies excessifs... C'est la chronique d'une violence devenue hélas " ordinaire ". Un voyage dans le maquis de l'Assedic où le peuple des chômeurs et celui des conseillers (surnommés les liquidateurs) s'affrontent tout en subissant le dysfonctionnement d'un système qui veut tout contrôler. Il est également question de harcèlement moral et de discrimination subis durant mon travail. C'est la première fois que j'ai ressenti ces choses-là avec autant d'intensité dans ma chère France : la vulgarité des petits chefs, une directrice méprisante et odieuse (et sa caniche) qui durant mon contrat ne m'a jamais adressé la parole en prononçant mon prénom ni mon identité. Non, pour elle, j'étais un homme sans identité, mais un homme assez solide pour l'accueil physique. Oui rien que cela, accueil toute la journée, jusqu'au bout, dans le face à face avec les chômeurs désabusés et refoulés au 3949, un numéro unique pour joindre un interlocuteur, qui passe mal dans ma chère institution nationale " déclarée utilité publique ! ". A tous ceux qui, chômeurs ou salariés, subissent des violences gratuites de leurs " maîtres " et crèvent d'envie de les exprimer, je dédie ce livre. Je vous le livre entre vos mains chaleureuses, tel quel, avec mes jolies imperfections, avec mon FLE ( Français Langue Etrangère), en guise de délivrance.
De la kalachnikov à la plume, du c'ur de l'Iran desayatollahs à l'exil parisien, Karim a tout risqué, toutquitté, tout perdu. Comment se réconcilier avec lepassé? Dans une poignante lettre à ses parents disparus, cet ancien Moudjahidin réfugié en France retrace une vie de lutte contre le fondamentalisme. Petit paysan azéri grandi dans la pauvreté, Karim étouffe sous le poids des traditions imposées par un père esclave de son dieu. Quand la révolution islamique éclate, il a dix-neuf ans. Révulsé par les mollahs, il rejoint tout naturellement le camp des rebelles, les Moudjahidin du peuple. Là, toutbascule. Missions, trahisons, famille menacée et exils se succèdent dans un univers régi par une violence aveugle. Une vie de combattant et bientôt le doute s'installe: jusqu'où faut-il payer le prix du sang? Iran, Kurdistan, Irak, France, autant d'horizons où le jeune homme se cache sous de multiples identités et finit par perdre la sienne. Ecorché vif, ballotté entre deux fanatismes, entre haine et amour, il livre le récit bouleversant de son parcours initiatique et le portrait d'un pays en proie au totalitarisme. Un témoignage unique qui stigmatise la folie religieuse avec un seul objectif: la liberté, celle d'un peuple, et celle d'un homme.
Poète et musicien, Djivani, de son vrai nom Sérop Lévonian, né en 1846 à Kartsakh en Géorgie et mort en 1909 à Tbilissi (à l'époque, Tiflis), fut le plus célèbre "achough" de son époque. Les achoughs, également appelés gusans, sont des trouvères arméniens qui disposent de tout un répertoire de chansons et de musiques traditionnelles, dont l'origine se perd dans la nuit des temps et qu'ils enrichissent de leurs propres compositions. Le plus célèbre d'entre eux est Sayat-Nova (1712-1795), lui aussi originaire de Tiflis. S'inscrivant dans cette tradition, virtuose du kamantacha (le violon arménien, héritier de la lyre byzantine), chanteur et poète, Djivani fut le porte-parole du peuple arménien en son temps, exprimant ses angoisses face à la persécution ottomane, célébrant la beauté et la vitalité de ses coutumes. Loin d'être de simples témoignages du passé, ses chansons sont toujours vivantes, connues de tous les Arméniens, chantées aujourd'hui encore par de très nombreux interprètes, mais également lues et étudiées comme un trésor de la poésie arménienne. En 1919, au lendemain du génocide arménien et à la veille de la signature du Traité de Sèvres, qui prévoyait la reconnaissance d'une grande Arménie indépendante, le poète et critique littéraire Archag Tchobanian (1872-1954) publia une anthologie intitulée Les plus belles chansons de Djivani pour faire connaître en France la poésie du célèbre achough. Intellectuel engagé, animateur de revues, lié à de nombreux écrivains français et francophones, de Romain Rolland à Verhaeren, Tchobanian fut l'un des grands médiateurs culturels entre la France et l'Arménie. Ses traductions de Djivani n'avaient encore jamais été réimprimées. Pour leur rendre vie, ce volume en propose une édition bilingue qui permet de goûter la beauté de la typographie arménienne et donne un intérêt supplémentaire à cette réédition.