Originaire de Turquie, Ziné n'a pas revu son père depuis quinze ans, depuis qu'elle s'est mariée avec un Français et sans le consentement de sa famille. Maintenant qu'elle a divorcé, elle voudrait renouer avec lui mais elle craint d'être la cible d'un crime d'honneur. Ziné se met à fréquenter le milieu kurde dans le quartier où vit son père, le dixième arrondissement parisien. Elle se confronte alors à l'histoire du son pays natal, le Kurdistan. Mais pas seulement...Ziné retrouve sa mémoire de petite fille. Elle raconte alors la vie d'une famille kurde de Turquie, dont les parents communistes, engagés contre l'obscurantisme, le matérialisme et le patriarcat, sont arrêtés, emprisonnés et rejetés par la famille, les déménagements incessants entre Gaziantep et Istanbul, sous l'autorité exclusive du grand-père, le souffle commun aux femmes kurdes et alévies, les discussions secrètes des parents dans la langue natale interdite, leur départ, sa solitude, puis son exil quand elle les rejoint enfin en France. Au fur et à mesure de son introspection, Ziné se réapproprie sa vie. Sa découverte de l'oppression des minorités, auxquelles elle essaie de s'identifier, l'obsède tant qu'elle hésite désormais à s'engager, comme ses parents jadis, en rejoignant la résistance kurde. Dans ce va-et-vient entre l'enfance et l'âge adulte, entre la Turquie et Paris, entre la tradition familiale et la question politique, Dora Djann explore avec humour et résilience la relation père-fille et livre dans ce premier roman le destin d'une jeune femme française aux prises avec ses racines.De parents kurdes et alévis, Dora Djann est née dans l'Est de la Turquie. Elle est arrivée en France quand sa famille s'y est réfugiée dans les années 1990. Elle est traductrice et interprète, auprès de OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) et de la Cour Nationale du Droit d'Asile. Dora Djann a commencé d'écrire ce texte dans le cadre du Master « création littéraire » de l'université Paris 8 Saint-Denis. Ouverture à la française est son premier roman.
D'origine marocaine, Naïma et Ali vivent avec leurs deux enfants à Paris. Aussi croyants que tolérants, ils se désespèrent: leur fils de 10 ans, Salem, est tombé sous l'influence de Bob, l'abruti extrémiste du quartier, qui lui bourre le crâne d'idées plus violentes les unes que les autres. Et voilà maintenant que Salem prône la peine de mort ! Comment le garder de cette inquiétante dérive? Ses parents s'arrachent les cheveux?Si vous souhaitez connaître la suite de l'histoire: Heureusement, sur le même palier habitent Lola, 11 ans et demi et Virgule, sa délurée de mère. Complices et habiles, pleines d'humour et de répartie, prêtes à tout pour défendre une cause juste, elles vont déployer des trésors d'ingéniosité pour extirper Salem des griffes de Bob?Dans ce roman, la question de la peine de mort est abordée avec tact et humour, et traitée en profondeur sur un ton direct et léger. Lola et Virgule vont se battre contre la bêtise et l'ignorance de Bob avec leurs propres armes : l'intelligence, le rire, la douceur, l'amitié, et peut-être l'amour ...
Au milieu des années 1970, Claire a neuf ans, un père âgé et malade, qui fut architecte à Vichy sous Pétain. Dans ses rêves aux allures de cauchemars, elle doit choisir entre l'amour mysti ? cateur de son père et sa fascination précoce pour Carlos, le terroriste Ilich Ramirez Sanchez, bras armé de la cause palestinienne, alors ennemi public numéro un. A l'âge adulte, elle fait la rencontre de Maksim. Enfant de la guerre du Liban, il a lutté à l'adolescence contre l'occupation israélienne après avoir fait l'apprentissage des armes en tant qu'enfant-soldat auprès de Carlos. Cette passion amoureuse et la confrontation de leurs mémoires respectives ravivent le sombre héritage paternel nourri d'antisémitisme. Avec A la droite du père, Marie Bardet nous livre un récit implacable, qui éclaire d'un jour oblique les dérives extrémistes des années de plomb. Dans ce roman en partie autobiographique, Marie Bardet arrache à l'histoire personnelle autant que collective une part d'impensé, de non-dit, qui participe de notre réalité insoluble. A la droite du père est aussi un bel hommage à la littérature, porté par l'intensité de l'écriture. Marie Bardet est journaliste et écrivain. A la droite du père est son premier roman. Après une carrière dans la presse et l'audiovisuel, elle part cultiver la vigne en Corbières, dans l'Aude. Jurée du prix des Vendanges littéraires de Rivesaltes, elle s'investit dans l'écriture depuis dix ans. Redevenue citadine, elle travaille dans l'ingénierie culturelle à Carcassonne et vit désormais à Narbonne.
Fatma est fille d'immigrés, un héritage qu'elle a rejeté en fuyant la France pour les Etats-Unis. Vingt ans après, elle retrouve les siens, au moment de l'attentat contre Charlie Hebdo. Ils vivent dans leur HLM de toujours. Pour ne pas se laisser entraîner dans l'hystérie collective, Fatma joue avec les mots. Mais le récit n'interroge pas seulement l'absurde, il sonde la relation à l'identité, la question du vivre ensemble. Que signifie être français(e) ? Quelle expérience partager, d'une génération à l'autre, d'une langue à l'autre ? Avec La Langue de personne, Sema Kiliçkaya questionne avec humour et tendresse les origines de ce malaise.
Dmyrn, le frère de la secrète Ilnah, vient d'être assassiné. Ce crime inexpliqué sème le trouble et la peur dans la vallée de l'Onk. C'est alors qu'arrive Erraink, un jeune ingénieur envoyé par le royaume d'Harraiem pour irriguer ces terres lointaines de l'île Sélébie. Entre mythes et légendes, il découvre un monde étrange, sur lequel veillent depuis toujours les Patriarches et dont l'existence semble menacée. Qui a commis ce crime, auquel succèdent d'autres attaques abominables ? Pourquoi ? A qui peut-on faire confiance ...
Le coeur brisé, Liam a quitté son Irlande natale. C'est au Cap-Vert qu'il s'est réfugié, et qu'il tente de se reconstruire en donnant des cours de kitesurf aux touristes et de natation aux enfants de l'île, tout en s'abandonnant dans les bras d'une jeune Polonaise, attentive et sensuelle. Il retrouve ainsi une certaine harmonie, jusqu'au jour où... lors d'une compétition sportive, une adolescente disparaît. Liam redevient alors l'étranger, celui par la faute de qui le drame est arrivé. Tout se fait hostile. Saura-t-il réparer ce qui s'est brisé ? 200 mètres nage libre est une évocation des difficultés de l'intégration et du clivage entre deux mondes. Lapidaire et sensible, ce texte ne laissera personne indifférent.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.
À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l?intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d?une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.La commode aux tiroirs de couleurs signe l?entrée en littérature d?Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l?Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l?exil.« Un magnifique roman sur l?exil. Un petit bijou. » Le Parisien« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL« Racé comme du Almodóvar. Un coup d?éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point« Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l'Ouest« Cette épopée ne s'oublie pas. » Le Figaro« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres« Un émouvant premier roman autour d?une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle« Un superbe premier roman. » Europe 1« Une réussite. » Causette Notes Biographiques : Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D?origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n?en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.