Comenius et l'Europe. Une critique de la faculté de croire
Dittmar Nicolas
L'HARMATTAN
17,50 €
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EAN :9782140330278
Dans l'exégèse de l'épistémé classique, il y a un "manque" , une omerta ou une éclipse de la pensée éducative et universaliste de Comenius (J-A). Pourtant elle est décisive à bien des égards sur le plan de l'effectuation ou du dévoilement critique de la raison envisagée en tant que principe même de l'individuation. Alors même que l'on assiste à un regain d'intérêt croissant pour la philosophie de Spinoza et son éthique fondée sur le parallélisme du corps et de l'esprit, le problème de l'expression en philosophie se pose à nouveau. Mais si ce parallélisme nous semble être une condition nécessaire de l'individuation, le parallélisme plus général de la ratio et de l'operatio appréhendé par Comenius nous apparaît comme une condition suffisante pour comprendre le passage du problème de l'individuation au problème de l'expression.
Nombre de pages
154
Date de parution
10/02/2023
Poids
197g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140330278
Titre
Comenius et l'Europe. Une critique de la faculté de croire
Auteur
Dittmar Nicolas
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
197
Date de parution
20230210
Nombre de pages
154,00 €
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La logique, telle que la phénoménologie la dégage, n'est donc pas, au niveau de l'entendement, liée à la confusion de la raison et de la vérité ; mais de forme évidente de la vérité qu'elle était au début, elle s'élucide, par un retour à la subjectivité transcendantale, et devient ainsi un langage de la raison, un Logos.
Dans cet essai consacré à la sagesse des présocratiques, Nicolas Dittmar nous invite à découvrir et comprendre la démarcation possible entre le matérialisme réductionniste professé par Michel Onfray et l'ouverture à une certaine forme de spiritualité établie sur les fondements scientifiques et philosophiques théorisés par Gilbert Simondon : le paradigme de l'ontogénèse ne permet-il pas en effet de penser le lien conceptuel entre l'expérience du transindividuel et la question d'une "survie toute personnelle de l'âme" ? Comment relier une philosophie de l'individuation comme paradigme théorique contemporain dans la recherche philosophique à son fondement adéquat visé dans une doctrine de la sagesse ou de la spiritualité, telle qu'elle apparaît notamment dans l'héritage de pensée présocratique ?
Le problème d'une guérison symbolique se pose dans un contexte d'une montée de l'insignifiance, d'un relativisme des valeurs accru, et d'une artificialisation des rapports entre les individus due à l'essor des nouvelles technologies. Isère du soupçon diagnostiqué par Nietzsche est aujourd'hui parvenue à son comble, c'est pourquoi notre société doit guérir. Il nous faut retrouver une transcendance et cette transcendance n'est pas seulement de nature métaphysique, comme le voulait encore la phénoménologie à travers sa fidélité à l'Idée kantienne, mais plus fondamentalement d'ordre psychique : elle est ce qui est accolée à chaque individu, de façon universelle, ce qui nous habite et nous meut sans que parfois nous sachions pour quelles raisons ; elle est notre inconscient, et notre subconscient. Il nous faut donc explorer cette "terra incognita" en s'interrogeant sur son langage symbolique. La guérison symbolique appelle une nouvelle herméneutique du Soi à travers un rétablissement du dialogue entre le conscient et l'inconscient, dans le cadre d'un champ d'analyse renouvelée en même temps que dans celui d'une nouvelle exigence faite à la philosophie.