C'est avec une joyeuse insolence qu'Irene Dische s'attaque aux ambiguïtés allemandes, à cette vision du pays qui, pour beaucoup d'entre nous, n'a cessé de basculer entre Auschwitz et Beethoven. Beethoven, dont cette romancière américaine vivant à Berlin revendique le parrainage en construisant son roman en trente-trois variations Diabelli. A Berlin, peu après la chute du Mur, dans une ville en pleine recomposition, Benedikt Waller von Wallerstein, savant amoureux du cosmos, être fragile, malade du sida, ne prête guère attention aux cris de " eins zu eins " lancés sous sa fenêtre par une foule qui réclame la parité du Mark Est avec le puissant Mark Ouest. Benedikt cherche autre chose : un héritier. Il lui transmettra son nom, qu'il a pourtant amputé de ses anciens titres de noblesse. Par le truchement des petites annonces, le destin lui envoie un enfant inattendu : un petit immigré russe. Il a sept ans, tout un passé moscovite auquel il s'accroche avec véhémence et surtout une mère qui entend bien se faire adopter avec lui. Cocasses, souvent effrayantes, les aventures de Waller et de sa famille d'adoption s'acheminent malgré tout vers une résolution harmonique où le dernier mot revient à la vie. Désaccord majeur est un conte cruel, une satire acide de la société allemande après la réunification. La virtuosité de l'écriture ainsi que le style mordant d'Irene Dische servent admirablement son sens de l'observation et du croquis.
Nombre de pages
312
Date de parution
31/01/1996
Poids
350g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782020220521
Titre
Désaccord majeur
ISBN
2020220520
Auteur
Dische Irène
Editeur
SEUIL
Largeur
145
Poids
350
Date de parution
19960131
Nombre de pages
312,00 €
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Une sacrée grand-mère! Autoritaire, impertinente, arrogante, catholique invétérée, bourrée de préjugés, hypocondriaque... N'ayant peur de rien, la langue bien pendue, libre, généreuse, éprise de justice: un mélange détonnant qui mène le lecteur par le bout du nez. Dans ce récit de sa vie et de celle de sa famille (son mari, un médecin juif, converti bien sûr, sa fille talentueuse, Renate, et sa petite-fille rebelle, une certaine Irene Dische, qui lui donne bien du fil à retordre), elle traverse des pans entiers d'histoire: la montée du nazisme en Allemagne, l'exil, l'Amérique contemporaine et les joyeuses errances de la période hippie. L'imposante "Frau Doktor Rother', impératrice de Weehawken, une bourgade du New Jersey, a d'indéniables dons de conteuse et assume, avec fougue et ironie, la stature de la grand-mère idéale que ses tribulations, les frottements avec la culture américaine et les jeunes générations, ont petit à petit transformée. La plume légère de l'auteur évoque avec subtilité des sujets graves. On sourit à chaque page, on se délecte à chaque formule. Magistral! Biographie de l'auteur Irene Dische, née en 1952 à New York de parents immigrants austro-allemands, a étudié le clavecin à Salzbourg. Avec son recueil de nouvelles Pieux mensonges, elle a été le premier écrivain non allemand lauréat du Prix des critiques allemands. Ses romans et nouvelles sont publiés dans vingt-deux pays et Grand-Mère déballe tout est un best-seller outre-Rhin. Elle partage son temps entre Berlin et les Etats-Unis."
Frau Doktor Rother est une aristocrate autoritaire, impertinente, ultra-catho, bourrée de préjugés. Epouse d'un médecin juif persécuté par le régime nazi, elle quitte l'Allemagne pour New York. Devenue grand-mère, elle observe son insolente petite-fille délaisser ses valeurs réac pour la culture américaine. L'impitoyable matriarche dresse un portrait drôle et féroce de cette famille atypique.
Des arbres titanesques, à la croissance très rapide ont mystérieusement envahi la Terre. Ils colonisent le monde, assèchent mers et lacs, totalement indifférents au destin d'une civilisation humaine en train de disparaître dans ce cataclysme vert. Dans le nord du Minnesota, Anderson, un agriculteur vieillissant, une bible dans une main et une arme à feu dans l'autre, tente désespérément de faire survivre la population d'une petite ville. Mais Jeremiah Orville, un citadin rescapé prêt à se venger et à défendre chèrement sa peau, devient un danger pour le groupe. Arriveront-ils à dépasser leurs différends pour vaincre l'ennemi ? A partir de personnages inoubliables, Thomas Disch dépeint une humanité cruelle, incapable malgré les gestes héroïques et les sacrifices inutiles de faire face à sa plus grande menace : une apocalypse verte à nulle autre égale. Ce grand roman a propulsé Thomas Disch comme l'un des auteurs les plus marquants de la science-fiction. A sa sortie, il fut immédiatement qualifié de chef-d'oeuvre dans la lignée des romans de H. G. Wells et de J. G. Ballard.
Quand j'écrivais Tombe en 1970 je voulais relever une tombe, et relever d'une mort vénéneuse. Je voulais désenfouir un secret et je l'enfouissais sous un texte. Je travaillais sans arrêt, je fouissais, Tombe faisait un travail de taupe. Curieusement l'écureuil, dans certains cas, fait aussi un travail de taupe. Ainsi l'Ecureuil de Tombe, citoyen américain par ailleurs, (j'en parlerai plus bas) est à moitié souterrien. Tombe voulait sortir vivant quand même d'un séjour aux Enfers et ne trouvait pas la sortie. La porte d'entrée refuse la sortie. Il faut trouver une autre porte. Tombe avait dû commencer à se frayer un texte sous le texte dès 1964 aux USA. Je voyais bien les textes se bosseler devant mes pages. Jusqu'au jour où il y eut une déchirure dans mes vies par où Tombe put lever. Mais seulement ce Tombe ou cette tombe. Ce n'est pas cela. Je voulais écrire un livre, ma langue a fourché, Tombe est né de cette fourche. Né fourchu. Double. Avec la mort en tiers. Tombe appartient dans mon ?uvre en général à l'espèce des Livres qui se sauvent, dès que je cherche à écrire ce livre, il détale devant moi. C'est peut-être moi qui fuis. Entre nous il y a fuite. Tombe pressent, préécrit le livre qui le hante, sans le savoir. Veille. Attend. Sans que je sache. Attend trente ans. En 2001 la scène de Tombe s'ouvre sur Manhattan, Lettres de la Préhistoire. Les Enfers ont longtemps voyagé.
Résumé : La critique empiriste des prétentions universelles de la pensée humaine est-elle réellement fondée ? On sait que c'est le problème de Kant. Mais Quentin Meillassoux montre avec une force étonnante qu'une autre compréhension de cette critique, restée en quelque sorte dissimulée, bien que plus "naturelle", aboutit à un partage des ambitions de la pensée très différent de celui proposé par Kant. Il établit en effet qu'une seule chose est absolument nécessaire : que les lois de la nature soient contingentes. Ce noeud entièrement nouveau entre les modalités contraires installe la pensée dans un tout autre rapport à l'expérience du monde, un rapport qui défait simultanément les prétentions "nécessitantes" de la métaphysique classique, et le partage "critique" entre l'empirique et le transcendantal. Cette remarquable "critique de la Critique" est ici introduite sans fioritures, coupant vers l'essentiel dans un style particulièrement clair et démonstratif. Elle autorise à nouveau que le destin de la pensée soit l'Absolu, et non la "finitude" dans laquelle nous nous complaisons en laissant la morale, ou le "retour du religieux", servir de fictif supplément d'âme. Quentin Meillassoux est né à Paris, en 1967. Il enseigne la philosophie à l'Ecole normale supérieure (Ulm), et a également publié Le Nombre et la Sirène. Un déchiffrage du Coup de dés de Mallarmé (Fayard, 2011).