Les fermes Naatangué de l'ANIDA. Des modèles d'exploitations agricoles pour la modernisatio
Diop Djibril ; Sarr El Hadji Malik
L'HARMATTAN
38,00 €
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EAN :9782140282041
L'Agence nationale d'insertion et de développement agricole est une personne morale de droit public dotée de l'autonomie financière et placée sous la tutelle technique du ministère de l'Agriculture et de l'Equipement rural. Créée en 2006 sous le nom d'Agence nationale du plan de retour vers l'agriculture, elle est rebaptisée ANIDA en 2012 avec comme mission de promouvoir une agriculture moderne, diversifiée, basée sur la maîtrise de l'eau et pourvoyeuse d'emplois durables et rémunérateurs pour les jeunes et les femmes. En contribuant à la consolidation et à l'amplification des résultats du PRACAS à travers une agriculture performante et écologiquement durable, les activités de l'ANIDA s'articulent autour des orientations du PSE, notamment par la promotion de projets ciblés sur des filières agricoles à haute valeur ajoutée et la modernisation des exploitations familiales.
Nombre de pages
382
Date de parution
17/11/2022
Poids
586g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782140282041
Titre
Les fermes Naatangué de l'ANIDA. Des modèles d'exploitations agricoles pour la modernisatio
Auteur
Diop Djibril ; Sarr El Hadji Malik
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
586
Date de parution
20221117
Nombre de pages
382,00 €
Disponibilité
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A Dakar, la ville a été secouée dans toutes ses formes, prenant tantôt l'allure d'un vaste champ de ruines à reconstruire, tantôt celle d'une ville moderne. Le problème du logement semble insoluble. Or la croissance urbaine fulgurante de la ville rend cruciale la gestion du foncier urbain. Dès lors, comment la demande d'accès au foncier sera-t-elle gérée dans le cadre d'un développement urbain équilibré ? Quelle politique foncière pour un aménagement viable de la métropole sénégalaise ...
A partir du modèle historique, le territoire sénégalais a fait l'objet de plusieurs bouleversements à tel point qu'on pourrait même s'interroger sur la durabilité des différents découpages territoriaux actuels. La réforme de la régionalisation intervenue en 1996 est venue renforcer cette dynamique, dotant le Sénégal d'une architecture décentralisée. Elle fait une répartition des différentes missions d'une part, entre l'État et les collectivités locales et d'autre part, entre ces dernières, dans la perspective d'une meilleure harmonisation du développement. Les mutations institutionnelles et socio-politiques attendues sont comprises comme un élargissement de la démocratie participative pour stimuler la responsabilisation des acteurs à la base. Dans ce processus on cherche aussi à rapprocher l'Etat du citoyen en permettant l'émergence d'un cadre institutionnel légitime et efficace pour lutter contre la pauvreté. Or, sur le plan géographique et sociologique, les limites des circonscriptions territoriales restent floues pour des acteurs acquis à des logiques et des modes d'intervention souvent contradictoires. On est aussi frappé par le décalage entre la rhétorique d'une certaine élite politico-administrative et les réalités pratiques du terrain, alors que la carte administrative du pays laisse peser des doutes, sur la finalité des entités retenues, le rôle et l'objectif de développement socio-économique centré sur les collectivités locales. La complexité de la structure sociologique locale ainsi que le désengagement de l'Etat, l'insuffisance de moyens humains et financiers, la multiplication des acteurs très souvent sans coordination, sont autant de défis et d'enjeux pour le développement local. A la lumière d'investigations fouillées, cet ouvrage relate l'histoire administrative du Sénégal depuis l'époque des empires en passant par la période coloniale, dans une analyse chronologique à travers un style simple. Animé d'un souci constant entre rigueur scientifique et contextualisation des pratiques sur le terrain, l'auteur éclaire d'une vision nouvelle ce processus qui, du reste, est encore très mal compris par ceux-là mêmes qui sont chargés de l'appliquer sur le terrain.
Depuis quelques années, l'accès à l'eau est une des questions les plus importantes. Si le Sénégal a assez tôt compris cette urgence, les populations se sont organisées elles-mêmes bien avant, en se regroupant pour faire face à leur quotidien. C'est ainsi que depuis les années 1970, les Associations Villageoises de Développement se présentent comme de véritables acteurs de développement local et ce, jusqu'à concurrencer l'Etat dans la réalisation d'infrastructures collectives.
C'est à partir du modèle historique combinant découpages précoloniaux et découpages initiés par le colonisateur que le territoire du Sénégal a été construit. A l'indépendance en 1960, les nouvelles autorités voulaient organiser le développement du pays sur la base de zones homogènes. La planification régionale devait permettre de mettre en avant les spécificités et caractéristiques de l'ensemble du pays de façon logique. Ainsi, le maillage territorial hérité de la période coloniale allait connaître quelques bouleversements. C'est ainsi que, pour mieux répondre à l'exigence d'un développement endogène en s'appuyant sur les potentialités locales, il est apparu nécessaire de créer entre les administrations centrales et les collectivités locales de base, des structures intermédiaires, les régions, destinées à servir de cadre de programmation du développement économique, social et culturel et où puisse s'établir la coordination des actions de l'Etat et celles des communautés locales. Or ce système de coordination et d'information est caractérisé, depuis sa création, par l'encombrement, l'absence de concertation entre ses différentes composantes et par la léthargie de ces dernières. Cette situation entraîne des redondances dans les missions, alors que la plupart des mécanismes mis en place se caractérisent par leur dysfonctionnement. Ainsi, si le Sénégal est incontestablement un pays "déconcentré", est-il pour autant décentralisé ? On peut également se demander si le découpage du pays en régions est viable et efficace pour son développement.