Du 5:au 6 avril 2005, s'est tenu, à l"université de Rouen, un colloque en hommage au 50e anniversaire de la parution du grand ouvrage de Cheikh Anta Diop: Nations nègres et culture. Son enseignement sur les fondements d'une civilisation africaine moderne, sur les principes de la constitution d'une fédération d'Etats démocratiques africains et sur l'identité culturelle entre l'Egypte et l'Afrique noire, sur l'unité Linguistique en Afrique noire et sa théorie en physique nucléaire méritaient un colloque sur le parcours exceptionnel de I'Homme. Des thèmes très chers à Cheikh Anta Diop comme l'Afrique et l'Occident (Chapitre 1), les sources égyptiennes de la civilisation africaine (Chapitre II) et l'apport de la communauté noire et de l'Egypte, à la civilisation (Chapitre Ill), constituent les différentes parties de cet ouvrage. Les quelques faits présentés ici montrent que point n'est besoin de se lancer dans une argumentation compliquée pour départager les protagonistes du débat portant sur les relations pro-africaines. Sur le plan strictement scientifique les traditions africaines par leur apport décisif permettent de clore aujourd'hui le débat et de mieux classer la civilisation égyptienne, mais nous ne sommes pas naïfs au point de croire qu'il en sera rapidement ainsi, car les motivations qui animent certains sont loin d'être purement scientifiques. C'est à dire que l'idéologie, qui a fait tant de mal à l'Afrique et aux Africains, a encore malheureusement de beau jour devant elle. Les auteurs:. Bwemba Bong, Momar Mbaye, Bernard Zongo, Cheikh M'Backé Diop, Babacar Mbaye Diop, Sall Aboubacry, Moussa Doudou Dieng, Jean Paul Mbe-Lek, Cheikh Moctar Bâ, Théophile Obenga"
Nombre de pages
197
Date de parution
17/04/2008
Poids
350g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296054226
Titre
La conscience historique africaine
Auteur
Diop Babacar Mbaye ; Dieng Doudou ; Bong Bwemba ;
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
350
Date de parution
20080417
Nombre de pages
197,00 €
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Résumé : "Monsieur Diop mène dans ce livre un excellent travail de déconstruction et de réappropriation de la notion d'art africain. L'art africain a manqué de critiques et de commentateurs africains et s'est vu dépossédé. dès le départ pourrait-on dire, de sa théorisation au profit de regards étrangers. Le grand mérite de l'auteur est d avoir abordé un sujet complexe et encore mal étudié, où beaucoup restent prisonniers des catégories coloniales au moment même où la réflexion est aussi mise sous pression par les catégories de l'art contemporain. Monsieur Diop est appelé a devenir un spécialiste de premier plan de l'art africain dans ce qu'il a de contemporain comme dans ce au il a de classique."
Ce livre n'est pas tout à fait un bilan, même s'il en a quelques contours, ni un programme; il est plutôt conçu, comme un" livre de témoignage ". Son auteur n'est pas non plus un aîné, mais un jeune homme que l'on peut encore croiser dans l'un des mille et un couloirs et autres allées de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar. C'est pourquoi, à mes yeux, ce livre présente un triple intérêt en raison d'abord de son auteur, puis de son objet et, enfin, de son projet. L'objet même du livre ou, peut-être plus exactement, le thème qui le parcourt, le mouvement étudiant, n'est presque jamais un sujet de réflexion pour ses acteurs... Chose tout à fait inédite donc, Babacar Diop se fait le scribe de son expérience sous la forme d'un" témoignage "- que l'on ne peut confondre avec l'histoire en un sens académique, mais qui en est un matériau de première ligne. Le récit de Babacar Diop est une mine de renseignements sur l'organisation du mouvement étudiant, les conflits qui le traversent, ses" political connection ", son art de la stratégie et de la tactique, ses enjeux de pouvoir, ses violences et ses cruautés, bref son" art politique ". De ce point de vue, le livre de Babacar Diop devrait être lu non seulement par les dirigeants politiques, mais aussi - peut-être même d'abord - par la haute hiérarchie de l'administration universitaire. Celle-ci est avertie: la gestion du mouvement étudiant - mouvement redoutable en raison de sa complexité et de ses enjeux cachés de pouvoir - relève, en dernière instance, non pas de la science académique, mais de l'art politique - qui ne souffre guère, depuis un certain Machiavel, l'assujettissement de l'action politique aux remontrances de l'éthique..."
Comment peut-on s'assurer de la pérennité de la parole dans l'histoire ? Comment s'opère le travail d'archivage des faits anciens ? Peut-on parler de l'universalité des textes oraux ? Autant de questions que la première partie de ce numéro de la Revue Africaine tente de résoudre en se proposant d'examiner la valeur de la tradition orale dans la recherche scientifique, philosophique, artistique, littéraire, linguistique, sociologique... Il ne s'agit pas de mettre l'oralité face à l'écriture mais de montrer qu'il y a bien dans l'oralité des procédés et des mécanismes qui permettent de fixer, de mémoriser et de transmettre un fait historique. La deuxième partie de ce numéro est consacrée à des articles plurithématiques : la piraterie en Somalie, l'Afrique et la mondialisation, Nelson Mandela ou la force de la conscience et de la liberté, l'image du Noir dans le roman hugolien et Tengâna et Tense à Koudougou, une fête coutumière à l'épreuve du temps.
Ce livre explore comment le récit, la littérature, l'art et les pratiques culturelles peuvent devenir des instruments de soin. A travers les travaux de séminaires internationaux menés par l'Université de Rouen Normandie et l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, cet ouvrage propose une réflexion pluridisciplinaire et interculturelle sur la vulnérabilité, la guérison et la mémoire. De la littérature sur les blessures morales des soldats à la prise en charge de la maladie mentale en Afrique de l'Ouest, en passant par le conte thérapeutique et les pratiques artistiques en milieu hospitalier, les auteurs montrent que le soin dépasse la médecine traditionnelle ou moderne : il inclut l'écoute, la narration et la valorisation de l'expérience subjective du patient. Le récit devient un outil de relation, de réparation et de compréhension. Philosophie, littérature, anthropologie, psychologie et arts offrent ici un regard neuf sur la santé, invitant chercheurs et professionnels à reconnaître la singularité du patient et à considérer culture et histoire personnelle comme vecteurs essentiels de la guérison. Avec les contributions de : Anke Bédoucha, Anne Boissel, Mathilde Chevignard, Clémence Delbart-Seye, Mohamadou Moustapha Dieye, Ismahan Soukeyna Diop, Denis Assane Diouf, Dominique Jean, Bah Jean-Pierre Kouakou , Annie Hourcade Sciou, Déborah Lévy-Bertherat, Babacar Mbaye Diop, Cheikh Ndiaye, Khady Ndiaye, Mamadou Sadio Diallo, Moussa Sagna.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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