Oeuvres. Premier discours à Tarse ; Second discours à Tarse ; Discours à Célènes de Phrygie ; Discou
DION DE PRUSE DIT DI
BELLES LETTRES
63,00 €
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EAN :9782251005645
Ce volume de Dion Chrysostome, qui contient les Discours XXXIII à XXXVI (Premier Discours à Tarse ; Second Discours à Tarse ; Discours à Célènes de Phrygie ; Discours borysthénique), est un événement. Il s'agit en effet du premier de cet auteur à paraître dans la "Collection des Universités de France". Eugnio Amato achève actuellement le premier tome de la série, où se trouvera une introduction générale sur l'homme et sur l'oeuvre raison pour laquelle le présent volume ne comporte pas de telles présentations. Dion Chrysostome (ou Dion de Pruse, en Bithynie), né vers 30 apr. J-C et mort vers 116, est l'une des personnalités intellectuelles les plus éminentes de son temps. A la mort de Domitien, qui l'avait contraint à se réfugier chez les Gètes, il intervint directement pour faire proclamer Nerva. Il jouit des faveurs de ce prince et de son successeur, Trajan. C'est un auteur important de la seconde sophistique dont l'ouvre est composée de quatre-vingt discours très variés, mais importants aussi bien pour les realia que pour la politique et la philosophie. Le présent volume, à travers ces quatre discours, donne un aperçu de la diversité des sujets abordés par cette oeuvre polymorphe, et du brio parfois déconcertant avec lequel Dion les traitait : le Discours XXXIII est en effet une dénonciation ironique du "ronflement" (encore très discutés parmi les commentateurs) de la cité de Tarse, tandis que le Discours XXXIV, beaucoup plus sérieux, a retenu l'attention des historiens pour la précision avec laquelle il y décrit le fonctionnement des cités grecques de l'Orient romain dans leurs relations entre elles, dans leur politique interne et dans leurs rapports avec le pouvoir impérial. Le Discours XXXV, d'inspiration cynico-stoïcienne, se présente comme un éloge ambigu de Célènes de Phrygie (Apamée de Phrygie), notamment grâce à l'usage d'une comparaison subtilement dépréciative avec l'Inde et ses sages brahmanes. Enfin, le Discours XXXVI, point d'orgue de ce volume, voit le développement, dans un style platonicien, de quatre logoi philosophiques successifs, sur la cité humaine, sur la cité céleste, puis, sous la forme de deux mythes différents, sur l'image de Zeus aurige. Il se clôt sur une vision cosmologique grandiose, mêlée de platonisme, de stoïcisme et d'influences orientales, qui a justement, depuis des siècles, passionné les commentateurs.
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Nombre de pages
441
Date de parution
30/09/2011
Poids
380g
Largeur
125mm
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EAN
9782251005645
Titre
Oeuvres. Premier discours à Tarse %3B Second discours à Tarse %3B Discours à Célènes de Phrygie %3B Discou
Auteur
DION DE PRUSE DIT DI
Editeur
BELLES LETTRES
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125
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Date de parution
20110930
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Nous sommes en 97 ap. J. -C. C'est depuis le temple même de Zeus que Dion prononce son discours devant un public nombreux, rassemblé à Olympie lors d'une des éditions des célèbres jeux. A mi-chemin entre l'hymne en prose et la diatribe, le Discours olympique de Dion repose sur une défense philosophique. Les performances de l'esprit sont élevées au même rang que celles du corps. Le philosophe vagabond entreprend ainsi de départager l'artiste Phidias du poète Homère, couronnant, contre toute attente, Phidias. Dans le discours intitulé A Athènes, sur sa fuite, Dion revient sur ses années d'errance, loin de Rome et de sa chère patrie. Il en propose une relecture sur le mode philosophique dans un texte dont le faciès particulier a suscité et suscite encore la discussion.
Parmi les 87 discours que Dion écrivit, le onzième (Ilion n'a pas été prise) est l'un des plus longs en même temps que des plus surprenants. Il est sans conteste le plus drôle. En effet, Dion n'ose rien moins que de critiquer de manière virulente le récit par Homère de la prise de Troie. Ce discours atypique, qui tient de la réfutation rhétorique à couleur paradoxale, mais cède rapidement la place à une nouvelle version du mythe, frappe par l'ampleur du propos. Il invite à une réflexion morale, d'inspiration platonicienne, sur le rôle pernicieux que joue dans l'éducation une poésie mensongère. Il recèle les germes d'une réflexion politique et idéologique. Est ainsi posée la question des visées de ces mythes recomposés au fil des époques: selon Dion, Homère voulait raffermir les Grecs face aux guerres qu'ils allaient devoir affronter contre les Perses, mais sa déformation des événements ne correspond plus au nouveau contexte; les Grecs n'ont en effet plus à craindre une agression venue d'Orient, puisqu'ils sont désormais sous la protection romaine.
Dion De pruse dit dion chrysostome ; Pouderon Bern
Généralement daté du début du principat de Vespasien, c'est-à-dire dans la période qui précéda l'exil de Dion, le discours XXXI Aux Rhodiens se présente comme le premier d'une série de discours aux villes (respectivement Rhodes, Alexandrie, Tarse, Célènes-Apamée de Phrygie et Corinthe). L'ensemble de ces discours, prononcés devant des assemblées de citoyens, est resté groupé dans la tradition manuscrite ultérieure, signe que leur parenté de genre et de thème a été communément perçue. Des discours aux villes proprement dits (Orr. xxxi à xxxvii), le premier de la série, le Rhodien, est le plus long et sans doute le plus représentatif. Sous l'apparence d'une oeuvre d'apparat, il ne s'inscrit pas moins dans la vie politique de la cité d'accueil, puisqu'il dénonce devant une assemblée municipale le déplorable usage du remploi des statues honorifiques. Les Rhodiens avaient en effet l'habitude de remployer certaines des statues de la ville afin d'honorer de nouveaux bénéficiaires - pratique en fait usuelle, à l'époque, dans tout le monde grec et latin. Si le Discours aux Rhodiens s'annonce comme un discours délibératif - Dion vient "conseiller" les citoyens de la ville sur un sujet d'intérêt commun -, d'emblée son projet de "redresser" un mauvais comportement l'inscrit dans un cadre plus étroit, celui du discours dit apotreptique. Et, en prévenant par avance que son discours risque de déplaire à son public, il le place dans une autre perspective, celle du blâme : c'est le thème même de l'intervention de Dion qui l'impose, la condamnation d'une pratique jugée scandaleuse. Le discours Aux Rhodiens s'inscrit ainsi dans un double cadre rhétorique : appartenant sans conteste au genre délibératif, ne serait-ce que par ses destinataires (une assemblée civique) et son objet (une décision qui implique la cité), il relève aussi du genre épidictique par la topique utilisée, celle de l'éloge et du blâme. Une abondante introduction revient sur la carrière de Dion de Pruse, les discours au ville, le contenu du discours Aux Rhodiens, le genre rhétorique et la portée et la finalité de ce discours.
Résumé : Ecologue passionnée, Ana analyse l'impact des activités humaines sur l'environnement et la biodiversité. Mais le jour où elle commet une grave erreur, ses convictions vacillent et elle décide de quitter sa vie parisienne pour rejoindre la vallée de la Clarée, où elle a grandi. Hébergée dans le refuge tenu par son oncle, Ana retrouve peu à peu goût à la vie, entre les hauts sommets de son enfance et ses amis de toujours. Apaisée, la jeune femme s'interroge : qu'a-t-elle fait de ses rêves d'enfant ? Comment incarner cette harmonie entre homme et nature à laquelle elle aspire ? Et si ce retour aux sources était aussi l'occasion d'un retour à soi et aux autres ?
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.
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