Est-il possible de ramener un roman polyphonique tel qu'Illusions perdues à un patron structural unique ? Si l'on se fie au titre, il s'agit d'un "roman d'apprentissage" qui obéit au modèle : illusions juvéniles/perte des illusions. Mais ce schéma se décline selon trois versions distinctes. Roman d'apprentissage d'abord, et sous un double aspect, négatif et positif : perte des illusions et acquisitions d'un savoir "adulte" de la vie. Mais aussi roman de l'ambitieux, car, même si Balzac s'est donné un héros mal loti de ce point de vue, il ne saurait si facilement renoncer à ce modèle (qui a le défaut d'avoir déjà été mis en oeuvre avec Rastignac, mais l'avantage d'avoir été le sien propre à son "début dans la vie"). Enfin, ce qui caractérise cet ambitieux problématique qu'est Lucien, c'est que, perdant ses illusions mais aussi sa pureté, il s'engage dans la voie de la corruption. Bien sûr, ces trois romans distincts - apprentissage, ambition, corruption - sont étroitement liés entre eux. Mais de distinguer leurs logiques entre-tissées permet de faire apparaître la complexité de la trame." José-Luis Diaz
Nombre de pages
240
Date de parution
24/10/2001
Poids
145g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070401697
Titre
Illusions perdues d'Honoré de Balzac
Auteur
Diaz José-Luis
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
145
Date de parution
20011024
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys