Carlos Perez Cifredo prépare sa comparution devant l'assemblée des travailleurs qui doit décider s'il sera ou non élu "travailleur exemplaire de l'année". Ses souvenirs le ramènent à ses jeux d'enfant avec ces compagnons qu'ont toujours été pour lui les héros de BD, sous la garde vigilante des fantômes du vieux Chava et du Grand-Père cachés dans chaque arbre et chaque rafale de vent. Puis il est entraîné vers l'adolescence gauche, la guerre familiale, la Révolution, les tensions entre la tradition et l'amitié, l'amour, l'aventure de la "Récolte des Dix Millions" et sa mobilisation nationale pour la production sucrière, les marches et l'enthousiasme militant mais surtout les doutes et les espoirs de l'homme qui grandit dans une Ile décidée à construire un "homme nouveau". Au-delà du récit passionnant de cette traversée historique, Jesus Diaz écrit un grand roman où il fait fusionner toutes les possibilités de sa langue : langage populaire, musical, cinématographique, politique, pour construire un témoignage réellement littéraire sur les déchirements d'une période historique qu'il a pleinement vécue. Écrit en 1987, ce premier roman a valu à l'auteur d'être écarté des milieux littéraires officiels et de devenir documentariste. Son style annonce Les Paroles perdues, leur virtuosité stylistique et leur désillusion à l'égard de la Révolution.
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Nombre de pages
406
Date de parution
23/08/2002
Poids
426g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782864244332
Titre
Les initiales de la terre
ISBN
2864244330
Auteur
Diaz Jesus
Editeur
METAILIE
Largeur
143
Poids
426
Date de parution
20020823
Nombre de pages
406,00 €
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Résumé : Enfermé sur une terrasse à Miami, exposé au soleil et affamé pour avoir l'air d'un balsero, le dentiste Staline Martinez revit la succession d'erreurs et de fatalités qui l'ont amené là. Il aurait pu être accueilli légalement aux Etats-Unis, lorsqu'il est arrivé à bord du bac Casablanca-La Havane détourné sur Key West, mais il était éperdument amoureux de sa femme, Idalys la danseuse de cabaret. Il ne pouvait envisager de vivre loin d'elle, loin de sa famille, loin de Cuba... Il est revenu à Cuba et l'enfer qu'il y a déchaîné l'en a chassé à nouveau. Avec un savant mélange d'introspection, d'ironie et de tendresse, Jésus Diaz compose un personnage de looser magnifique, dépassé par une situation absurde et incapable de faire face à ce qui lui arrive. Un beau roman à l'écriture dépouillée et vive, aux images justes, qui bouscule le lecteur entre rire et mélancolie, et raconte l'exil et les contradictions de la réalité cubaine.
La révolution triomphe à La Havane et trois jeunes gens obsédés par la littérature décident de créer une revue. A la poursuite du roman total, ils testent toutes les écritures et toutes les aventures amoureuses, se heurtant à la médiocrité, à la bureaucratie et à la trahison.
Deux jeunes hommes, deux origines sociales, deux vies liées par la curiosité, deux destins tragiques dans un XIXe siècle nordique et colonial. Jónas Hallgrimsson, naturaliste et poète islandais, étudie à Copenhague, crée une revue et vit une bohème estudiantine grisante, entouré d'écrivains comme H.C. Andersen. Il a rencontré un jeune garçon, berger et rêveur, né dans une famille très pauvre, qui est devenu son ami. Le sort va les frapper impitoyablement tous les deux : Jónas va se casser la jambe, être hospitalisé et victime de la négligence du chirurgien. Et Keli va disparaître dans la campagne déserte de l'intérieur du pays. Les méthodes de l'enquête lancée par le bailli sont étonnantes dans cette colonie peu peuplée de paysans miséreux, et les explosions de violence sont nombreuses. Le style élégant et économe d'Arnaldur Indridason nous tient en haleine. Un grand livre noir d'un remarquable écrivain mondialement reconnu.
Melchiorre Matteo ; Echenoz Anne ; Quadruppani Ser
Après avoir revendu son palais en ville, le dernier des Cimamonte, héritier d’un mode de vie révolu, revient s'installer en montagne dans la villa de ses ancêtres. Surnommé ironiquement « le Duc » par les villageois, il profite d’une vie paisible et calme. Quand il apprend que quelqu’un vole dans ses bois, il va se heurter à l’implacable Fastréda et se retrouver tiraillé entre l’histoire de sa famille qui empoisonne petit à petit son esprit, et le bon sens qui lui dicte de ne pas s’accrocher à des principes passéistes. L'écriture de Matteo Melchiore nous emmène en même temps que le Duc dans une inévitable lutte de pouvoir, qui s’envenime au fur et à mesure que les saisons marquent les magnifiques paysages de la montagne italienne, de la lumière de l’été à la froideur de l’hiver, jusqu'au feu du printemps.
Un homme quitte la prison de San Vittore. Il est seul, personne ne l'attend. Il a un plan pour échapper à son passé, fait de violences au nom de la 'Ndrangheta, de trafic de drogue, de chantages... Comment a-t-il pu sortir de prison en toute légalité au bout de quatre ans alors qu'il devait en purger trente, c'est ce que tout le monde se demande, à commencer par l'imperturbable Lanza, au flair aussi redoutable que son humour craignant une flambée de violence, il alerte l'inspecteur Ferraro qui, bon gré mal gré, comme toujours, part investiguer dans une Milan graduellement ensevelie sous la neige. De Milan et sa folle course urbanistique aux labyrinthiques quartiers de Naples, en passant par un poussiéreux village calabrais grillé parle soleil, Gianni Biondillo nous régale ici d'une nouvelle enquête de son inspecteur préféré, issu du populaire Quarto Oggiaro en voie de gentrification, et nous emporte avec lui dans une intrigue noire, drôle et émouvante, où tous les protagonistes seront liés par le goût du sang.