Le Surmoi culturel. Aux sources de la violence collective, Edition
Diatkine Gilbert
FARIO
19,00 €
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EAN :9791091902915
Comment comprendre ce paradoxe : la société qui contraint chacun de nous à restreindre ses appétits et à endiguer ses mouvements pulsionnels - tant ceux qui le portent à aimer que ceux qui le portent à détruire - s'avère si régulièrement fauteuse d'insondable destructivité ? Dans ce livre, l'auteur porte la réflexion aussi bien sur les affrontements entre Serbes et Croates et le rôle que peut y jouer le "narcissisme des petites différences" , que sur la trajectoire singulière d'antisémites un temps saisis par le délire. Il interroge aussi son expérience de superviseur pour comprendre l'enjeu des cures menées auprès de victimes directes d'affrontement fratricides. Il souligne les ravages que les dénis sociaux qui suivent les guerres parviennent à causer dans le psychisme des descendants. En parallèle de ces réflexions il suit la pensée de Freud sur les mouvements des foules et des groupes, analyse la lente genèse de concepts majeurs comme ceux de "meurtre du père de la horde" ou de repas totémique et l'incidence des dialogues souvent conflictuels avec Jung sur le poids des mythes universels ou avec Adler sur la place qui revient à la destructivité. Cet ouvrage, qui rassemble des études menées depuis de nombreuses années, a pour point de départ la réflexion clinique, mais il reprend l'histoire de la pensée freudienne sur le champ social pour finalement proposer une ressaisie analytique des effets de la destructivité qui sévit dans le monde que nous habitons. Avec l'espoir d'y faire face. En analyste.
Nombre de pages
187
Date de parution
07/04/2023
Poids
218g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9791091902915
Titre
Le Surmoi culturel. Aux sources de la violence collective, Edition
Auteur
Diatkine Gilbert
Editeur
FARIO
Largeur
121
Poids
218
Date de parution
20230407
Nombre de pages
187,00 €
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Résumé : Génie ou imposteur ? Psychanalyste ou gourou ? Penseur ou illusionniste ? Jacques Lacan a soulevé passions, adhésions, rejets et ruptures. La fascination qu'il a exercée sur les psychanalystes de sa génération et sur ses élèves, l'ampleur de sa remise en cause de l'héritage freudien, entreprise au nom d'un " retour à Freud ", la séduction du surréalisme et de la " linguisterie " appliquées à la psychanalyse, et le style de sa pratique, ont entraîné un véritable incendie devant lequel les psychanalystes ont vivement réagi soit en s'engageant dans les voies de l'aventure qu'il proposait, soit en s'organisant dans une attitude critique ou de rejet radical. Le phénomène lacanien a déchiré la psychanalyse en France et s'est répandu. L'?uvre écrite de Lacan et la rédaction de ses séminaires forment un corpus complexe, difficile, énigmatique, abondant, dont l'influence, y compris sur ses adversaires les plus résolus, a été considérable et a suscité des travaux nombreux.
Diatkine Gilbert ; Le Gouès Gérard ; Reiss-Schimme
La psychanalyse, comme profession, n'est reconnue dans aucun Etat de la Communauté. Mais bien des réglementations encadrent la formation des analystes, leur éthique, leur mode de rémunération et le remboursement de leurs cures par les sécurités sociales.
O vestiges épars et sans vertu ! Pourquoi vous réunir ici, pourquoi ? Mais, on ne sait d'où venue, une obscure injonction n'a cessé de m'y contraindre, une exigence à quoi il importait mystérieusement d'obéir. Peut-être, prise à votre propre piège d'échos rompus et de reflets, cette longue suite d'années me sera-t-elle rendue, celles que j'ai pu vivre avant de sentir sous le même ciel, à travers les mêmes saisons, le coeur de l'univers paysan s'enfiévrer lentement jusqu'à l'inguérissable, son calme et beau visage perdre sa paix. Peut-être, par votre aide et sans qu'un miracle y participe, sinon cette lumière de septembre si pure qu'elle illumine au-delà de l'instant les plus lointaines profondeurs temporelles, peut-être la route nous sera-t-elle rouverte vers un monde qui était encore celui de la lenteur et du pas, du pas humain. Le vôtre, laboureurs et semeurs anciens, ô mes amis faucheurs de froments mûrs et d'herbages, oui, votre pas". G. R.
La Montée du nazisme réunit neuf textes que Joseph Roth a écrits entre 1924 et 1939 pour des journaux allemands (Der Drache, Das Neue Tage-Buchs, Pariser Tageblatt) parmi ceux, nombreux, auxquels il a collaboré jusqu'à sa mort. Car le grand romancier autrichien était aussi un grand journaliste. Dès les années Vingt, Roth fut attentif aux signes d'un bouleversement en marche dans la mentalité du peuple allemand. Ce dernier était gagné comme sous l'effet d'une infection proliférante par le nationalisme. Roth le dénonça au moyen d'une très fine observation du changement des moeurs et dans un style ironique souvent caustique. Quelques exemples : il s'intéresse au vote des femmes nationalistes dont il fustige la bêtise autant que la laideur. Roth s'inquiète également du comportement brutal d'une horde de "nationaux" en goguette le jour de Pâques, la matraque à la main, onanistes autant qu'antisémites. C'est dire ! Il dénonce aussi le meurtre par un brigadier de police de deux des trois ouvriers sur lesquels il a tiré parce qu'ils chantaient un lied écrit par l'écrivain juif Heinrich Heine, et non un chant patriotique. Après avoir annoncé la mort de la littérature allemande devenue, avec le nazisme et sur le modèle soviétique, exclusivement officielle ; après avoir dénoncé la mascarade wagnérienne qui masqua théâtralement l'hitlérisme et par laquelle le snobisme européen s'est laissé séduire ; après avoir évoqué le chêne de Goethe à Buchenwald, seul arbre de la forêt auquel on n'a pas pendu les déportés, Roth s'intéresse, dans la deuxième partie du livre, à la Chanson des Niebelungen, récit mythologique auquel s'est abreuvé le national-socialisme. Y sont glorifiés sournoiserie, trahison, perfidie et assassinat. Joseph Roth en relate les grandes lignes puis en dénonce, avec Goethe, le fondamental et radical paganisme. Comment l'Autrichien Roth aurait-il pu faire d'un pays se réclamant de telles valeurs, sa patrie ? En 1933, il s'exila à Paris où il mourut avant la déclaration de la Seconde Guerre mondiale.
Quelle langue pour la philosophie ? La distinction, voire l'opposition, discutable en elle-même, entre langue ésotérique et langue exotérique se décline de bien des façons : les philosophes appartiennent-ils à une caste privilégiée qui leur imposerait un sabir ou un jargon technique préservant leurs secrets ? De quoi se protègeraient-ils ? Comment conjuguer vérité et démocratie ? Car si l'on sait la vérité mise en péril dans les dictatures, le pluralisme autorisé ou prescrit par la démocratie ne fait-il pas courir à la vérité le risque de se fondre dans le registre de l'opinion ? Faut-il se soucier d'une vulgarisation qui porterait son inévitable lot de condescendance ? Quand ne pas s'en soucier laisserait un vide pour les simplificateurs et les marchands d'opium... Pour avoir été traversé par cette question et avoir opéré lui-même une révolution par le refus d'un formalisme académique dans laquelle il a pourtant grandi et évolué, Günther Anders sait qu'il n'existe pas de réponse simple, évidente, au choix d'une langue. S'il s'est écarté de la carrière universitaire, sans renoncer en rien pour autant à la rigueur, ce fut pour décider d'empoigner des questions de et pour son temps. On mesure à travers ces textes sur l'expression de la pensée philosophique que ce choix ne s'est pas fait aisément et qu'il est le fruit tant d'une nécessité intérieure que des enjeux d'une époque. L'analogie qu'Anders explore avec les questions rencontrées aujourd'hui par le poète est sur ce point remarquablement éclairante. Les textes assemblés ici témoignent directement de cette recherche et de la singularité de la réponse andersienne : dialogues fictifs et mise en scène troublent le jeu. Sur cette scène des personnages apparaissent. Et s'il est très explicitement question des options d'Heidegger quant à la langue, la figure d'Adorno n'est pas loin, avec laquelle les comptes, on le devine, demeurent en suspens. "Nous avons donc trouvé un troisième style dans la poésie. Il me semble que notre tâche consiste à trouver quelque chose d'équivalent en philosophie. Par pitié, pas une imitation directe de Kafka ou de Brecht. Mais en tout cas une tentative pour trouver un ton direct. Un ton qui se tient autant à distance du langage courant dépravé que du langage technique élevé. Si cette tentative réussit, alors nous aurons fait un grand pas. Qu'on nomme encore ou non cette tentative "philosophie", quelle importance ? A propos de Whitman ou de Brecht, on a aussi douté que leur oeuvre était de la "poésie", on a dit que le premier écrivait des hymnes religieux, et qualifié le second de didacticien. Et aujourd'hui, sait-on si les ponts sont des oeuvres d'art ou bien des équipements techniques ? Les questions de classification ne devraient jamais nous faire peur. Si les choses réussissent, elles contribueront d'elles-mêmes à modifier après-coup les classifications". G. A.
Résumé : Qui, s'il en avait le choix, ne frissonnerait à l'idée de revenir sur Terre dans un millier d'années ?, se demandait Maeterlinck vieux. Qui, si on le lui proposait, souhaiterait son transfert immédiat à vingt ans d'ici dans l'avenir ? Et qui, si c?était possible, ne souscrirait aussitôt à prendre ses vacances dans le monde d'il y a quarante ou cinquante ans ...