La Guinée, un demi-siècle de politique (1945-2008). Trois hommes, trois destins
Diallo Boubacar Yacine
L'HARMATTAN
31,01 €
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EAN :9782296542228
Trois personnalités ont dominé la scène politique de la Guinée au cours de ce siècle : Yacine Diallo (1945-1954), Ahmed Sékou Touré (1956-1984) et Lansana Conté (1984 -2008). La Guinée : 1945-2008, un demi-siècle de politique revient sur cette période déclinée en trois étapes distinctes : la culture anticoloniale, la décolonisation et la démocratisation. Trois étapes dominées par trois hommes : un instituteur, un autodidacte et un militaire. Trois formations, trois personnalités, trois caractères, trois démarches et trois résultats différents. Une certitude, : ces trois personnalités ont, chacune, marqué leur époque de leur empreinte. Lorsqu'on parcourt l'histoire de l'indépendance de la Guinée, on se rend bien compte que l'immobilisme a été toujours présent. Toutes les réformes qui ont été engagées ont eu une courte durée de vie, celle de la feuille morte. A force de différer l'action, le pays a accumulé un retard honteux et s'est ankylosé dans bien des secteurs importants du développement. Les pouvoirs qui se sont succédé n'ont pas été capables de doter la Guinée d'une politique énergétique et de transport adéquate. Tout comme ils n'ont pas su tirer du sol et du sous-sol le bénéfice attendu par des populations qui vivent le quotidien comme une tragédie. Pourtant, la Guinée ne manque ni d'atouts, ni de talents. Seulement, ses dirigeants n'ont pas pu créer les conditions nécessaires pour qu'ils puissent s'exprimer pleinement.
Nombre de pages
306
Date de parution
18/02/2011
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296542228
Titre
La Guinée, un demi-siècle de politique (1945-2008). Trois hommes, trois destins
Auteur
Diallo Boubacar Yacine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20110218
Nombre de pages
306,00 €
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Fils de Jeannette et de Doubani Konaté, Sékouba Konaté est né en Haute Guinée et a grandi sur les plages de la presqu'île de Kaloum, Conakry, République de Guinée. Le jeune universitaire devenu officier- de l'armée guinéenne a conduit une transition apaisée dans son pays qui a débouché sur l'organisation d'élections libres et transparentes, auxquelles il n'était pas candidat. Une toute première expérience réussie dans un pays qui n'a connu que deux présidents qui ont partagé presque à moitié égale le demi-siècle d'indépendance, sans que la Guinée ne s'en sorte. Le général Sékouba Konaté, El Tigre, en officier intègre a respecté son serment jusqu'au bout. Le voilà debout dans l'histoire éternelle de la Guinée comme un modèle à perpétuer. Tout le monde, Guinéens et étrangers, lui vouent une admiration pour son oeuvre de démocratisation de la Guinée. Cet ouvrage lui est consacré pour marquer l'histoire d'un sceau indélébile et pour qu'on se souvienne pour toujours de son action politique qui a permis à la Guinée de relever la tête et même d'être citée en exemple.
C'est par un coup d'Etat "sans effusion de sang et dans un calme total" qu'un groupe d'officiers, très vite constitué en Comité militaire de redressement national (CMRN), s'empare du pouvoir au petit matin du mardi 3 avril 1984, une semaine après la mort du président Sékou Touré. Le colonel Lansana Conté, devenu général plus tard, est choisi pour prendre la tête du pays, aux destinées duquel il préside jusqu'à sa mort le 22 décembre 2008. En 1984, la tâche est gigantesque. Tout est à reconstruire : les institutions, les infrastructures et surtout les mentalités. A sa mort, on pouvait constater un bilan mitigé. Sur le plan politique et sur celui des libertés, le bilan est indéniable. Malgré un climat politique tendu, un environnement sous-régional miné par des conflits violents, des mutineries et des tentatives de coup d'Etat, la Guinée a réussi à éviter la guerre civile et à maintenir son unité nationale. C'est peut-être sa plus grande réussite et c'est sans doute pour ces raisons que les dirigeants du monde entier, parmi lesquels Mitterrand, Chirac, Carter, Castro, Kim II Sung et Hassan II, avaient pour lui une haute estime. Ses périples remplis d'enseignements ont inspiré l'auteur, qui a marché bien souvent sur ses pas et qui rouvre ses carnets de reportages. "Général", "président", "paysan", "patriarche", Lansana Conté a certes été tout cela. Mais les carnets de Boubacar Yacine Diallo permettent de mieux s'approcher de la réalité de l'homme et d'en apprendre beaucoup plus.
Fils de Jeannette et de Doubani Konaté, Sékouba Konaté est né en Haute-Guinée et a grandi sur les plages de la presqu'île de Kaloum, Conakry, République de Guinée. Le jeune universitaire devenu officier de l'armée guinéenne a conduit une transition apaisée dans son pays qui a débouché sur l'organisation d'élections libres et transparentes, auxquelles il n'était pas candidat. Une toute première expérience réussie dans un pays qui n'a connu que deux présidents qui ont partagé presque à moitié égale le demi-siècle d'indépendance, sans que la Guinée s'en sorte. Le général Sékouba Konaté, El Tigre, en officier intègre, a respecté son serment jusqu'au bout. Le voilà debout dans l'histoire éternelle de la Guinée comme un modèle à perpétuer. Tout le monde, Guinéens et étrangers, lui voue une admiration pour son oeuvre de démocratisation de la Guinée. Cet ouvrage lui est consacré pour marquer l'histoire d'un sceau indélébile et pour qu'on se souvienne pour toujours de son action politique qui a permis à la Guinée de relever la tête et même d'être citée en exemple.
Le choix de Conakry, capitale mondiale du livre en 2017, a réveillé en chacun de nous un brin de fierté. De la capitale dont on nous a tant vanté la beauté à celle d'aujourd'hui, qui est à la recherche de ses marques, les gens ont de grandes attentes. Néanmoins, avec ce choix et les activités qui ponctueront l'événement, on peut espérer que Conakry se réveille et s'affiche comme un modèle de ville flamboyante. C'est l'esprit qui anime l'auteur qui s'est glissé dans la peau de Conakry, évoquant l'origine du nom même de "Conakry", la vie de certains quartiers et de leurs habitants, l'intérêt des principaux monuments de la ville, mais aussi et surtout l'histoire prenante de cette capitale au destin étonnant...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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