En ce temps où la religion est de plus en plus une option parmi celles qui s'offrent au libre choix de l'individu, elle se réduit souvent à une spiritualité dégagée de tout rituel, ne se soutenant que d'elle-même. Croisant ici diverses approches de la ritualité, ces essais proposent des réponses à cette notion moderne d'un religieux sans religion. Religion et ritualité réunit des contributions présentées lors du quatrième congrès de la Société francophone de philosophie de la religion organisé à l'université Columbia (New York), en septembre 2019. En ce temps où, comme dit Charles Taylor, la religion est de plus en plus une option parmi celles qui s'offrent au libre choix de l'individu, il se manifeste chez beaucoup une attirance pour une spiritualité dégagée de tout rituel, ne se soutenant que d'elle-même. Croisant ici diverses approches de la ritualité, pensée comme rythme, gestualité, esthétique, performativité, ou encore exode, ces différents essais proposent des réponses à cette notion moderne d'un religieux sans religion."
Nombre de pages
208
Date de parution
02/12/2021
Poids
300g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9791034401048
Titre
Religion et ritualité. Une etude de la presse coloniale francaise entre 1830 et 1880
Auteur
Diagne Souleymane Bachir
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
165
Poids
300
Date de parution
20211202
Nombre de pages
208,00 €
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Prix Paris Liège de l'essai 2025 Souleymane Bachir Diagne a mis la question de l'universalité et des singularités au coeur de sa réflexion et de son engagement, appelant à un universel riche de tous les particuliers. Dans cet essai qui fait brillamment dialoguer les cultures, le philosophe montre que l'universel tient compte du pluriel du monde, mais que l'humanité n'est pas une juxtaposition de tribus. Aucune région du monde ne peut à elle seule décréter ce qu'est l'universel, il nous faut le forger ensemble, même si penser l'humanité dans sa totalité est une tâche infiniment difficile et nécessite de recourir à une philosophie du décentrement. À l'heure où triomphent les principes ethnonationalistes, les tribalismes, les comportements de domination et de prédation entre les nations et les cultures, Souleymane Bachir Diagne choisit d'avoir foi en l'humain et défend l'universel comme l'oeuvre commune de l'humanité. Première sélection du prix Les Inrockuptibles 2024 - catégorie essais
Considéré comme l'un des penseurs importants de notre époque, Souleymane Bachir Diagne retrace dans cet ouvrage son parcours de jeune Sénégalais élevé dans la tradition d'un islam soufi et lettré, devenu philosophe et aujourd'hui professeur à l'université de Columbia. Une vie entre Saint-Louis-du-Sénégal, Ziguinchor, Dakar, Paris, Chicago, New York, lieux qui ont formé cet homme de trois continents, le rendant sensible aux richesses de chacune des cultures propres aux pays qui l'ont accueilli.Souleymane Bachir Diagne ? maintenant spécialiste de domaines aussi différents que la philosophie dans le monde islamique, l'histoire de la logique algébrique ou encore les philosophies africaines ? présente les êtres qui ont été décisifs dans la construction de sa trajectoire intellectuelle. Il revient sur ses rencontres avec Louis Althusser et Jacques Derrida, ses maîtres rue d'Ulm, Jean-Toussaint Desanti, Léopold Sédar Senghor, Paulin Hountondji, Ngugi wa Thiong'o et d'autres qui l'ont fortementinfluencé. Le " fagot de mémoire " de cet homme qui vit entre différentes langues et cultures, chantre d'un universel de traduction, partisan d'un islam des Lumières, nous propose ici une stimulante réflexion sur notre monde qui offre tant de passerelles.
Fort de sa triple culture - africaine, française et américaine -, Souleymane Bachir Diagne s'interroge sur la traduction dans ce texte engagé et humaniste, porteur d'une éthique. Si la traduction manifeste le plus souvent une relation de profonde inégalité entre langues dominantes et langues dominées, elle peut aussi être source de dialogue, d'échanges, de métissage, y compris dans des situations d'asymétrie, propres notamment à l'espace colonial, où l'interprète, de simple auxiliaire, devient un véritable médiateur culturel. Faire l'éloge de la traduction, " la langue des langues ", c'est célébrer le pluriel de celles-ci et leur égalité ; car traduire, c'est donner dans une langue hospitalité à ce qui a été pensé dans une autre, c'est créer de la réciprocité, de la rencontre, c'est faire humanité ensemble, c'est en quelque sorte imaginer une Babel heureuse. La question de la traduction, de l'universel et du pluriel, est au coeur de l'oeuvre de Souleymane Bachir Diagne, l'une des voix africaines contemporaines les plus respectées. Il a notamment publié, chez Albin Michel, En quête d'Afrique(s) : universalisme et pensée décoloniale, coécrit avec Jean-Loup Amselle (2018).