L'art, la musique et la danse. Lettres, écrits, entretiens
Diaghilev Serge ; Nectoux Jean-Michel ; Burgun Fra
CND PANTIN
45,00 €
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EAN :9782914124461
Le centenaire des ballets russes a de nouveau attiré l'attention sur l'extraordinaire personnalité de Serge Diaghilev. De nombreux livres de témoins ont évoqué l'oeuvre de cet animateur de génie ; on songe ici aux mémoires, en langue anglaise le plus souvent, de ses principaux chorégraphes et danseurs, comme aux importantes biographies récemment publiées. Tous ont évoqué les facettes de cette aventure unique où entrèrent à parts égales mythes, légendes, musique, chorégraphie et peinture décorative. Le propos du présent livre est tout autre : il donne à lire des documents originaux qui retracent le parcours singulier de Serge Diaghilev dès son apparition dans les milieux artistiques de Saint-Pétersbourg, capitale culturelle d'une Russie encore tsariste, puis son action sur la scène culturelle internationale. Ses chroniques ici rassemblées sur la peinture, le théâtre et l'opéra sont restées généralement inconnues à l'Ouest, de même que sa correspondance qui fait ici l'objet d'un vaste choix de lettres adressées à ou reçues de personnages aussi divers que Tchekhov, Rilke, Picasso, Braque, Falla, Satie, Debussy, Stravinsky, Poulenc, Cocteau, Lifar, Misia Sert... Quant à son activité de directeur des Ballets russes, elle est évoquée par lui-même dans ses brefs mémoires, de nombreux entretiens ici rassemblés, parus dans la presse française, russe, anglaise ou américaine. Ces textes sont enrichis d'une soixantaine d'illustrations en noir et en couleurs choisies dans les grandes collections publiques russes, françaises, anglaises ou américaines. Ce livre est la version française de deux volumes parus à Moscou, en 1982, édités par les historiens de l'art Ilia Samoïlovitch Zilberstein et Vladimir Alexeïevitch Samkov ; cet ensemble est largement enrichi de lettres et documents inédits. Cette édition a été préparée sous la direction de Jean-Michel Nectoux, musicologue, auteur de divers ouvrages et catalogues d'exposition consacrés, notamment, à G Fauré, C Debussy, S Mallarmé, V Nijinski et les Ballets russes.
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Nombre de pages
540
Date de parution
07/02/2013
Poids
1 400g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782914124461
Titre
L'art, la musique et la danse. Lettres, écrits, entretiens
Auteur
Diaghilev Serge ; Nectoux Jean-Michel ; Burgun Fra
Editeur
CND PANTIN
Largeur
170
Poids
1400
Date de parution
20130207
Nombre de pages
540,00 €
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Diaghilev Serge ; Tansman-Zanuttini Mireille ; Sar
J'appris que, lors de la mise en état de ici tombe de Pouchkine, il s'était produit un glissement partiel du sol sablonneux de la colline, qui avait découvert coin du cercueil. Je me précipitai vers la tombe et, en effet, là où la colline sable avait cédé, j'aperçus un coin du cercueil sacré. Je l'entourai de mes bras et le baisai pieusement; j'en arrachai même un débris de quelque chose c me parut avoir été jadis un galon de passementerie". Les Mémoires de Diaghilev sont pleines d'anecdotes, souvent légères et drôles sur les ballets russes, la cour de Russie et les personnalités du Tout-Paris. lecteur y croisera des grands-ducs, le tsar Alexandre III, les membres de famille Pouchkine, Aristide Briand et des barytons ivres. L'intérêt de ces Mémoires ne se résume cependant pas aux savoureuses descriptions que Diaghilev fait de "la société des snobs". Les musicologues y trouveront d'importantes infor mations sur des compositeurs comme Massenet, Stravinsky, Tchaïkovsky Rimski-Korsakov, etc., ou des chanteurs, tels Tamagno ou Chaliapine. Enfin ces Mémoires, qui jusque là étaient restées inédites, permettront aux esthètes de tout bord de mieux apprécier l'extraordinaire personnalité de celui qui, i a tout juste cent ans, stupéfia la Fronce avec ses concerts de musique russe
Le centenaire des Ballets russes a de nouveau attiré l'attention sur l'extraordinaire personnalité de Serge Diaghilev. De nombreux livres de témoins ont évoqué l'oeuvre de cet animateur de génie ; on songe ici aux mémoires, en langue anglaise le plus souvent, de ses principaux chorégraphes et danseurs, comme aux importantes biographies récemment publiées. Tous ont évoqué les facettes de cette aventure unique où entrèrent à parts égales mythes, légendes, musique, chorégraphie et peinture décorative. Le propos du présent livre est tout autre : il donne à lire des documents originaux qui retracent le parcours singulier de Serge Diaghilev dès son apparition dans les milieux artistiques de Saint-Pétersbourg, capitale culturelle d'une Russie encore tsariste, puis son action sur la scène culturelle internationale. Ses chroniques ici rassemblées sur la peinture, le théâtre et l'opéra sont restées généralement inconnues à l'Ouest, de même que sa correspondance qui fait ici l'objet d'un vaste choix de lettres adressées à ou reçues de personnages aussi divers que Tchekhov, Rilke, Picasso, Braque, Falla, Satie, Debussy, Stravinsky, Poulenc, Cocteau, Lifar, Misia Sert... Quant à son activité de directeur des Ballets russes, elle est évoquée par lui-même dans ses brefs mémoires, de nombreux entretiens ici rassemblés, parus dans la presse française, russe, anglaise ou américaine. Ces textes sont enrichis d'une soixantaine d'illustrations en noir et en couleurs choisies dans les grandes collections publiques russes, françaises, anglaises ou américaines.
J'ai dansé Sacre #2 une cinquantaine de fois en public, c'est-à-dire plusieurs centaines de fois si l'on comptabilise les répétitions lors du processus de création et les répétitions liées aux représentations. Je m'interroge. Je me demande si le nombre d'itérations d'une danse est proportionnel à son degré d'influence dans une vie. Je me demande à quel point les couches innombrables de cette danse ont laissé des traces en moi, creusé des saillies, ouvert des canaux." En 2014, la chorégraphe Dominique Brun crée Sacre #2, d'après Le Sacre du printemps, oeuvre majeure du xx' siècle chorégraphiée en 1913 par Nijinski sur la musique de Stravinsky. Danseuse, chorégraphe et écrivaine, Enora Rivière a vécu cette expérience avec vingt-neuf autres interprètes. Dans ce livre écrit à partir d'entretiens menés auprès de celles et ceux avec qui elle a partagé la scène, elle raconte cette danse depuis l'intérieur, le vécu et les imaginaires des danseurs et danseuses. Son texte, entre récit autobiographique et partage d'une expérience collective, est une plongée saisissante dans le Sacre et ses multiples "moteurs".
Dans ce livre, Valeska Gert conduit son lecteur de Berlin, où elle naquit en 1892, à Kampen sur l'île de Sylt, où elle mourut en 1978, en passant par l'effervescence créatrice des années 1920 (où s'invente la nouvelle danse expressive, la danse dite moderne), l'exil aux États-Unis pour fuir le cauchemar brun et le retour en Allemagne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Retour décevant, où l'artiste prend la mesure de l'oubli dont elle est la victime et forge le concept de « rémigrant » pour rendre compte de sa solitude grandissante. Son autobiographie - précise, lucide, alerte - dont la vivacité, paradoxalement, découle d'une sorte d'humour noir, est sous-tendue par une révolte contre l'oubli. Après une période de notoriété aux alentours de 1930 (la danseuse travaille avec Bertolt Brecht, rencontre Sergueï Eisenstein à Moscou, est célébrée par Vsevolod Meyerhold comme danseuse « bio-énergétique »), Valeska Gert se voit éclipsée par Mary Wigman qui passe pour l'unique inspiratrice allemande de la danse moderne. Pourtant, si Valeska Gert travaille sur des procédés de réduction expressive tendant vers l'abstraction, proches de ceux de Mary Wigman, elle n'en ouvre pas moins une autre voie. À l'opposé du pathos ritualisé, elle choisit la danse grotesque ou satirique qui lui ouvre l'accès au monde du cabaret et du théâtre. Durant l'exil américain, le cabaret l'emporte et, de local en local, Valeska Gert nous emmène dans une sorte d'odyssée où les problèmes d'argent, de personnel, d'intendance semblent occulter tout le reste. Dans les caves et les grottes où elle s'enfonce, Valeska Gert dévoile les racines de la société américaine. Son autobiographie offre de nombreux angles de lecture: esthétique, érotique, social et politique. C'est toute une part frémissante de la culture américano-européenne que nous restitue ce récit sans fard. À la danse grotesque et satirique se mêle une intensification de la vie face à l'angoisse de mort qui confère à cette bacchante des temps modernes une énergie subversive sans cesse renaissante.
Figure mythique de la modernité en danse, François Delsarte n'était pourtant pas danseur et n'a laissé que peu d'écrits. Ce Français, dont la carrière de chanteur fut temporairement interrompue quand sa voix se brisa, passa le reste de sa vie à étudier les liens existant entre le geste et l'émotion, entre une sensation et son expression physique. Tout un pan de la danse moderne est fondé sur ses découvertes. Très célèbre en son temps, sa méthode fit fureur. On croisait dans ses cours des hommes politiques ou des orateurs en vue. Mais c'est un comédien américain, Steele Mackaye, son disciple le plus assidu, qui le fit connaître aux Etats-Unis où le nom de Delsarte est resté beaucoup plus célèbre qu'en Europe. Son unique biographie est l'?uvre d'un Américain, Ted Shawn. Publié en 1954, Every Little Movement: a Book about François Delsarte est un hommage rendu par ce chorégraphe à celui qu'il considérait comme son maître et comme le père de la danse moderne américaine. Ted Shawn, fondateur avec sa femme Ruth Saint Denis de la célèbre Denishawn School, entendait avec cet ouvrage rendre justice à la "vraie science de Delsarte", dont des décennies d'usage abusif et de mode avaient selon lui édulcoré, voire anéanti, le sens profond. Pendant plus de trente ans, il rassembla toutes les sources d'informations accessibles sur Delsarte. C'est au terme de cette recherche obstinée que le danseur entreprit la rédaction de ce livre. A la fois manuel pratique et ouvrage théorique destiné aux étudiants en danse, Every Little Movement connut un tel succès qu'il fut réédité en 1963. En voici enfin la traduction française, annotée et augmentée d'une préface. Grâce à l'apparat critique d'Annie Suquet, le lecteur débrouillera l'écheveau du "delsartisrne" américain et cernera mieux son influence sur les différentes techniques corporelles et somatiques.
Considéré à juste titre comme le fondateur de la modernité en danse, Rudolf Laban explique dans cet ouvrage sa technique d'enseignement de la danse à partir de l'étude des différents éléments dont est constitué le mouvement. Ecrit directement en anglais, ce livre pose les principes d'une danse où le mouvement devient la libre expression d'une émotion (ce qui introduit une nouveauté radicale par rapport au ballet académique où chaque mouvement est codé) et montre comment faire accéder progressivement l'enfant à cette liberté. La liberté qu'Isadora Duncan, sublime météorite, a laissé entrevoir un instant, Laban va la théoriser permettant ainsi son inscription et sa transmission. Il est le père fondateur de la danse moderne. Sans lui, on ne peut concevoir ni le courant de l'expressionnisme allemand ni celui de l'abstrait américain. Voici donc un ouvrage de référence pour toute approche d'une éducation par la danse auprès des enfants et des adultes, un livre actuel quand on sait l'importance accordée à l'enseignement artistique et particulièrement à la danse dans les nouveaux programmes scolaires.