L ART, LA MUSIQUE ET LA DANSE LETTRES, ECRITS, ENTRETIENS
DIAGHILEV
VRIN
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EAN :9782711624317
Le centenaire des Ballets russes a de nouveau attiré l'attention sur l'extraordinaire personnalité de Serge Diaghilev. De nombreux livres de témoins ont évoqué l'oeuvre de cet animateur de génie ; on songe ici aux mémoires, en langue anglaise le plus souvent, de ses principaux chorégraphes et danseurs, comme aux importantes biographies récemment publiées. Tous ont évoqué les facettes de cette aventure unique où entrèrent à parts égales mythes, légendes, musique, chorégraphie et peinture décorative. Le propos du présent livre est tout autre : il donne à lire des documents originaux qui retracent le parcours singulier de Serge Diaghilev dès son apparition dans les milieux artistiques de Saint-Pétersbourg, capitale culturelle d'une Russie encore tsariste, puis son action sur la scène culturelle internationale. Ses chroniques ici rassemblées sur la peinture, le théâtre et l'opéra sont restées généralement inconnues à l'Ouest, de même que sa correspondance qui fait ici l'objet d'un vaste choix de lettres adressées à ou reçues de personnages aussi divers que Tchekhov, Rilke, Picasso, Braque, Falla, Satie, Debussy, Stravinsky, Poulenc, Cocteau, Lifar, Misia Sert... Quant à son activité de directeur des Ballets russes, elle est évoquée par lui-même dans ses brefs mémoires, de nombreux entretiens ici rassemblés, parus dans la presse française, russe, anglaise ou américaine. Ces textes sont enrichis d'une soixantaine d'illustrations en noir et en couleurs choisies dans les grandes collections publiques russes, françaises, anglaises ou américaines.
Date de parution
20/03/2013
Poids
1 450g
Largeur
240mm
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EAN
9782711624317
Titre
L ART, LA MUSIQUE ET LA DANSE LETTRES, ECRITS, ENTRETIENS
ISBN
2711624315
Auteur
DIAGHILEV
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
1450
Date de parution
20130320
Nombre de pages
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Diaghilev Serge ; Tansman-Zanuttini Mireille ; Sar
J'appris que, lors de la mise en état de ici tombe de Pouchkine, il s'était produit un glissement partiel du sol sablonneux de la colline, qui avait découvert coin du cercueil. Je me précipitai vers la tombe et, en effet, là où la colline sable avait cédé, j'aperçus un coin du cercueil sacré. Je l'entourai de mes bras et le baisai pieusement; j'en arrachai même un débris de quelque chose c me parut avoir été jadis un galon de passementerie". Les Mémoires de Diaghilev sont pleines d'anecdotes, souvent légères et drôles sur les ballets russes, la cour de Russie et les personnalités du Tout-Paris. lecteur y croisera des grands-ducs, le tsar Alexandre III, les membres de famille Pouchkine, Aristide Briand et des barytons ivres. L'intérêt de ces Mémoires ne se résume cependant pas aux savoureuses descriptions que Diaghilev fait de "la société des snobs". Les musicologues y trouveront d'importantes infor mations sur des compositeurs comme Massenet, Stravinsky, Tchaïkovsky Rimski-Korsakov, etc., ou des chanteurs, tels Tamagno ou Chaliapine. Enfin ces Mémoires, qui jusque là étaient restées inédites, permettront aux esthètes de tout bord de mieux apprécier l'extraordinaire personnalité de celui qui, i a tout juste cent ans, stupéfia la Fronce avec ses concerts de musique russe
Diaghilev Serge ; Nectoux Jean-Michel ; Burgun Fra
Le centenaire des ballets russes a de nouveau attiré l'attention sur l'extraordinaire personnalité de Serge Diaghilev. De nombreux livres de témoins ont évoqué l'oeuvre de cet animateur de génie ; on songe ici aux mémoires, en langue anglaise le plus souvent, de ses principaux chorégraphes et danseurs, comme aux importantes biographies récemment publiées. Tous ont évoqué les facettes de cette aventure unique où entrèrent à parts égales mythes, légendes, musique, chorégraphie et peinture décorative. Le propos du présent livre est tout autre : il donne à lire des documents originaux qui retracent le parcours singulier de Serge Diaghilev dès son apparition dans les milieux artistiques de Saint-Pétersbourg, capitale culturelle d'une Russie encore tsariste, puis son action sur la scène culturelle internationale. Ses chroniques ici rassemblées sur la peinture, le théâtre et l'opéra sont restées généralement inconnues à l'Ouest, de même que sa correspondance qui fait ici l'objet d'un vaste choix de lettres adressées à ou reçues de personnages aussi divers que Tchekhov, Rilke, Picasso, Braque, Falla, Satie, Debussy, Stravinsky, Poulenc, Cocteau, Lifar, Misia Sert... Quant à son activité de directeur des Ballets russes, elle est évoquée par lui-même dans ses brefs mémoires, de nombreux entretiens ici rassemblés, parus dans la presse française, russe, anglaise ou américaine. Ces textes sont enrichis d'une soixantaine d'illustrations en noir et en couleurs choisies dans les grandes collections publiques russes, françaises, anglaises ou américaines. Ce livre est la version française de deux volumes parus à Moscou, en 1982, édités par les historiens de l'art Ilia Samoïlovitch Zilberstein et Vladimir Alexeïevitch Samkov ; cet ensemble est largement enrichi de lettres et documents inédits. Cette édition a été préparée sous la direction de Jean-Michel Nectoux, musicologue, auteur de divers ouvrages et catalogues d'exposition consacrés, notamment, à G Fauré, C Debussy, S Mallarmé, V Nijinski et les Ballets russes.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.