Un peuple spolié, humilié a trouvé une terre et retrouvé sa Jérusalem biblique ; un autre peuple spolié, humilié est en train de perdre la ville de ses ancêtres. Revendiquée par ces deux peuples, historiquement vieux comme le monde mais politiquement jeunes, peuples frères, fils du même ancêtre mythique, devenus frères ennemis, Jérusalem est le lieu d'un affrontement politique, religieux, culturel. Ville promise, disputée, convoitée, conquise, perdue, reconquise, Jérusalem n'a jamais été, n'est pas et ne sera sans doute jamais un lieu comme les autres, une ville sainte comme les autres, une capitale comme les autres. Le mythe lui colle 9 la peau, le sacré coule dans ses veines, le souffle de la foi emplit ses poumons millénaires, ses pierres sécrètent extase et folie, mort et épiphanie, violence et espérance mêlées. Prés de 40 hommes et femmes, issus ou proches de cette mosaïque de peuples, de religions, de cultures, de langues évoquent, au fil des pages, la ville meurtrie mais glorieuse, cité de paix qui n'en finit pas de faire couler le sang, la Jérusalem ville ouverte de la prophétie de Zacharie.
Nombre de pages
258
Date de parution
01/11/1997
Poids
428g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738459329
Titre
Jérusalem, ville ouverte
ISBN
2738459323
Auteur
Dhoquois-Cohen Régine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
428
Date de parution
19971101
Nombre de pages
258,00 €
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La politesse revient de loin. Longtemps confondue avec l'hypocrisie cultivée, civilisée, elle apparaît aujourd'hui aussi indispensable que notre démocratie. Et comme elle, elle fait des n?uds. Dès que l'on s'en approche, on est confronté à cette éternelle ambivalence entre sociabilité et spontanéité, mensonge et authenticité, " bonne " et " mauvaise " éducation qui opère des classements sociaux définitifs entre ceux qui savent et... les autres. Par-delà ces contractions et la diversité des codes, partout et toujours il sera nécessaire qu'existent des modes de régulation des rapports humains en société. La nature elle-même n'en finit pas de mettre les formes. Mais la politesse n'est pas compromission. Gardons-nous de nier la violence objective de certaines situations de dépendance ou d'exclusion qui rendent absurde toute idée de politesse...
Cet ouvrage marie l'histoire d'un homme de confession juive, un « héros » banal, comme il y en a eu tant, qui est arrivé dans ce monde à un mauvais moment de l'Histoire. De son Algérie natale aux tranchées de la Première Guerre mondiale, puis à l'antisémitisme d'État des années 40, il lui faudra sa foi, son courage, sa volonté de vivre, et aussi une part de hasard pour sortir vivant de ces deux hécatombe du XXème siècle. Mais il y perdie une partie de sa joie de vivre, expliquant le titre de ce livre.
Nés à Paris, «enfants de la Deuxième Guerre mondiale», précocement socialistes, Guy et Régine se sont rencontrés en 1959, et se sont épousés en 1961. Ils vivent ensemble depuis cinquante-quatre ans, non sans orages, mais toujours avec un grand respect mutuel et une étonnante liberté sexuelle sans adultère. Qu’y avait-il de commun au départ entre la fille concrète, active, féministe, et l’intellectuel, passif, masculin ? Guy et Régine donnent à comprendre et à deviner dans cet ouvrage vivant.
Ce livre raconte quelques-unes de nos expériences de vie, en tant que "vieilles" , et quelques attitudes devant la mort (GeorgesSand, Paul Lafargue). Comme tant d'autres, nous nous sommes soudain découvertes hors société, infantilisées. On parle de nous à notre place, on décide ce qui est censé être le mieux pour nous. On nous explique comment "rester jeune" , ou comment "bien vieillir" . Les divers récits qui forment ce livre, parfois contradictoires, impressions de libertés nouvelles, vulnérabilités, petits ou grands arrangements. . . et dont l'humour n'est pas exclu, nous permettent de réintégrer les réalités de notre condition, comme une sorte de droit à l'existence, comme un besoin d'apprivoiser ces dernières étapes de vie. La mort, ultime étape, il est encore plus malséant d'en parler. La mort n'est ni triste ni gaie : elle EST. Nous nous sommes connues dans l'effervescence des révoltes féministes des années 70, nous clamions dans les rues : notre corp snous appartient. Nous n'avons pas changé d'avis : nous voulons pouvoir choisir le moment et les conditions de notre mort.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.