Un flot de sang. Suivi du Manifeste des Dalit Panthers
Dhasal Namdeo
ASYMETRIE
15,00 €
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EAN :9791096441198
Ayant commencé très jeune à travailler comme conducteur de rickshaw, Namdeo Dhasal côtoie longuement les bas-fonds, la pègre et les marginaux de Bombay avant de fonder en 1972 les Dalit Panthers, l'organisation de défense des intouchables s'inspirant des Blacks Panthers américaines, qui va bouleverser le champ politique indien. Ce choix de poèmes s'étalant sur plusieurs décennies et traduit depuis le Marathi témoigne de la radicalité de la démarche esthétique et politique d'un Dhasal bien décidé à envoyer bouler les piliers de l'ordre social, moral et esthétique. Ces poèmes et le manifeste des Dalit Panthers seront accompagnés de documents sur l'histoire du mouvement et de présentations par des chercheurs spécialistes des luttes anticastes.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
200
Date de parution
25/08/2023
Poids
255g
Largeur
150mm
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EAN
9791096441198
Titre
Un flot de sang. Suivi du Manifeste des Dalit Panthers
Auteur
Dhasal Namdeo
Editeur
ASYMETRIE
Largeur
150
Poids
255
Date de parution
20230825
Nombre de pages
200,00 €
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En 1950, dans l'isolement de son exil américain, Karl Korsch envisage pour un temps de revenir théoriquement sur le sens du projet communiste. Il en ressort une cinquantaine de pages dactylographiées sous le titre de Buch der Abschaffungen. Aussitôt rédigées, Korsch les pose dans un tiroir. Dans la période 68, quelques contestataires allemands - dont Hans-Jürgen Krahl et Rudi Dutschke - les découvrent et l'étudient de près. Mais le tiroir est vite refermé. Autant dire que le Livre des abolitions est un trésor resté caché pendant trop longtemps qui voit enfin le jour. Les notes de travail qui le composent interrogent, de façon forcément inachevée, la question du "but final" , c'est-à-dire du dépassement radical de la société capitaliste telle que Marx et ses disciples l'ont posée, non sans égarements et apories.
Résumé : Comment relier les diverses crises qui rythment ce début de XXIe siècle ? Cest de cette interrogation que part J. W. Moore dans "Le capitalisme dans la toile de la vie, Ecologie et accumulation du capital" où il propose une nouvelle synthèse critique sappuyant sur diverses traditions théoriques (écologie, marxisme, féminisme) et sur une dialectique rénovée permettant daller au-delà des polarisations classiques entre lhomme et la nature. Les crises actuelles sont le signe que le capitalisme en tant que forme dorganisation de la nature, en tant qu "écologie-monde" , nest plus en mesure, comme avant, de créer ou dobtenir une nature "à bon marché" , quil sagisse du travail, de la nourriture, de lénergie ou des matières premières. En dressant un long panorama historique et intellectuel des dynamiques qui convergent vers le faisceau de crises actuel, l'auteur ouvre de nombreuses pistes pour penser lémancipation d'une humanité saisie comme humanité dans la nature.
Résumé : Le Désir libertaire, dont nous allons découvrir un choix de textes et d'illustrations, n'est autre que "la revue du surréalisme interdit chez les Arabes". Et, dans le Manifeste de 1975, on peut lire: "Nous crachons sur la patrie arabe jusqu'à la noyer dans la fumée de la mort non seulement parce que nous combattons l'idée de patrie, mais aussi parce que l'affirmation d'une patrie est une insulte à l'universalité de l'homme." Ou encore: "Nous ferons exploser les mosquées et les rues par le scandale du retour du sexe au corps qui s'enflamme dans chaque rencontre jusque-là secrète." La "fin de l'ère islamique" annoncée sur une couverture du Désir libertaire fait écho à la "fin de l'ère chrétienne" annoncée en couverture du troisième numéro de La Révolution surréaliste, le 15 avril 1925. L'anticléricalisme surréaliste, son antipatriotisme se déplacent vers l'Orient arabe, à par-tir d'un groupe de jeunes gens qui, pour la première fois, revendiquent un "surréalisme arabe", sans pouvoir être considérés comme des marginaux, parce qu'ils sont chrétiens ou minoritaires dans leur nation.
Le droit, qui enserre toujours plus chaque moment de nos vies et qu'on érige en "ultima ratio" et dernier recours de toutes les luttes sociales, est - étrangement - rarement critiqué en tant que tel. Dans ce classique du marxisme publié en 1924 et considéré jusqu'aujourd'hui comme la contribution la plus décisive sur le sujet générée par ce courant de pensée, le théoricien russe - et future victime des purges staliniennes - Evgeny Pasukanis réfute bien évidemment toutes les théories classiques concernant l'intemporalité et la neutralité du droit, qu'il traite comme un phénomène historique propre au capitalisme, pouvant donc être dépassé en même temps que ce dernier. Mais, contrairement à certains marxistes, il ne le cantonne pas pour autant aux domaines de l'idéologie et de la "superstructure". Et, plutôt que de s'arrêter à son contenu, c'est la forme juridique elle-même qu'il analyse et fait découler directement du rapport d'échange marchand : "La sphère de domination, qui revêt la forme du droit subjectif, est un phénomène social qui est mis au compte de l'individu de la même manière que la valeur, autre phénomène social, est attribuée à la chose en tant que produit du travail. Le fétichisme de la marchandise est complété par le fétichisme juridique. Les rapports des hommes dans le processus de production revêtent ainsi à un certain stade de développement une forme doublement énigmatique. Ils apparaissent d'une part comme des rapports entre des choses (marchandises) et d'autre part comme des rapports de volonté entre des unités indépendantes les unes des autres, égales entre elles : comme des rapports entre sujets juridiques. A côté de la propriété mystique de la valeur surgit un phénomène non moins énigmatique : le droit."