Les juges contre l'Amérique. La capture de la Cour suprême par la droite radicale
Deysine Anne
PARIS OUEST
14,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782840165552
Cet ouvrage n'est ni la suite de la série House of Cards ni une théorie du complot. C'est une étude documentée de la mobilisation de la droite des affaires depuis les années 1970, de son alliance avec la droite religieuse, pour capturer les rouages du pouvoir politique aux Etats-Unis. Congrès, présidence et Cour suprême. C'est elle qui interprète la Constitution et peut faire évoluer le droit pour servir les intérêts de la droite des milliardaires. Ce livre n'est pas la suite de la série House of Cards mais le décryptage de l'alliance stratégique aux Etats-Unis conclue entre la droite des affaires et la droite religieuse en vue de contrôler les trois branches du pouvoir, notamment le judiciaire dont le rôle est central dans un pays de common law. Ce complot contre l'Amérique a réussi. Grâce à la Federalist Society, la droite a pu faire nommer par Donald J. Trump plus de 250 juges dans les juridictions fédérales et trois juges à la Cour suprême, assurant une majorité conservatrice à la plus haute cour du pays qui s'est mise à accélérer le démantèlement des contrepouvoirs et des droits politiques, économiques et sociaux conquis depuis les années 1930. Si Donald Trump est élu en novembre 2024 pour un nouveau mandat, ces juges soutiendront une présidence impériale, un capitalisme sans foi ni loi, et une théocratie décomplexée. A l'inverse, si Kamala Harris l'emporte, elle sera paralysée par une administration rendue impuissante par les décisions de la Cour et les blocages au Congrès.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
200
Date de parution
16/10/2024
Poids
184g
Largeur
119mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782840165552
Titre
Les juges contre l'Amérique. La capture de la Cour suprême par la droite radicale
Auteur
Deysine Anne
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
119
Poids
184
Date de parution
20241016
Nombre de pages
200,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : A partir de multiples entrevues avec des juges de cours étatiques ou fédérales, des juges à la cour suprême et des enseignants, Anne Deysine nous plonge au coeur de la cour suprême. Qui sont ces "juges politiques", comment les décisions sont elles prises, quel est son fonctionnement ? Le lecteur découvre les réponses au travers d'affaires de nature très diverse, ainsi que les relations de la Cour suprême avec les autres pouvoirs, Législatif et Exécutif, avec les groupes d intérêts omniprésents depuis le processus nomination jusqu'à la rédaction d'amicus curiae, et enfin avec les juridictions inférieures, tant étatiques (une minorité) que fédérales. Puisant dans divers domaines des sciences sociales : droit, science politique, et histoire, l'auteure se rapproche du courant "judicial politics" aux Etats-Unis. L'idée est de reconnaître la part inévitable du politique dans l'acte de juger. Cela ne réduit en rien le vrai travail de l'argumentation juridique mais cela lui confère une autre dimension impossible à esquiver.
Résumé : La présidence Trump n'est pas une aberration mais la convergence de forces profondes ; elle résulte d'une montée du populisme et d'attentes jamais prises en compte par les élites. Le rejet par le président de la vérité factuelle, ses attaques contre le Congrès, le pouvoir judiciaire et la presse ont un impact sur les institutions et la primauté du droit. Les politiques actuelles grignotent, voire détruisent des pans entiers de l'Etat-providence, les droits et libertés conquis dans les années 1960. Ce démantèlement a des conséquences sur les droits humains, le soft power et le rayonnement à l'international des Etats-Unis.
Résumé : Cet ouvrage propose une approche politique et juridique du fonctionnement théorique de la justice aux Etats-Unis : les tribunaux, les juges, les avocats et les justiciables, en s'appuyant sur des exemples tirés e l'actualité.
Cet ouvrage vise à rendre compte de la richesse et de la complexité des rapports que Susan Sontag, tout à la fois intellectuelle engagée, écrivaine et réalisatrice, entretenait avec le cinéma. Il existe en effet une dissymétrie frappante entre l'intérêt que Sontag a porté presque toute sa vie à ce médium et la manière dont s'est construite sa postérité intellectuelle. On connaît l'importance qu'occupe la photographie dans ses écrits, on peut savoir aussi que Sontag s'est particulièrement intéressée à la danse, au théâtre et à la littérature – qu'elle-même fut romancière. Mais la question cinématographique demeure marginale dans les études portant sur son oeuvre, alors même que le cinéma fut pour elle une passion de premier plan et qu'il joua un rôle essentiel dans sa formation intellectuelle. Plus encore, on oublie souvent qu'elle-même fut cinéaste, réalisant quatre longs-métrages au cours de sa vie. Rassemblant les contributions de spécialistes en études cinématographiques, d'artistes ou de critiques, cet ouvrage s'attache ainsi à analyser la manière dont les films de Sontag constituent un mode d'exploration et de prolongement de sa pensée, tout en reconsidérant réciproquement ses réflexions esthétiques et politiques depuis la question du cinéma, qui occupe une place diffuse mais constante dans ses écrits.
Le14 septembre 2011, dans l'émission de Laure Adler Hors champ sur France Culture, Jean-Luc Godard tenait les propos suivants : "Question : Expliquez-nous la différence entre du cinéma vrai et des films, faire des films. Réponse : Les films on peut les voir, le cinéma on ne peut pas le voir. On peut juste voir ce qu'on ne peut pas voir... de l'inconnu ou des choses comme cela... Question : C'est cela que vous tentez de faire ? approcher de l'invisible... Réponse : Ce qu'on fait naturellement, ce que font beaucoup d'écrivains à leur manière. Quand j'étais adolescent, l'un des premiers livres qui m'avaient touché, c'est un livre de Maurice Blanchot je ne connaissais rien à la philosophie et à toute cette école c'était un livre qui s'appelait Thomas l'Obscur voilà c'est Thomas l'Obscur". Le 28 janvier 1942, à la sortie de Thomas l'Obscur, Thierry Maulnier faisait le commentaire suivant dans sa chronique littéraire : "Le premier roman de M Maurice Blanchot constitue à n'en pas douter une des expériences les plus subtiles et les plus audacieuses qui aient été faites depuis longtemps pour faire dire aux mots plus ou autre chose que ce qu'ils ont coutume de dire dans leur emploi habituel". Deux témoignages différents mais la même intuition sur un auteur à part qui a marqué toute une génération d'écrivains. L'intention de cet ouvrage collectif sur les romans et récits de Maurice Blanchot est justement de creuser cet informulé dans le connu du mot, autrement dit la manière dont l'écriture de Blanchot pose la question de l'invention du langage à travers l'acte de nomination : comprendre le combat que livre Thomas avec, pour ou contre le mot.
Résumé : Quelle contemporanéité singulière chercher chez Rohmer, dont l'oeuvre théorique, télévisuelle et filmique dialogue ouvertement ou secrètement avec Chrétien de Troyes, Blaise Pascal et Honoré d'Urfé autant qu'avec Proust, Hitchcock, Antonioni, Godard et Ricardo Bofill ? A sa disparition en 2010, on a tout naturellement, en France et à l'étranger, salué en l'auteur de La Collectionneuse, de Ma nuit chez Maud, du Genou de Claire et de Pauline à la plage, le Marivaux ou le "moraliste du septième art", le "Master of tact", "le cinéaste littéraire par excellence". Réunissant, autour d'une commune attraction, des spécialistes de la littérature française et du cinéma, ce Rohmer en perspectives propose d'aborder le cinéaste à travers le prisme d'une contemporanéité complexe et contradictoire où l'héritage humaniste et la quête de beauté, de vérité et d'ordre s'ouvrent, non sans ambiguïté, aux intrusions, empêchements, déséquilibres et désordres du vivant. Entre le celluloïd, le polaroïd et le marbre, se dessine ici le portrait de Rohmer en contemporain inactuel qui, du Signe du lion aux Amours d'Astrée et de Céladon, n'a cessé d'exposer le classicisme français aux rayons de la modernité et de l'historicité cinématographiques.