Le peuple maya du Guatemala a vécu une nouvelle tragédie dans les dernières décennies du XXe siècle: en pleine Guerre froide, l'armée guatémaltèque a appliqué la stratégie de la terre brûlée, éliminant ainsi des communautés entières d'Indiens. Plus de 200 000 personnes ont été massacrées, 45 000 portées disparues et 430 communautés mayas ont été rayées de la carte. Ce fut sans conteste le conflit le plus tragique d'Amérique latine, mais aussi le plus ignoré. Les accords de paix signés entre la guérilla et le gouvernement guatémaltèque le 29 décembre 1996 et les deux commissions de vérité ont permis le démarrage d'un long processus: retrouver les victimes, localiser les fosses communes et les charniers, exhumer les cadavres, tenter une identification et rendre enfin les corps et les "disparus" à leur famille. Durant plus de deux ans, le photographe Miquel Dewever-Plana a suivi ces experts et rencontré les survivants. Il a pu ainsi réaliser une série de portraits saisissants et d'émouvantes scènes d'exhumation. Les photographies sont accompagnées de témoignages sur ces années terribles et de "lettres" adressées par les vivants aux morts enfin retrouvés. Ce livre rend compte du sort réservé aux Indiens sur tous les territoires prospères du continent latino-américain, victimes de la convoitise des grands propriétaires terriens guidant les bras des militaires, ou de celle de puissances étrangères. Ces photographies et ces témoignages sont aussi un signe d'espoir pour les Mayas qui par leurs témoignages ont aidé les anthropologues légistes à mettre à jour la vérité, celle cachée sous la terre depuis un quart de siècle.
Nombre de pages
168
Date de parution
02/10/2006
Poids
1 148g
Largeur
235mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782863641705
Titre
La vérité sous la terre. Le génocide silencieux
Auteur
Dewever-Plana Miquel
Editeur
PARENTHESES
Largeur
235
Poids
1148
Date de parution
20061002
Nombre de pages
168,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'autre guerre, c'est celle, non déclarée, qui au Guatemala fait aujourd'hui autant de victimes que durant le conflit armé des années 1980. Ce pays de 14 millions d'habitants est devenu l'un des plus dangereux au monde, avec 18 assassinats en moyenne par jour dont 98 % classés sans suite.Les jeunes des quartiers défavorisés rejoignent les maras, des gangs ultra-violents qui terrorisent la population. Corruption généralisée, narcotrafic, traite de personnes, trafic d'armes, alcoolisme, inceste? autant de fléaux favorisés par la pauvreté, le chômage et des familles détruites par la guerre et l'immigration.C'est cette réalité, qui un jour pourrait devenir la nôtre, que documente le photographe Miquel Dewever-Plana depuis plus de dix ans. Avec une certitude : c'est le manque d'éducation, la fragilité des structures sociales et l'impunité qui font le lit de la violence. Son travail photographique, qui ne peut laisser indifférent, fait écho aux témoignages de tous les protagonistes de cette « autre guerre ».
Depuis 1999, Miquel Dewever-Plana phototgraphie son rêve d'enfant: les Indiens Lacandons, ces Hach Winik ou «véritables hommes» qui vivent dans la forêt du Chiapas, au sud du Mexique. Dans le village de Naha', il assiste peu à peu aux changements subis par ce microcosme sous la pression des paysans sans terre, des colons fermiers, des touristes et des évangélisateurs chrétiens.Pour accompagner ce travail photographique, Le Pasteur Dowe à Tacaté, nouvelle que l'écrivain américain Paul Bowles (1910-1999) rédigea en 1946, raconte l'arrivée d'un pasteur américain dans un village lacandon pour une délicate mission d'évangélisation.
Revue de presse « Ce projet n aurait pas vu le jour sans la ténacité de Miquel Dewever-Plana, sans sa connaissance du terrain et ses photographies saisissantes d un monde en bascule permanente. » --Le Monde« Deux passionnants ouvrages permettent de mieux comprendre les racines de la violence au Guatemala. Dans L Autre Guerre, le reportage photographique dialogue avec les témoignages de mareros, de policiers, de victimes ou de sociologues rencontrés par Dewever-Plana. Dans Alma, les magnifiques textes d Isabelle Fougère cèdent fictivement la parole aux différents protagonistes de l histoire donnant une dimension polyphonique et poétique à ce drame. » --La Croix« Miquel Dewever-Plana cherche un témoin, Alma, un sens à sa vie. Un an et demi s écoulera avant qu elle accepte de se confier dans un livre, écrit par la journaliste Isabelle Fougère et mis en images par Miquel Dewever-Plana. » --Télérama
Maîtriser les codes de l'écrit pour favoriser la compréhension et la diffusion de ses travaux de recherche en sciences de la vie et de la Terre. La connaissance se transmet encore essentiellement par l'écrit, encore faut-il que le texte soit compréhensible. Or, on constate que si de nombreuses aides à l'écriture sont aujourd'hui disponibles avec les traitements de texte ou les correcteurs orthographiques, l'art d'écrire requiert une rigueur et le respect de certains codes de communication pour la rédaction de rapports qui sont demandés au cours des études ou lors de publications dans des journaux internationaux. Ce manuel expose de façon pédagogique, avec exemples, encadrés et glossaire, tout ce qu'il faut savoir de la communication écrite. Il indique aussi les normes spécifiques et propose des renvois pour pouvoir approfondir un sujet. Ces règles concernent la langue, la typographie, les normes d'unités de mesures (ISO, AFNOR...) mais aussi celles propres aux sciences de la nature (Codes internationaux de nomenclatures).
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?