Le Roman de Renart est un monument de la littérature du XIIe siècle. Cet opus a été le sujet d'études aussi nombreuses que diverses. Pour la majorité d'entre eux, ces exposés développent des approches purement philologiques. D'autres travaux ont une dimension plus transversale mais se limitent uniquement à quelques branches du "cycle renardien". Ainsi, jamais aucune étude historique globale n'a été entreprise sur cette oeuvre majeure. L'essai ici présenté, à défaut d'être exhaustif, se propose de combler partiellement cette lacune. Au travers du prisme de la sociologie juridique, le Roman de Renart sert de toile de fond à une réflexion sur les personnes, les groupes et les liens tissés entre eux au XIIe siècle. Renart, seigneur en constante rébellion, va se trouver confronté à des archétypes d'individus, des structures et des institutions qui ont réellement existé à l'époque féodale. Dans une perspective satirique, la société animale apparaît comme une métaphore de la société humaine ; à ce titre, la transposition littéraire se doit d'être réaliste, et elle constitue donc un matériau directement utilisable par l'historien. Le Roman de Renart nous présente des animaux à l'image de l'homme ; mais, au fond, ce choix rhétorique ne montre-t-il pas que, en dépit du christianisme, il subsiste au Moyen Age un peu de cette religion primitive selon laquelle les hommes ne sont pas entièrement détachés de l'animalité ?
Nombre de pages
219
Date de parution
23/11/2010
Poids
280g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296131590
Titre
Le Roman de Renart. Le reflet critique de la société féodale
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.