A la Terre ou au Feu, éléments essentiels de nos vies, nous confions nos corps à l'heure de notre mort - inhumation ou incinération. Agathe, l'héroïne de Chantal Detcherry, relate comment son père et sa mère, morts coup sur coup, ont eu des funérailles opposées. La Terre les a liés durant toute leur existence : lui, bûcheron dans les Landes puis ouvrier agricole dans le vignoble bordelais, et sa femme qu'il a rencontrée dans la ferme autrichienne où il était prisonnier pendant la deuxième guerre mondiale. La vie de paysans pauvres qu'ils ont menée, la narratrice la reconnaît avec émotion dans les enluminures des Très Riches Heures du duc de Berry qui en révèlent la secrète poésie. Quant au Feu, il a séparé dramatiquement le père - qui entendait grâce à lui purifier le monde -, de sa seconde fille, Lucie. Mais l'Eau intervient à son tour comme l'élément de la vie. Elle réunit les deux s'urs dont les voix se répondent en duo tout au long du récit. L'auteur de Dans la main de l'Inde et de Saisons de sable nous convie à un nouveau voyage. Par l'écriture, elle s'aventure pas à pas dans le Pays du Deuil.
Nombre de pages
182
Date de parution
01/03/2005
Poids
260g
Plus d'informations
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EAN
9782857921608
Titre
Riches Heures
Auteur
Detcherry Chantal
Editeur
PASSIFLORE
Largeur
0
Poids
260
Date de parution
20050301
Nombre de pages
182,00 €
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La vie plus un chat, c'est aussi la vie plus la poésie qui émane de lui, la vie plus la rêverie qu'il éveille, la vie plus l'interrogation qu'il suscite. Qui donc est-il, cet être devenu si proche et qui demeure cependant si mystérieux ? Que nous apprend cet Autre ? Qu'a-t-il à nous donner, ou peut-être même à nous dire, à nous, les humains, si facilement persuadés de notre place centrale dans le tissu du vivant ? Par petites touches, le récit entraîne le lecteur dans un univers où le chat Petit-Gris, plein de charme et de légèreté, sera un véritable guide conduisant vers une méditation sur la beauté, la tendresse, l'altérité, et finalement, sur la vie et la mort.
Fréquenter assidument les arbres, les contempler, a conduit Chantal Detcherry à découvrir une suite de portraits au creux de leurs branches et sur leurs troncs. "Gens des arbres" propose des photographies sans aucune retouche, prises sur le vif, au cours de promenades dans divers bois, forêts et parcs. Visages étranges, créatures effrayantes, peuplades mystérieuses apparaissent, comme surgissant de contes de fées, de mythes et de légendes. Entre la réalité des images et l'imaginaire dont elles sont porteuses, l'auteur nous entraîne vers un pays enchanté, où la nature se fait portraitiste. "Gens des arbres" surprendra par l'extraordinaire diversité et par la poésie des visages entrevus. Chaque photographie fait entrer plus avant dans un univers onirique accessible à qui veut le voir, comme les figures dans les nuages.
On n'emmène pas avec soi des pierres, une atmosphère, mais on peut demander à un artiste de faire le portrait de lieux que l'on souhaite garder en mémoire. Dominique Menaut, passionné des églises et des chapelles landaises, a entraîné dans l'aventure son ami peintre Philippe Valliez. Tombée sous le charme des aquarelles, Chantal Detcherry les accompagne de sa plume poétique, créant un dialogue entre les deux formes d'expression. Tous trois nous proposent une promenade singulière qui nous mène vers des trésors parfois méconnus. Les oeuvres sont réunies ici pour la première fois, démarche de collectionneur et d'amateur. Démarche d'artistes.
Fascinants oiseaux ! Ils ressentent, expriment, réagissent, en êtres singuliers. Jet de lumière dans la transparence des barbules déployées, virtuoses des turbulences, ils sont à chaque instant notre inaccessible rêve d'Icare. Dans l'épure du noir et blanc et la poésie des mots, PLUMES rend hommage à cette élégante fragilité.
Le Village de la joie. Voilà ce que souhaite Jean pour ce village : de la joie. Que ce lieu à l'écart soit traversé, pénétré, irrigué, en dépit de la souffrance qu'il abrite, par la joie. Est-ce trop espérer ? (D'autres diraient : trop croire ? ) Jean ne doute pas. Pourquoi les lépreux ne pourraient-ils pas rire et partager des moments d'enthousiasme, de gaieté ? " Jean Cassaigne (1895-1973), né à Grenade-sur-l'Adour et enterré au Vietnam, consacre l'essentiel de son existence aux lépreux non loin de Djiring, dans la localité de Kala, construite pour eux. Il accompagne dans leur quotidien ces "oubliés", contractant lui-même la terrible maladie qu'il accepte comme une grâce. L'exemplarité de son parcours terrestre en fait une figure d'exception des plus lumineuses. Frédéric Sudupé voit en Jean Cassaigne - comme il existe des aventuriers de l'esprit - un aventurier du coeur. Un passeur de vérité.