Vous sentez dans l'air un puissant parfum végétal, concentré, aromatique. Vous croyez entendre un air de violon. Vous commencez à vous perdre dans les ruelles tortueuses. Vous vous attendrissez sur les formes rondes des maisons et des églises, sur la maraude des chats que vous rencontrez avant les habitants. Il y a là quelque chose d'indéfinissable, la transparence de l'air, l'intelligence d'un lieu. Vous êtes pris. Yeux et pieds et mains et corps tout entier dans le bleu." Au gré des saisons et des années, une voyageuse nous confie les images et les souvenirs liés à ses nombreux séjours dans les îles grecques. Scènes de village et moments contemplatifs se succèdent, émotion et malice se mélangent, et quelquefois même, dans l'éclatante lumière de l'Egée, l'étrangeté vient nous surprendre. Au travers de textes brefs, de nouvelles, de haïkus, se dessine une Grèce modeste, profonde, souvent mystérieuse, toujours vivante et attachante, entre un prestigieux passé et un incertain présent. Ecrivain-voyageur, poète et romancière, Chantal Detcherry nous entraîne avec elle dans ses pérégrinations, de livre en livre : après l'Inde, le Sahara et le Népal, c'est aujourd'hui vers les îles grecques qu'elle nous conduits, nous dévoilant leurs territoires secrets.
Nombre de pages
188
Date de parution
01/10/2015
Poids
680g
Plus d'informations
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EAN
9782857922223
Titre
Voyage dans le bleu. Rêver dans les îles grecques
Auteur
Detcherry Chantal
Editeur
PASSIFLORE
Largeur
0
Poids
680
Date de parution
20151001
Nombre de pages
188,00 €
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Dans ce recueil, Chantal Detcherry a disposé les mots comme autant de piquets de bois pour que soit tendue la toile du poème et que le monde s'y arrime, le temps de notre lecture. Elle nous invite à entrer dans la tente, dans l'intimité du désert. C'est à l'abri de celle-ci qu'elle nous fait prendre conscience de la splendeur et du poids écrasant de la matière, roches, sables, ciels. Habiter l'inhabitable, voilà peut-être le sort des hommes sur la Terre, voilà en tout cas ce que font les Touaregs, peuple voué à la gravitation, peuple de gravité auquel hommage est ici rendu. Le désert est certes grandiose, mais la vie quotidienne, la présence des êtres les plus modestes ne sont pas oubliés dans ce livre : on boit le thé sous la tente, on se repose dans l'oasis, on aperçoit gazelle ou lézard, on entend le chant d'un jeune ânier, on peut même s'y souvenir de sa propre enfance. Ces poèmes et ces photographies veulent faire oeuvre de mémoire dans un monde d'implacable érosion : traces et témoignages de ce qu'on a vu et de ce que d'autres ont vu avant soi.
A la Terre ou au Feu, éléments essentiels de nos vies, nous confions nos corps à l'heure de notre mort - inhumation ou incinération. Agathe, l'héroïne de Chantal Detcherry, relate comment son père et sa mère, morts coup sur coup, ont eu des funérailles opposées. La Terre les a liés durant toute leur existence : lui, bûcheron dans les Landes puis ouvrier agricole dans le vignoble bordelais, et sa femme qu'il a rencontrée dans la ferme autrichienne où il était prisonnier pendant la deuxième guerre mondiale. La vie de paysans pauvres qu'ils ont menée, la narratrice la reconnaît avec émotion dans les enluminures des Très Riches Heures du duc de Berry qui en révèlent la secrète poésie. Quant au Feu, il a séparé dramatiquement le père - qui entendait grâce à lui purifier le monde -, de sa seconde fille, Lucie. Mais l'Eau intervient à son tour comme l'élément de la vie. Elle réunit les deux s'urs dont les voix se répondent en duo tout au long du récit. L'auteur de Dans la main de l'Inde et de Saisons de sable nous convie à un nouveau voyage. Par l'écriture, elle s'aventure pas à pas dans le Pays du Deuil.
La vie plus un chat, c'est aussi la vie plus la poésie qui émane de lui, la vie plus la rêverie qu'il éveille, la vie plus l'interrogation qu'il suscite. Qui donc est-il, cet être devenu si proche et qui demeure cependant si mystérieux ? Que nous apprend cet Autre ? Qu'a-t-il à nous donner, ou peut-être même à nous dire, à nous, les humains, si facilement persuadés de notre place centrale dans le tissu du vivant ? Par petites touches, le récit entraîne le lecteur dans un univers où le chat Petit-Gris, plein de charme et de légèreté, sera un véritable guide conduisant vers une méditation sur la beauté, la tendresse, l'altérité, et finalement, sur la vie et la mort.
Fréquenter assidument les arbres, les contempler, a conduit Chantal Detcherry à découvrir une suite de portraits au creux de leurs branches et sur leurs troncs. "Gens des arbres" propose des photographies sans aucune retouche, prises sur le vif, au cours de promenades dans divers bois, forêts et parcs. Visages étranges, créatures effrayantes, peuplades mystérieuses apparaissent, comme surgissant de contes de fées, de mythes et de légendes. Entre la réalité des images et l'imaginaire dont elles sont porteuses, l'auteur nous entraîne vers un pays enchanté, où la nature se fait portraitiste. "Gens des arbres" surprendra par l'extraordinaire diversité et par la poésie des visages entrevus. Chaque photographie fait entrer plus avant dans un univers onirique accessible à qui veut le voir, comme les figures dans les nuages.
La lande n'existe plus. Des temps nouveaux ont à tout jamais dépossédé la vieille solitude de tout ce qui faisait sa grandeur sauvage et sa poétique étrangeté. Et cependant c'est avec sa physionomie première qu'elle apparaîtra le plus souvent dans ces notes légères." Alors que l'on célèbre le centenaire de la disparition de Félix Arnaudin, l'oeuvre de ce visionnaire amoureux de la lande continue de germer. En témoignent les quelques feuillets écrits de sa main, retrouvés et réunis dans ce court ouvrage, annotés et commentés par Jean Tucoo-Chala. Un texte inédit qui, à travers les yeux innocents de l'enfance, dépeint avec nostalgie la beauté naturelle de la lande ancienne.
On n'emmène pas avec soi des pierres, une atmosphère, mais on peut demander à un artiste de faire le portrait de lieux que l'on souhaite garder en mémoire. Dominique Menaut, passionné des églises et des chapelles landaises, a entraîné dans l'aventure son ami peintre Philippe Valliez. Tombée sous le charme des aquarelles, Chantal Detcherry les accompagne de sa plume poétique, créant un dialogue entre les deux formes d'expression. Tous trois nous proposent une promenade singulière qui nous mène vers des trésors parfois méconnus. Les oeuvres sont réunies ici pour la première fois, démarche de collectionneur et d'amateur. Démarche d'artistes.
Fascinants oiseaux ! Ils ressentent, expriment, réagissent, en êtres singuliers. Jet de lumière dans la transparence des barbules déployées, virtuoses des turbulences, ils sont à chaque instant notre inaccessible rêve d'Icare. Dans l'épure du noir et blanc et la poésie des mots, PLUMES rend hommage à cette élégante fragilité.
Le Village de la joie. Voilà ce que souhaite Jean pour ce village : de la joie. Que ce lieu à l'écart soit traversé, pénétré, irrigué, en dépit de la souffrance qu'il abrite, par la joie. Est-ce trop espérer ? (D'autres diraient : trop croire ? ) Jean ne doute pas. Pourquoi les lépreux ne pourraient-ils pas rire et partager des moments d'enthousiasme, de gaieté ? " Jean Cassaigne (1895-1973), né à Grenade-sur-l'Adour et enterré au Vietnam, consacre l'essentiel de son existence aux lépreux non loin de Djiring, dans la localité de Kala, construite pour eux. Il accompagne dans leur quotidien ces "oubliés", contractant lui-même la terrible maladie qu'il accepte comme une grâce. L'exemplarité de son parcours terrestre en fait une figure d'exception des plus lumineuses. Frédéric Sudupé voit en Jean Cassaigne - comme il existe des aventuriers de l'esprit - un aventurier du coeur. Un passeur de vérité.