« Papa, maman, c'est fini? » N'est-ce pas un beau titre, certes un peu « provocateur », mais qui en dit long sur les inquiétudes de certains, pour un dossier sur les « nouvelles parentalités » et l'homoparentalité! Stéphane Nadaud, dans son livre publié chez Fayard en 2002, posait la question dans les termes suivants : « l'homoparentalité, une nouvelle chance pour la famille? » Oui et non? Ou plutôt, ni oui, ni non? En France, le débat sur l'homoparentalité fait toujours rage, de pair avec la question du mariage homosexuel, et, à suivre la dynamique politique française actuelle, l'on semble encore très loin dans l'hexagone d'une ouverture législative, comme en Espagne et au Canada, par exemple. Introduire un dossier sur les « nouvelles parentalités » et l'homoparentalité dans une revue n'est pas évident. Il faut ne faut pas oublier le côté, disons contraignant, imposé par le « genre littéraire » d'une revue : des articles « courts », concis, mais qui doivent maintenir leur caractère scientifique. De plus la thématique retenue s'avère toucher à un sujet complexe, relativement nouveau et surtout qui est loin de faire l'unanimité. Nous avons délibérément choisi d'adopter un parti-pris d'ouverture et je n'ai pas « honte » à l'admettre, de sympathie envers cette nouvelle réalité sociale.
Nombre de pages
145
Date de parution
14/08/2007
Poids
195g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782912868404
Titre
Cultures & Sociétés N° 3, Juillet 2007
Auteur
Desrosiers Richard
Editeur
TERAEDRE
Largeur
140
Poids
195
Date de parution
20070814
Nombre de pages
145,00 €
Disponibilité
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Par ces portraits de personnes sourdes, Marguerite Blais nous introduit dans une culture mal connue de notre société malgré le fait qu'elle y joue une part active. Elle bouscule les concepts inculqués concernant la normalité et provoque une réflexion sur les différences dans notre société. "Quand les sourds nous font signe" est une chance unique de créer un rapprochement entre les sourds et les entendants. Broché 15 x 23 - 200 pages
La prédication par Muhammad d'une nouvelle religion, les conquêtes arabes et la formation d'un puissant Empire islamique sont des faits bien connus et exposés dans de nombreux ouvrages. Mais cette histoire, qui paraît solidement établie, reflète la vision idéalisée d'auteurs musulmans écrivant deux siècles plus tard, soucieux avant tout de légitimer les califes abbassides et l'islam sunnite. Est-il possible d'écrire une histoire scientifique des débuts de l'Islam ? Et selon quelles voies ?
Pour des courants influents de la postmodernité, la personne consiste dans la somme d'informations qui règne sur un archipel d'os et d'organes régit par des fonctions biologiques, elle est le « fantôme dans la machine » (Ryle). Dans le dualisme cartésien dont nous sommes les héritiers, le corps est une sorte de véhicule de la personne, l'enclos matériel de son intériorité. Dans ce contexte où domine l'information, le rendement, l'efficacité, l'utilitarisme, etc. Une vaste littérature technophile, émerveillée par les technologies contemporaines, voit un avenir radieux se dessiner devant nous, fait de prothèses, de puces électroniques. Le corps est aujourd'hui perçu à l'image de la relique indigne d'une humanité dont on prétend qu'elle est dépassée. La maladie, la mort, rançon de la condition corporelle de l'humain sont désormais perçues comme prochainement vaincues par l'avancée des connaissances scientifiques. L'immortalité serait pour demain, la maladie n'aura plus la moindre virulence. La science est aujourd'hui érigée par certains scientifiques en substitut de Dieu, ils promettent le paradis dans les décennies à venir sans bien, par ailleurs, réfléchir au contexte sociologique d'aujourd'hui où règne une inégalité sociale terrifiante entre les individus et les sociétés à travers le monde. Il ne s'agit nullement ici de dénigrer les avancées scientifiques. Le cyborg est déjà dans nos murs, il n'est pas le surhomme de demain, mais il prend la figure d'hommes ou de femmes malades ou handicapées dont l'appareillage technique sauve les vies ou leur octroie une autonomie dont on aurait même pas rêvé il y a trente ans. Mais bien entendu des prothèses à visée thérapeutique, restaurant un organe ou une fonction ne soulèvent guère d'objections, elles s'intègrent dans un long processus de réparation et d'ingéniosité de la médecine. Les visées « mélioristes » (enhancement) sont nettement plus problématiques visant à « améliorer » l'homme, à maximiser ses performances. L' « améliorer » au nom de quelle valeur ? Pourquoi ... La technique devient une religiosité, un techno-prophétisme, une voie de salut pour délivrer l'homme de ses anciennes limites posées désormais comme des pesanteurs. Exigence d'une liberté que plus rien ne borne sinon le désir, et surtout pas la responsabilité. « Augmenter » l'humain prend différente forme, sans relation souvent les unes avec les autres, sinon dans l'imaginaire d'un monde sans maladie, avec une mort repoussée à l'infini, une volonté de maitrise radicale de tous les processus corporels. L'analyse doit se tenir hors des deux tentations, celle de la nostalgie d'un corps ancien, perçu comme une sorte d'ontologie de l'humain, un lieu naturel et irréductible, et celle de la fascination pour une technologie remaniant en profondeur un corps perçu comme obsolète. Tel est l'objet de ce volume qui mêle des chercheurs ayant écrit et réfléchit sur les technologies, et sur le corps. Dans ce contexte où des techno-prophètes énoncent le