Un album qui plonge dans le grand flux des souvenirs, une histoire de la télé jalonnée d'images fortes. Cela fait soixante-dix ans que la télé nous regarde. Pour nous consoler de la Seconde Guerre mondiale, elle nous a offert le monde en direct, puis n'a cessé de nous abreuver d'images sur des écrans qui se sont élargis, aplatis, puis démultipliés. Sa mémoire est désormais la nôtre. Expérimentation joyeuse dans les années 1950, puis porte-drapeau du gaullisme, la télé est vite devenue un incontournable spectacle, avec ses variétés, ses reportages et ses émissions enrobées de titres madeleines Â: Au théâtre ce soir, Cinq colonnes à la une, Le grand échiquier, Dim dam dom, Apostrophes Aujourd'hui, on continue de la regarder plus de trois heures et demie par jour, zappant entre des centaines de chaînes et migrant avec elle sur Internet.
Nombre de pages
63
Date de parution
06/06/2014
Poids
200g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782914927635
Titre
Générations télé
Auteur
Desplanques Erwan
Editeur
TELERAMA
Largeur
170
Poids
200
Date de parution
20140606
Nombre de pages
63,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Certains font leurs premiers pas romanesques en faisant sonner clairons et trompettes. À coups de klaxon, ils impressionnent le chaland. Le pavé de 500 ou 1 000 pages en impose. D'autres signent leur entrée en littérature mezza voce, avec modestie et élégance. Cette seconde manière n'est pas pour nous déplaire. Ainsi, Erwan Desplanques fait entendre dans la centaine de pages de Si j'y suis une mélodie claire et sans esbroufe. (Christian Authier - Le Figaro du 10 janvier 2013 )Les premiers romans sont des îles au trésor. On les aborde chargé de rêves et d'attentes. Il arrive que l'on s'enlise dans des jungles trop touffues ou que l'on découvre des merveilles inattendues. Nulle carte n'est fiable pour identifier celui qui, dans cet archipel de papier, annonce la naissance d'un véritable écrivain. Mais il est un indice infaillible: le style. Dès les premières pages de Si j'y suis, on sait que l'on tient un écrivain. A quoi, demanderez-vous? Au ton. Ici, pas de fioritures, pas un mot de trop. Une épure comme écrin à la douleur et au manque...Si j'y suis raconte l'histoire d'un homme qui glisse et ne s'en aperçoit pas. C'est un beau livre sur la solitude et la fragilité des êtres. C'est aussi un magnifique roman des sensations. (François Busnel - L'Express, janvier 2013 )
Quoi de commun entre la conversation à bâtons rompus de deux amies se promenant à Stockholm qui s'achève devant la cage d'un ours suicidaire et la vie en accéléré de Jean Painlevé, un cinéaste scientifique spécialisé dans la faune sous-marine et fasciné par les hippocampes ? La curiosité de l'écrivain pour l'insignifiant et son goût pour l'incongru. Ainsi, dans la nouvelle qui donne son titre au recueil, un homme au volant d'une voiture observe dans son rétroviseur les deux filles assises sur la banquette arrière. Pour les prendre en stop il a tout simplement changé de destination, il n'ira pas chez ses amis à Clermont-Ferrand mais chez sa soeur dans le Lubéron... Une situation presque ordinaire dont les enjeux se resserrent au fil de leur périple : l'incertitude, la quête d'un lien, la perte et la solitude au bout de la route. Les histoires de ce recueil sont autant de variations autour de rencontres incertaines et de liens rompus ou distendus. Cependant, même lorsque le sentiment de solitude ou le doute semblent l'emporter, la tristesse ne trouve guère sa place face à l'humour subtil qui caractérise l'écriture d'Erwan Desplanques.
Qui est cette jeune femme se brûlant volontairement avec un four, faute de parvenir à crever l'abcès avec ses colocataires ? Pourquoi un adolescent frappe-t-il son père d'un coup de poing dans le dos en plein concert ? Dans quel but une célébre influenceuse cache-t-elle l'existence de son plus jeune fils ? C'est la part sauvage, ce geste qui nous échappe, un emballement, un élan aveugle ou encore l'expression désordonnée d'une envie brusque de changer de vie. Au cours de ces dix nouvelles, parfois tragiques et souvent drôles, Erwan Desplanques dissèque avec délectation les points de bascule de ses personnages, leur déraillement soudain.
Parvenu à l'extrémité du Massachusetts, Thoreau avait écrit : Un homme doit s'asseoir ici et poser toute l'Amérique derrière lui." Le narrateur est désormais cet homme, conscient que l'attend une décision essentielle qui tiendra du courage et de l'abandon. Après avoir résisté aux excès passionnels de ses parents, arrêté la musique, quitté un journal, enterré son père comme un héros de l'armée américaine, peu avant la naissance de son propre fils, il décide de se réinventer loin de Paris. L'Amérique derrière moi raconte cette période étrange pendant laquelle l'attente d'un "heureux événement" et l'imminence d'un grand malheur finissent par se confondre. Cette comédie qui mêle douceur, lucidité et humour, est aussi l'occasion pour son auteur de revenir sur l'histoire familiale et le vent de folie que le père faisait souffler dans la maison.