Papiers d'Océanie. Le fonds Lesson : bibliothèques, archives et objets
Desgranges Olivier ; Stefani Claude
INDES SAVANTES
29,00 €
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EAN :9782846544580
René-Primevère et Pierre-Adolphe Lesson ont parcouru le monde dans la première moitié du XIXe siècle. Leurs manuscrits concernent l'histoire locale ou la zoologie, avec leurs journaux de bord. L'intérêt de l'ensemble documentaire constitué par les manuscrits de Pierre-Adolphe Lesson réside dans le fait que ce ne sont pas des ouvrages de commande. La liberté de ton avec laquelle il décrit la vie à bord et ses impressions sur les cultures rencontrées font de ces documents des sources de première main pour l'histoire de l'Océanie au XIXe siècle. La lecture du journal de l'Astrolabe, par exemple, renseigne sur les conditions de la découverte des restes de l'expédition de La Pérouse, sur les circonstances dans lesquelles il collecte des objets auprès des populations océaniennes, ou encore sur ses relations orageuses avec Dumont d'Urville. Très influencé par les récits fondateurs des voyageurs du XVIIIe siècle, Lesson développe une approche naturaliste des cultures océaniennes, qui tranche assez souvent avec le discours racialiste de Dumont d'Urville. Sur le plan anthropologique, les manuscrits du plus jeune des deux frères Lesson fournissent une foule de renseignements sur ce que les historiens nomment les " first contacts ", c'est-à-dire le contexte des premiers échanges culturels entre Européens et insulaires du Pacifique Sud. Voici par exemple un extrait inédit du journal de l'Astrolabe à Fidji, qui met en scène un de ces " beachcombers " européens qui servaient souvent de guide ou de traducteur aux navigateurs.
Nombre de pages
140
Date de parution
12/12/2016
Poids
510g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782846544580
Titre
Papiers d'Océanie. Le fonds Lesson : bibliothèques, archives et objets
Auteur
Desgranges Olivier ; Stefani Claude
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
220
Poids
510
Date de parution
20161212
Nombre de pages
140,00 €
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Romain Desgranges n'est pas seulement un sportif de haut niveau, un grimpeur talentueusement appliqué, un vainqueur de la coupe du monde d'escalade... Romain Desgranges est aussi une personnalité rare et attachante dont le parcours exemplaire sert de fondation à ce manuel d'ingrédients destiné à aider les grimpeurs désireux de progresser en élaborant un programme d'entraînement en lien avec leurs objectifs. L'histoire a commencé dans l'euphorie de l'été 1998, parce qu'il a rêvé qu'il deviendrait lui aussi champion du monde. Peu importait son niveau d'escalade, son âge, ses chances, il le voulait si intensément qu'il ne doutait pas de sa réalisation. Avec volonté, exigence et passion, il consacra les vingt années suivantes à cette aventure qui a tenu toutes ses promesses... Eclairées par les expériences d'Adam Ondra, Alex Megos, Margo Hayes et tant d'autres, ces pages sont pour lui l'occasion d'accompagner les grimpeurs dans leur entraînement avec des ingrédients adaptés à tous les niveaux, et à tous les rêves... 200 mots-clés, quelques répétitions savoureusement calculées, certaines omissions tout aussi volontaires, des temps d'introspection autour des " ? Autopsys ? ", des rencontres avec des grimpeurs, des coaches, des préparateurs mentaux, des kinés... et les dessins de Flore Beaudelin, artiste inspirée et forte grimpeuse, qui mettent en scène avec beaucoup d'humour le long fleuve intranquille de la progression ? ! Romain Desgranges est également le co-auteur du roman graphique So High avec Flore Beaudelin.
A l'aube du vingtième siècle, dans l'Amérique naissante où la Force et l'Argent remplacent souvent la Loi, un homme est possédé d'un rêve insensé : devenir le maître unique d'un réseau de chemin de fer transcontinental, de New York à San Francisco. Pour faire avancer ses rails dans la Prairie, les Rocheuses et le Grand Désert, Jasper Judicaël Stirling manipule Wall Street, corrompt des politiciens, fomente des grèves et des émeutes. Il bouscule la Nature, affronte les machinations des autres magnats pendant que se joue le destin des siens. Howard, son gendre trop intègre, Deborah, sa nièce éperdument amoureuse d'un héritier volage. Phoebe, sa fille cadette, romantique et nymphomane, Valentin, son secrétaire au dévouement inexplicable ou encore Hiram Corbin, un maître chanteur qui a voué sa vie au Mal, tous se heurtent à la passion démente de celui qui veut inscrire son empreinte sur la terre. Dans cette fresque épique et grandiose de la conquête d'un continent qui se déroule dans des palais de la Cinquième Avenue aux bouges de San Francisco, des mines de Pennsylvanie aux canyons de l'Ouest, c'est l'Amérique entière et ses pionniers qui revivent au rythme haletant de la construction du Transcontinental.
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l'Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif ) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly."
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.