Mythologies luthériennes. Les Vies de Luther par lui-même, Melanchthon et Taillepied
Deschamp Marion ; Christin Olivier
PU LYON
20,00 €
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EAN :9782729709211
Le jubilé des 500 ans de la Réforme protestante suscite une pléiade de célébrations mémorielles, qui semblent avant tout l'occasion de fêter son héros fondateur. Martin Luther est régulièrement acclamé comme le chantre de la liberté de conscience ou l'inventeur de l'individu, voire de la démocratie moderne. Or cette image consensuelle et fantasmée n'a pas toujours été dominante dans les imaginaires collectifs. L'invention de traditions et de politiques mémorielles autour de Luther plonge ses racines dans la bataille du souvenir qui débuta à sa mort, en 1546, et qui se joua en mots et en images. Ce livre se propose de faire redécouvrir au lecteur les premiers portraits littéraires du Père de la Réforme, esquissés des deux côtés de la barrière confessionnelle, mais aussi de restituer l'image qu'il s'employa à façonner de lui-même pour la postérité. Le petit texte autobiographique écrit par Luther en 1545, un an avant sa mort, consacré au récit des origines de sa révolte contre Rome, la Vie de Luther par Melanchthon (1546), le principal ordonnateur de la mémoire du Réformateur dans le monde protestant, enfin la Vie écrite par Noël Taillepied (1577), polémiste franciscain et premier biographe français de Luther, permettent d'entrer dans la fabrique des mythologies luthériennes. Ces trois textes fondateurs, présentés et édités par Marion Deschamp, sont précédés d'une étude sur l'invention de cultures confessionnelles du souvenir et complétés par un corpus iconographique commenté.
Nombre de pages
200
Date de parution
06/07/2017
Poids
364g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782729709211
Titre
Mythologies luthériennes. Les Vies de Luther par lui-même, Melanchthon et Taillepied
Auteur
Deschamp Marion ; Christin Olivier
Editeur
PU LYON
Largeur
155
Poids
364
Date de parution
20170706
Nombre de pages
200,00 €
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La formation des clercs est une des préoccupations centrales des Eglises chrétiennes à la fin du Moyen Age et à l'époque moderne. Toutefois, elle a souvent donné lieu à des études considérant de manière découplée les enjeux liés à la vocation, la professionnalisation et la construction identitaire des membres du clergé. Les travaux ici rassemblés proposent à l'inverse de montrer comment s'articulent ces facettes, en examinant les orientations prises, les moyens investis et les dispositifs choisis pour présider à la fabrique du clerc. Tous les temps de la formation (initiale et continue) sont envisagés, du côté des formateurs comme des postulants, permettant d'observer les mobilités sociales et spatiales, l'imposition de normes ou encore l'émergence d'identités de corps souvent concurrentes (catholique, protestante, orthodoxe) mais qui s'observent et s'influencent mutuellement. Ainsi, les interrogations portées par l'ouvrage contribueront à stimuler les comparaisons entre clergés chrétiens européens.
Sommes-nous certains de nous comprendre lorsque nous parlons ensemble des mêmes choses avec les mêmes mots ? Certains de savoir toujours ce que nous disons exactement lorsque nous nous exprimons ? Le Dictionnaire des concepts nomades, publié en 2010 et 2016, avait cherché à répondre à ces questions au croisement de l'histoire conceptuelle et de l'histoire des idées politiques. Or nous vivons une dérégulation sans précédent de cette langue politique : importation continue de termes anglo-saxons, acclimatation du lexique du management au champ politique, multiplication des querelles de mots ou prolifération des néologismes en témoignent. Ces changements peuvent sans doute apporter un renouvellement des catégories d'intelligibilité d'un monde en pleine transformation et donner une compétence linguistique accrue à chacun d'entre nous pour participer aux affaires publiques. Mais ils recouvrent parfois aussi une véritable dépossession démocratique et nous enferment dans des alternatives simplistes, des questions mal posées et des perspectives théoriques sans issue dont certains " débats publics " donnent régulièrement des exemples. S'interroger sur la fabrique de la langue, sur les concepts dont l'apparente familiarité ne tient qu'à notre ignorance de leurs conditions d'apparition et de circulation, sur ce qu'ils disent des hommes et des contextes, sur ce qu'ils nous obligent parfois à penser et sur ce qu'ils font par conséquent à nos sociétés, c'est en cela contribuer à la refondation démocratique du débat public.
Christin Olivier ; Deschamp Marion ; Balzamo Nicol
Résumé : Les termes et les concepts d'usage ordinaire dans l'espace public - celui traversé par les discours politiques, les " débats de société " et parfois des sciences humaines - ne nous étonnent plus, même dans leur renouvellement perpétuel. Ils nous paraissent aller de soi, coller à l'état du monde et nous permettre de décrire les problèmes et les enjeux d'un monde toujours plus complexe. Nous sommes ainsi devenus familiers avec le multiculturalisme et ses relations complexes avec la citoyenneté et la nation, avec les oppositions apparemment évidentes entre le corporatisme et le dévouement ou entre la civilisation et la race. Nous voilà encore avertis des périls du terrorisme ou du populisme, ou de l'importance que nous devons accorder aux questions de génération ou de genre ou encore au sort des victimes. Ces mots-là, en effet, ne sont pas propres aux jargons des experts : ils peuplent notre quotidien de citoyens, de lecteurs de journaux, d'électeurs. Mais cette familiarité devrait nous alerter et, peut-être, nous inquiéter. Car, loin d'être le signe d'une compétence linguistique accrue offerte à chacun d'entre nous dans la compréhension et la manipulation des affaires publiques, elle témoigne de la profonde dépossession démocratique que risquent, à terme, de nous imposer certains choix lexicaux et conceptuels, qui enferment les analyses dans des alternatives simplistes et des perspectives théoriques a priori. Ce Dictionnaire, réalisé par des ethnologues, des anthropologues, des politistes, des sociologues, des historiens et des archéologues européens, a donc pour ambition de décrire ce que sont réellement ces concepts apparemment familiers, ce qu'ils disent, au-delà des hommes et des contextes qui les manipulent, ce qu'ils nous obligent parfois à penser, et d'en proposer des usages enfin critiques.
Denoël Camille ; Démoulin Marion ; Deschamps Emman
Beaucoup d'enfants s'ennuient en classe et ceux pour qui les exercices donnés sont trop faciles se trouvent souvent délaissés et pas assez stimulés intellectuellement. Grâce à ce cahier conçu par des enseignants, les enfants qui en veulent "un peu plus" vont trouver des exercices plus complexes, pour étancher leur soif d'apprendre.
Il y a 10 ans, le 23 janvier 2002, Pierre Bourdieu disparaissait.Intellectuel engagé, il portait une attention passionnée aumonde, non seulement comme objet d'étude mais aussi commechamp d'intervention citoyenne. Fondateur d'une théoriesociologique, adossée à des enquêtes de terrain qui ont faitdate (sur l'Algérie, sur l'école, sur la précarité, etc.) et fait delui le sociologue le plus cité et discuté au monde, il fut aussiun acteur infatigable des luttes contre le néo-libéralisme etcontre les formes les plus brutales de la mondialisation. De cescombats, dans lesquels il investissait l'exigence critique dusociologue, il a tiré des livres décisifs comme La Misère dumonde, des textes d'intervention incisifs (Sur la télévision,Contre-feux, etc.) et une collection d'ouvrages militants(Raisons d'agir) créée au lendemain du mouvement social dedécembre 1995. La présente initiation à la sociologie deBourdieu est le fruit de la collaboration d'un sociologue(Patrirk Champagne) et d'un historien (Olivier Christin), deuxchercheurs qui ont longtemps travaillé avec lui et avec le soucid'investir sur leurs terrains respectifs (la crise de l'agricultureet le journalisme pour l'un; l'histoire religieuse pour l'autre)quelques-uns des concepts et des outils critiques de son travailsociologique. Ils ont ici choisi d'en présenter les troisprincipaux: les concepts d'habitus, de capital et de champ, enplace dès les recherches de Bourdieu en Algérie (1958-1961),mais sans cesse repris et développés au fur et à mesure de sesenquêtes. De la théorie à l'enquête, de l'investigation àl'abstraction, la praxis de l'oeuvre définit une philosophierefondant les sciences sociales.