Dictionnaire des concepts nomades en sciences humaines. Tome 2
Christin Olivier ; Deschamp Marion ; Balzamo Nicol
METAILIE
27,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9791022604543
Les termes et les concepts d'usage ordinaire dans l'espace public - celui traversé par les discours politiques, les " débats de société " et parfois des sciences humaines - ne nous étonnent plus, même dans leur renouvellement perpétuel. Ils nous paraissent aller de soi, coller à l'état du monde et nous permettre de décrire les problèmes et les enjeux d'un monde toujours plus complexe. Nous sommes ainsi devenus familiers avec le multiculturalisme et ses relations complexes avec la citoyenneté et la nation, avec les oppositions apparemment évidentes entre le corporatisme et le dévouement ou entre la civilisation et la race. Nous voilà encore avertis des périls du terrorisme ou du populisme, ou de l'importance que nous devons accorder aux questions de génération ou de genre ou encore au sort des victimes. Ces mots-là, en effet, ne sont pas propres aux jargons des experts : ils peuplent notre quotidien de citoyens, de lecteurs de journaux, d'électeurs. Mais cette familiarité devrait nous alerter et, peut-être, nous inquiéter. Car, loin d'être le signe d'une compétence linguistique accrue offerte à chacun d'entre nous dans la compréhension et la manipulation des affaires publiques, elle témoigne de la profonde dépossession démocratique que risquent, à terme, de nous imposer certains choix lexicaux et conceptuels, qui enferment les analyses dans des alternatives simplistes et des perspectives théoriques a priori. Ce Dictionnaire, réalisé par des ethnologues, des anthropologues, des politistes, des sociologues, des historiens et des archéologues européens, a donc pour ambition de décrire ce que sont réellement ces concepts apparemment familiers, ce qu'ils disent, au-delà des hommes et des contextes qui les manipulent, ce qu'ils nous obligent parfois à penser, et d'en proposer des usages enfin critiques.
Nombre de pages
350
Date de parution
06/05/2016
Poids
500g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791022604543
Titre
Dictionnaire des concepts nomades en sciences humaines. Tome 2
Auteur
Christin Olivier ; Deschamp Marion ; Balzamo Nicol
Editeur
METAILIE
Largeur
155
Poids
500
Date de parution
20160506
Nombre de pages
350,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Pour faire l'histoire des fondements philosophiques et politiques de l'engagement civique et humanitaire, ce livre part de l'invention des héros civiques à Rome à la fin de la République. C'est alors que sont recensés et décrits de manière insistante les exploits vertueux de quelques personnages qui se sacrifièrent ou sacrifièrent leur confort pour le bien de tous : Scaevola, Marcus Curtius, P. Decius Mus et d'autres encore, dont le souvenir s'estompa, jusqu'à ressurgir soudainement dans le contexte des républiques italiennes du Moyen Age. Cette enquête analyse la façon dont ces héros civiques ont été utilisés à travers l'histoire, depuis l'humanisme italien jusqu'à l'activisme révolutionnaire en passant par le culte de la gloire des monarchies européennes et la naissance du concept d'humanité. Elle dévoile par là les origines de l'engagement politique moderne.
En analysant la production et la diffusion des gravures du Décalogue, l'auteur tente de réinterroger le statut de l'image à l'époque de l'invention de l'Art, de rendre compte plus exactement des conflits religieux aux temps du duel Réforme/Contre-Réforme et, enfin, de faire interagir les uns sur les autres les modèles destinés à expliquer la naissance du monde moderne en cours aujourd'hui chez les historiens. Peut-on réécrire L'Ethique protestante et l'Esprit du capitalisme en s'appuyant non sur des textes mais sur des images, et pour montrer qu'en fait de protestantisme il s'agit surtout d'éthique moderne, qu'elle soit catholique ou protestante ? C'est bien ce à quoi s'attache Olivier Christin dans ce livre au sujet apparemment ténu et aux enjeux en réalité immenses.
Employé de classe internationale pour hôtel de classe internationale. C'est ainsi que l'hôtel Samarcanda entend recruter un nouveau groom. Máximo, dix-sept ans, trois poils de barbe, bien décidé à sortir de l'enfance, se porte candidat. Adolescent solitaire un brin obsessionnel, passionné par la lecture de revues scientifiques et fasciné par les mécanismes de sa pensée, qu'il observe pendant des heures, il est convaincu que cette expérience sera sa véritable entrée dans le monde des adultes. Comme souvent dans les romans d'apprentissage, rien n'est conforme à ce qui était prévu, et c'est tant mieux. Passé et futur se bousculent et forment un précipité subtil et drôle, où l'on résout à la fois le mystère de l'origine tout en sautant dans l'inconnu - l'amour peut-être ? Où l'on découvre aussi que personne n'est exactement celui qu'on croit : il faut être indulgent. Et même tendre. Ce court roman époustouflant de maîtrise, splendidement écrit, est une des plus belles choses qu'il nous ait été donné de lire sur l'art délicat de grandir.
Erasmo Aragón est un journaliste salvadorien exilé au Mexique. Au début des années 1990, le gouvernement du Salvador et la guérilla entament des négociations ; il songe à regagner son pays d'origine, ce qui lui permettrait également de planter là sa femme et sa fille, qui l'énervent prodigieusement (d'autant plus qu'Eva sa femme vient de lui révéler sa liaison avec un acteur de pacotille). Hanté par des souvenirs confus, de vieilles culpabilités et la peur de ce qui l'attend au Salvador - après tout, il a toujours soutenu la guérilla - il vit dans un état second, coincé entre les vapeurs de l'alcool et les bouffées d'angoisse. Terrorisé par une douleur lancinante au foie qui l'empêcherait presque de boire si elle ne le poussait pas à se précipiter un peu plus dans la vodka tonic, il consulte don Chente Alvarado, un vieux médecin placide qui lui prescrit des séances d'hypnose censées le soulager. Au réveil, il ne se rappelle de rien. Paranoïaque, égoïste, velléitaire, le narrateur nous entraîne dans un flot de phrases délirantes, au bord de la crise de nerfs, de soirées arrosées en lendemains de cuites, obsessionnel jusqu'à la déraison, organique, désagréable. Avec ce roman brillant, Castellanos Moya continue sa grande exploration de la violence, ici incrustée au plus profond de l'individu, comme si la guerre habitait les corps bien longtemps après la fin des hostilités.
Le 9 août 1971, à Medellín, un homme d'affaires, Diego Echevarría, est enlevé. Grand admirateur de la culture allemande il avait fait construire un pastiche du château de La Rochefoucauld. Il y vivait en écoutant Wagner avec sa femme et sa fille, Isolda, qu'il veut garder à l'abri du monde. L'atmosphère de la demeure est oppressante pour l'adolescente qui trouve dans le parc comment tromper sa solitude. Elle vit dans un monde de fées, de lucioles et d'esprits des bois. La police quadrille la ville à la recherche de Diego, la télévision montre son portrait, les négociations de la rançon piétinent. Mono, l'un des ravisseurs, est obsédé par Isolda depuis l'enfance, il lui raconte les longues heures passées à la guetter, perché dans les arbres, il dit " notre " Isolda. Des menaces invisibles venues du monde extérieur se glissent silencieusement entre les arbres du parc. Inspiré de faits et de personnages réels (l'un des complices du Mono se nommait Pablo Escobar), dans une Medellín qui ne va pas tarder à basculer dans la spirale de la corruption, de la violence et du trafic de drogue, l'auteur construit, avec un remarquable sens de la tension, un conte de fées ténébreux, qui devient la chronique d'un crime et l'histoire d'une obsession amoureuse, celle du kidnappeur pour la fille de son otage. Un roman fantastique entre les frères Grimm et les frères Cohen.
Tatouage, piercing, scarifications, cutting, burning, peeling... Les marques corporelles sont à la mode et se sont débarrassées des valeurs négatives qui leur étaient associées. Que signifient-elles aujourd'hui pour les jeunes générations? Le Breton inscrit ces pratiques dans la tendance contemporaine à considérer le corps comme inachevé, un brouillon ouvert à tous les embellissements, à toutes les modifications. De même relie-t-il sa réflexion à ses recherches sur les conduites à risque, largement développées dans Passions du risque en montrant l'importance des marques corporelles dans le processus de « remise au monde », de reconstruction de soi des jeunes en difficulté. Moins ambitieux que ses livres précédents, Signes d'identité en constitue ainsi une sorte de chapitre supplémentaire particulièrement documenté. --Michel Abescat-- -- Télérama