
Une révolution symbolique. L'iconoclasme huguenot et la reconstruction catholique
A partir des années 1530, et pendant près d'un demi-siècle, catholiques et protestants français s'affrontent à propos d'un enjeu en apparence minime, les images saintes. En quelques années, la question de savoir si l'on peut représenter les sujets sacrés, problème théologique complexe mais limité, provoque de brèves escarmouches, menées par des extrémistes des deux bords, puis s'enfle aux dimensions de la guerre civile qui ravage bientôt le royaume. Comment une telle mobilisation des théologiens, des juristes, des artistes mais aussi et surtout des simples fidèles a-t-elle été possible ? C'est seulement en retrouvant, dans les ouvrages de controverse, dans les récits d'émeutes, dans les poursuites judiciaires et dans les oeuvres d'art, l'enjeu véritable du conflit que l'on peut proposer une réponse et comprendre enfin ceux qui s'entretuèrent pour des images.
| Nombre de pages | 350 |
|---|---|
| Date de parution | 17/10/1991 |
| Poids | 380g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782707313911 |
|---|---|
| Titre | Une révolution symbolique. L'iconoclasme huguenot et la reconstruction catholique |
| Auteur | Christin Olivier |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 135 |
| Poids | 380 |
| Date de parution | 19911017 |
| Nombre de pages | 350,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les réformes. Luther, Calvin et les protestants
Christin Olivier160pages. 17,4x11,6x1,2cm. Poche.ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,20 € -

Dictionnaire des concepts nomades en Sciences Humaines
Christin OlivierEn partie inspiré d'entreprises antérieures, ce dictionnaire regroupe des textes consacrés à quelques-uns des termes ou des concepts à travers lesquels les sciences sociales et l'histoire pensent le monde social et se pensent elles-mêmes. Mais à la différence des précédents ouvrages qui avaient choisi un champ bien précis (le vocabulaire des groupes sociaux, les concepts centraux des idéologies ou des formes constitutionnelles?) et surtout une seule aire linguistique, aucune discipline, aucune nation,aucune langue n'est privilégiée. Au contraire, les articles rassemblés ici et confiés à des spécialistes reconnus et de nationalités différentes décrivent la naissance, la carrière et la circulation, à travers les époques et les langues, de noms communs, d'expressions idiomatiques ou de termes apparemment techniques dont on porte au jour le caractère de constructions idéologiques et de produits de l'activité des acteurs sociaux. On y rencontrera donc des vocables, des concepts, des expressions de nature très hétérogène et ne présentant pas les mêmes caractères de variabilité: certains relèvent de la description des groupes sociaux par eux-mêmes et par les sciences sociales (Avant-garde, Mouvement ouvrier, Junker?), d'autres des sciences de l'Etat et du savoir administratif (Administration, Moyenne, Droit musulman?), d'autres encore de constructions idéologiques particulières dont les conditions d?émergence et d'imposition de sens appellent à une mise en perspective (Occident, Laïcité, Absolutisme?). L'essentiel n'est donc ni dans le choix des termes, ni dans la poursuite d'une forme d'encyclopédisme. Seules importent la démarche et l'exemplarité de l'analyse, tournées vers la dénaturalisation et l'historicisation des usages lexicaux qui font des exemples retenus autant de cas d?école, c'est-à-dire de cas exemplaires sur lesquels penser ce que les structures académiques, les usages linguistiques, les routines et les inconscientsintellectuels imposent de manière subreptice. Renonçant à tout but normatif, ce dictionnaire a l'ambition d'apporter sur quelques cas significatifs des exemples d'enquêtes méticuleuses, associant sémantique historique, comparatisme et objectivation critique des conditions sociologiques et historiques de possibilité et d'opérationnabilité des concepts et des usages lexicaux des sciences sociales, qui montrent que les rapports et les conflits de sens sont également des rapports et des conflits de force. En mettant en avant la dimension « nomade » des concepts historiques, il s'agit ainsi de favoriser les bases d'un dialogue dans les sciences sociales européennes, conscient du poids des héritages socio-linguistiques.ÉPUISÉVOIR PRODUIT28,50 € -

CONFESSER SA FOI
CHRISTIN OLIVIERLa fracture religieuse du XVIe siècle ne fut pas constituée que de querelles de clercs et de professionnels de la foi. Elle bouleversa aussi la vie des fidèles et fit très vite à chacun l'obligation de se déterminer, avec plus ou moins de courage et de clarté, et donc d'affirmer sa foi, par la parole bien sûr, mais aussi par d'innombrables gestes de la vie quotidienne. Débats publics soigneusement organisés, querelles de tavernes, disputes de marché, nécrologies, portraits et médailles des réformateurs devinrent ainsi autant d'occasions et de moyens de confesser sa foi à Dieu, à soi-même et aux autres, de dire ce que l'on croyait et comment. C'est à retracer ces lieux et ces signes de la construction moderne des identités confessionnelles, en France mais aussi dans l'Empire et en Suisse, que s'attache ce livre, adossé à une ample documentation inédite en français. Biographie de l'auteur Olivier Christin est professeur d'histoire moderne à l'Université de Lyon-II depuis 1997 et directeur d'études à l'École pratique des hautes études depuis 2003 Spécialiste de l'histoire des XVIe-XVIIe siècles, il a publié une dizaine d'ouvrages et près de cent articles au carrefour de l'histoire, de l'histoire de l'art et des sciences.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER23,00 € -

Demain, la République
Christin OlivierCe livre part du constat d'une très forte activité de recherche et de publication sur la question républicaine depuis une vingtaine d'années, comme en témoigne la multiplication des colloques et des réseaux de recherche internationaux, mais aussi d'un cloisonnement des problématiques et des disciplines, qui contribue à perpétuer des malentendus, à creuser des partages ruineux et à prolonger de longs silences. II a donc pour ambition de confronter les traditions intellectuelles nationales et les disciplines autour de cet objet à la fois central et mal cerné, dont l'actualité ne cesse de nous être rappelée par les débats sur l'école, la citoyenneté, les biens communs, l'impôt et la redistribution, ou encore les formes de la construction de la volonté générale. Il aborde donc avec les plus grands spécialistes internationaux la pensée républicaine et l'idéal républicain entre l'expérience de la fin du Moyen Age et l'hypothétique désenchantement actuel en passant par le tournant moderne du droit naturel, les Lumières et les Révolutions, les affrontements et les conquêtes du XIXe siècle et le cheminement de la question sociale. Il ne s'agit pas de confirmer l'idée d'une crise de la République, qu'annoncent à l'envi d'innombrables essais, mais de prendre cette antienne pour une invitation justement à sortir des prophéties auto-réalisantes, des simplifications polémiques et aveugles, des nostalgies nationales d'un âge d'Or qui ne fut jamais.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER22,00 €
Du même éditeur
-

Ceux qui appartiennent au jour
Doude van Troostwijk EmmaLe temps d'un séjour de quelques semaines dans sa maison d'enfance, la narratrice raconte ses retrouvailles avec sa famille, où, depuis trois générations, hommes et femmes ont choisi le métier de pasteur. Mais quand elle arrive, quelque chose de cet ordre ancien s'est profondément déréglé. De ses proches, elle raconte les rires, les chutes, les chants. De toutes ses forces, elle les soutient, quand leur vie ne semble plus tenir qu'à un fil.EN STOCKCOMMANDER8,50 € -

Autour du monde
Mauvignier LaurentRencontrer une fille tatouée au Japon, sauver la vie d'un homme sur un paquebot en mer du Nord, nager avec les dauphins aux Bahamas, faire l'amour à Moscou, travailler à Dubaï, chasser les lions en Tanzanie, s'offrir une escapade amoureuse à Rome, croiser des pirates dans le golfe d'Aden, tenter sa chance au casino en Slovénie, se perdre dans la jungle de Thaïlande, faire du stop jusqu'en Floride. Le seul lien entre les personnages est l'événement vers lequel tous les regards convergent en mars 2011 : le tsunami au Japon, feuilleton médiatique donnant à tous le sentiment et l'illusion de partager le même monde. Mais si tout se fond dans la vitesse de cette globalisation où nous sommes enchaînés les uns aux autres, si chacun peut partir très loin, il reste d'abord rivé à lui-même et à ses propres histoires, dans l'anonymat.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Les Bacchantes
EURIPIDEDionysos est là. Il arrive depuis toujours. Il vient d'ailleurs, mais il est partout; c'est qu'il est le dieu du théâtre. La tragédie qu'il met en place sera plus tragique qu'une autre, puisqu'il s'agit de lui. Il lui faut un homme qui lui résiste, à qui il puisse faire la chasse pour le prendre dans les filets du délire. Les Bacchantes sont la pièce du délire qui finit mal. Ce n'est pas l'auteur et ce qu'il a pensé qu'on cherchera, ni en deçà de lui, la langue et son rythme. L'athée s'est-il converti? Peu nous chaut. Au théâtre le poète est masqué, sous les masques de ses personnages. La vigueur de la mise en perspective dépend de sa discrétion. Telle est la règle de l'objectivité scénique. L'auteur ne délivre pas de message. La victime n'apporte pas de salut. La fête n'en répand pas moins ses lumières et ses fastes, ses fantasmagories, ses jeux de cirque, ses bouffonneries et ses horreurs. L'initiation cultuelle des mystères dionysiaques s'y est faite initiation théâtrale. La gloire est toujours douce, dira-t-on, même pour le dieu. Toute arme est bonne pour gagner, surtout celle de la dévotion.EN STOCKCOMMANDER12,00 €
De la même catégorie
-

La Saint-Barthélemy. Les mystères d'un crime d'Etat (24 août 1572)
Jouanna ArletteRésumé : Le 18 août 1572, Paris célèbre avec faste le mariage de Marguerite de Valois et d'Henri de Navarre, événement qui doit sceller la réconciliation entre catholiques et protestants. Six jours plus tard, les chefs huguenots sont exécutés sur ordre du Conseil royal. Puis des bandes catholiques massacrent par milliers "ceux de la religion" - hommes, femmes, vieillards, nourrissons... Comment est-on passé de la concorde retrouvée à une telle explosion de violence ? Comment une "exécution préventive" de quelques capitaines a-t-elle pu dégénérer en carnage généralisé ? Quel rôle ont joué le roi, la reine mère, les Guises, le très catholique roi d'Espagne ? De ces vieilles énigmes, Arlette Jouanna propose une nouvelle lecture. La Saint-Barthélemy n'est l'oeuvre ni des supposées machinations de Catherine de Médicis, ni d'un complot espagnol et encore moins d'une volonté royale d'éradiquer la religion réformée. Charles IX, estimant sa souveraineté en péril, répond à une situation d'exception par une justice d'exception. Mais en se résignant à ce remède extrême, il installe, sans en faire la théorie, une logique de raison d'Etat. Cette tragédie, vécue comme une rupture inouïe, suscite une réflexion foisonnante sur les fondements du pouvoir, les limites de l'autorité, la légitimité de la désobéissance ; sur le danger aussi que font courir les divisions religieuses aux traditions du royaume. Mais cet effort de restauration politique va se heurter à la sur-sacralisation du roi, qui ouvre la voie à l'absolutisme des Bourbons.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,50 € -

Les guerres de religion. 2e édition
Le Roux NicolasAu début du XVIe siècle, certains chrétiens, " protestant " contre ce qu'ils considèrent comme des abus de Rome, ébranlent l'unité de l'Eglise. De ce conflit théologique découle une crise politique sans précédent, dont les guerres de Religion sont la traduction sanglante. Complots, attentats, massacres, guerre des mots et des images... De la mort d'Henri II à la signature de l'édit de Nantes, c'est cette histoire, douloureuse mais féconde sur le plan des idées politiques, que Nicolas Le Roux raconte avec verve, mettant au jour le rôle crucial que cette période troublée a joué dans le renforcement du pouvoir royal et dans l'avènement de la modernité. Pour les contemporains, une question s'est posée, qui n'a rien perdu de son actualité : le politique est-il un rempart suffisant contre les guerres menées au nom de la religion ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -

Les enfants bourreaux au temps des guerres de religion
Crouzet DenisDurant les affrontements des guerres de Religion qui déchirèrent la France entre 1562 et 1598, des enfants catholiques âgés de six à douze ans participaient à l'exécution des hérétiques, se faisant ainsi tueurs, massacreurs et tortionnaires. Comment expliquer une telle présence des enfants au coeur de la violence qui emporte le catholicisme militant dans des rêves sanglants ? L'innocence et la pureté de ces jeunes bourreaux sont paradoxalement exaltées dans les rituels de mise à mort, sorte de théâtre biblique impitoyable, qui confèrent au combat des hommes pour le salut une signification prophétique. Denis Crouzet fait la lumière sur ce surgissement de haine sacrée qui, plus qu'un épiphénomène ou une scorie de l'histoire des guerres de Religion, nous permet de pénétrer dans la profondeur des imaginaires qui se cristallisent autour de deux événements majeurs : le massacre de la Saint-Barthélemy et l'assassinat d'Henri III, le dernier souverain de la monarchie des Valois-Angoulême. Dans un contexte angoissant de fin des temps, il montre que le basculement dans l'horreur et l'inhumain devient la seule voie de salut pour les "enfants de Dieu".ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,95 € -

Henri III, le roi decrié
Pernot MichelRésumé : Henri III fut un souverain très impopulaire de son vivant parce qu'il ne correspondait pas à l'idée du roi de France telle que ses sujets la concevaient. Perçu comme un prince pusillanime et un dévot hypocrite, il entretenait à grands frais une cour brillante et faisait peser sur les contribuables une fiscalité écrasante. Pour l'historien, Henri III fut un prince épris de paix, soucieux d'épargner à son peuple les horreurs de la guerre civile. Les fêtes de cour, ballets et mascarades devaient réconcilier catholiques et protestants. Il fut aussi un souverain réformateur, désireux de remédier aux abus et aux dysfonctionnements de l'Etat et de l'Eglise. Enfin, doté d'une réelle intelligence politique, Henri III définit très clairement les conditions nécessaires à l'extinction des guerres de Religion.ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,30 €

