La renaissance du cinéma brésilien, de l'Atlantide à la Cité de Dieu. Second volume, La complainte d
Desbois Laurent
L'HARMATTAN
29,50 €
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EAN :9782296117983
Voilà bientôt un demi-siècle que le cinéma brésilien vit sur le souvenir du cinema novo. Or son histoire est un véritable roman-feuilleton, scénario à rebondissements dont on dresse ici le panorama critique en mettant l'accent sur la quête d'identité dont elle porte trace. Quête cyclique d'un cinéma implanté dans un pays d'identité nationale, politique, raciale et culturelle métissée. Un cinéma irrégulièrement productif, chaotique et cahoté, divers, riche de contradictions liées aux soubresauts de la nation. Après soixante années d'envols dignes de l'obstination d'Icare, ce second volume analyse les années 70 marquées par la Dictature militaire et l'organisme étatique Embrafilme, qui célèbre l'histoire d'amour du public brésilien avec son cinéma (Dona Flor et ses deux maris), puis la pornochanchada, comédie érotique médiocre discréditant pour longtemps le cinéma national. Les années 90 commencent par la mort du cinéma brésilien, gelé par le Président Collor. Carlota Joaquina le ressuscite (1994) et la retomada (reprise toujours actuelle 16 ans après) est couronnée par les succès internationaux de Central do Brasil (1998-Walter Salles) puis Cidade de Deus (2002-Fernando Meirelles). Mais pourquoi le cinéma brésilien a-t-il tant de difficultés intra et extra muros?
Nombre de pages
250
Date de parution
08/12/2010
Poids
480g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296117983
Titre
La renaissance du cinéma brésilien, de l'Atlantide à la Cité de Dieu. Second volume, La complainte d
Auteur
Desbois Laurent
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
480
Date de parution
20101208
Nombre de pages
250,00 €
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L'Odyssée du cinéma brésilien trace, en douze chants dont six composent ce premier volume Les Rêves d'Icare. le parcours initiatique d'un cinéma labyrinthique et cyclothymique, à la lumière de l'histoire socio-raciale et économico-culturelle d'un pays démesuré. Souvent en crise existentielle, de rêves utopiques en désillusions, fasciné par des modèles étrangers (musical hollywoodien, nouvelle vague), il est constamment en quête d'identité nationale. Après une ère de balbutiements, naît à Rio en 1941 la première grande compagnie locale, Atlantida, créatrice d'un genre, la chanchada. Dans les années 50 à Sâo Paulo, le cosmopolite Alberto Cavalcanti dirige le plus grand studio sud-américain, l'éphémère Vera Cruz aux films primés internationalement (le nordestern O Cangaceiro). Face à ce cinéma d'imitation, surgit le cinema novo dont la caméra coup de poing heurte les réalités du pays: Pereira dos Santos, Ruy Guerra et Glauber Rocha font sensation en Europe avec la trilogie du sertao puis une génération s'exprime à travers des héros-métaphores du Brésil, esclave Ganga Zumba (Diegues) ou allégorique Macunaïma (De Andrade). En 1964, Histoire (dictature militaire) et histoire (du cinéma) se mêlent: cerner ces relations, en débroussailler les entrelacs, voici le propos de ce livre ambitieux, nécessaire et enthousiaste.
?Ce fut une vision digne des rives des Enfers telles qu´Homère et Virgile les décrivent dans leurs épopées. Par dizaines et dizaines, c´était un défilé désordonné d´affligeants personnages en camisoles ou robes de chambre sales. Ni hommes ni femmes, avec leurs crânes rasés et parsemés de sang noir, leurs corps tatoués comme marqués au fer rouge, ils-elles crachaient et bavaient, l´oeil hagard ou révulsé. Ainsi la brillante latiniste et modeste helléniste s´était-elle imaginé les Malheureux, ceux qui errent cent ans au bord du Styx pour n´avoir pas en bouche l´obole pour le nocher Charon. Marmonnant borborygmes ou bribes d´onomatopées, les damnés de la Terre allaient et venaient chacun de leur côté dans l´espace gigantesque du lieu clos caché au coeur de la clinique. Fascinée et troublée par ce bétail d´êtres sans cerveaux châtrés de toute conscience ou réflexe, Jennifer sentit une brusque torpeur. Elle commença à défaillir. Une légère claque la remit sur pied.?"
La ville était déserte. La fuite s'annonçait au mieux. Jennifer avait traversé le Quartier des Ministères et celui des Héros littéraires, la zone des HLM aux hauts quadrilatères gris en béton, les boulevards périphériques de la banlieue industrielle. Défilaient au loin le clocher tordu de la Cathédrale aux orgues incendiées, les statues de Cybèle sur le toit de l'hypermarché, la piscine avec sa gueule de cétacé, la patinoire réputée en forme de bolet. Le bolide atteignait les grands faubourgs peu habités. Les maisons se raréfiaient. Les champs sauvages se multipliaient. Soudain elle entendit des hurlements. D'où parvenaient-ils?? Deux femmes affolées gesticulaient désespérément des bras, depuis le champ de maïs ou de colza où elles couraient à perdre haleine, telles deux girafes harcelées par un avion de brousse. C'étaient deux femmes à son image, de vraies femmes-femmes, pas des félines. Des humaines rescapées d'une espèce en voie de disparition, à l'image des dinosaures condamnés à l'obsolescence. Il fallait opérer un demi-tour. Leur porter secours. L'archaïque monoplan, un DHC-2 Beaver, déversait sur les fugitives acculées un pesticide mélangé d'engrais, de fumier et d'infect purin. En appuyant sur la pédale du frein, Jennifer les examina. Incrédule, elle s'écria?: "Ah ça alors !".
La plus grande escroquerie de toute l'histoire du vinL'histoire est digne d'un scénario hollywoodien : une arnaque de plusieurs dizaines de millions de dollars impliquant les meilleurs grands crus du monde, des experts et riches collectionneurs trompés, un escroc au-dessus de tout soupçon et un héros de fortune qui, lancé à ses trousses de Los Angeles à Kuala Lumpur, se retrouve au c'ur d'une enquête du FBI.Tout commence sur les coteaux bourguignons quand Laurent Ponsot, producteur de vins d'exception, apprend qu'à New York on propose aux enchères, pour plus d'un demi-million de dollars, des bouteilles de son domaine dont le millésime n'existe pas. À la man?uvre, un soi-disant dégustateur de génie, un certain Dr Conti...Pour le principe et au nom d'un savoir-faire millénaire, Laurent Ponsot va quitter les paisibles vignobles de Bourgogne et entamer une odyssée au long cours sur les eaux troubles de la contrefaçon." FBI. Fausses bouteilles investigation se dévore comme un polar " L'Obs