Un maître des études platoniciennes, grand connaisseur des rapports entre l'hellénisme et le christianisme des premiers siècles, offre une synthèse originale de ses recherches sur Eusèbe de Césarée sous la forme d'un répertoire de références. Cet instrument de travail, dont il n'existait jusqu'à ce jour aucun équivalent, intéressera les historiens de la pensée antique, les exégètes bibliques, les patrologues, les théologiens soucieux de l'enracinement culturel des doctrines chrétiennes. On y trouve d'abord exposé le panorama complet des traditions de pensée issues de Platon, auxquelles Eusèbe renvoie par de nombreuses citations et allusions. Cette première série de références est close avec les emprunts d'Eusèbe à l'oeuvre de Porphyre. Une érudition alerte et sobre accompagne ces notations : l'auteur, soucieux d'initier à l'héritage classique recueilli par Eusèbe, oriente aussi le lecteur dans le champ des principaux travaux contemporains sur le platonisme. La Bible commentée par Eusèbe est d'abord appréciée dans l'ordre des principaux livres de l'Ancien et du Nouveau testament. Elle est ensuite située dans le cadre des ouvrages les plus importants du commentateur. Certaines méthodes d'interprétation ou de citation de ce dernier sont également analysées. Sur un sujet très vaste, une telle vue d'ensemble, toujours ramenée aux seules indications essentielles, pourra rendre d'innombrables services. On ne parlera plus d'Eusèbe et de ses sources sans avoir consulté cette mine de renseignements
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Nombre de pages
196
Date de parution
01/04/1982
Poids
258g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782701010335
Titre
Eusèbe de Césarée commentateur
Auteur
Des Places Edouard
Editeur
BEAUCHESNE
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135
Poids
258
Date de parution
19820401
Nombre de pages
196,00 €
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Avec ce volume s'achève l'édition du monument apologétique que représentent les 15 livres de la Préparation évangélique auxquels il faut ajouter les 20 livres de la Démonstration évangélique (seuls 10 livres nous sont restés) ; car les deux œuvres sont les deux volets d'un même dessein. Dans la joie de la paix religieuse qui vient d'être accordée aux chrétiens, Eusèbe passe à l'attaque et entend prouver aux païens l'antériorité et la supériorité du judéo-christianisme sur la culture hellénique. Historien de tempérament, grand érudit et collectionneur de documents, l'évêque de Césarée, ami de Constantin, a mis toute sa rigueur et ses connaissances au service de cette thèse qui lui vient des anciens apologètes, mais qu'il a considérablement étoffée et développée. Le Livre VIII est consacré à la doctrine. Continuant le Livre VII qui est consacré à la doctrine des anciens Hébreux, le livre VIII traite des lois de Moïse. Le Livre IX rassemble des témoignages grecs sur les Hébreux et sur les Juifs. Le Livre X, vrai centre de l'ouvrage, accuse les Grecs de plagiat par rapport au peuple de l'alliance qui le précède dans le temps et la connaissance.
Présentation de l'éditeur Originaires de Babylone, où naquit l'astrologie, les prêtres chaldéens étaient, dans le monde antique, craints et respectés pour leurs connaissances magiques et divinatoires. Leurs pouvoirs miraculeux et leur capacité de dialoguer directement avec les dieux et les âmes des morts (en particulier celle de Platon), renforçaient leur influence. Les textes ici rassemblés sont ceux des deux plus célèbres Chaldéens contemporains de Marc-Aurèle (vers 160 de notre ère): Julien-le-Père et Julien-le-Fils. Lorsque ce dernier était en communication avec les dieux, le père interprétait sur-le-champ les visions et les dialogues du fils. Leur renommée extraordinaire, qui dura jusqu'au XVIIe siècle malgré le christianisme, fut assise, notamment, par le célèbre « miracle de la pluie »: en 170, à Vienne, ils sauvèrent l'Empereur Marc-Aurèle, menacé d'une débâcle due à la canicule, en faisant tomber de violentes averses. LeursŒuvres donnent un rituel détaillé des pratiques magiques qui permettent aux oracles de contraindre les dieux à obéir à leur volonté, ainsi que des réponses aux grandes interrogations métaphysiques.
Avec sa " Préparation évangélique ", Eusèbe veut instruire les prosélytes venus des nations et attirer au christianisme les païens cultivés. A ce but, il cherche à reconvertir ce qui constituait le bagage ordinaire du païen instruit et l'éclairer dans le jour de la foi. En déclarant que le christianisme est une religion rationnelle, il rassemble les arguments contre le polythéisme et pour la supériorité de la tradition hébraïque sur la philosophie grecque.
Les courants principaux de l'épistémologie : Le scepticisme L'empirismeLe rationalisme L'idéalisme Le réalisme Les notions fondamentales de la critique : La connaissance La vérité La certitude L'évidence L'erreur Les thèses essentielles du réalisme : La sensation La réflexion L'abstraction L'affirmation L'induction
Composé de douze études, le présent ouvrage examine plusieurs aspects méconnus, voire inconnus, de la Réforme ou des Réformes (pour employer le pluriel cher à Lucien Febvre). L'auteur y aborde quelques-unes des figures de proue du XVIè siècle : après celle de Lefevre d'Etaples qu n'a jamais franchi les limites du réformisme, celles de Luther, de Zwingli, de Myconius et de Calvin qui ont marqué de leur empreinte un certain nombre de familles confessionnelles. Dans leur diversité, ces Réformateurs ont été animés d'une préoccupation commune. Ils se sont efforcés d'interpréter la Bible en obéissant à un double impératif : de fidélité envers Dieu, et de responsabilité envers les hommes. Leurs efforts qui n'avaient d'autre but que de réformer l'Eglise et la société n'ont pas eu le résultat qu'ils avaient escompté. Des recherches de Lefevre d'Etaples qui sont évoquées au début de ce livre au pamphlet de Calvin contre Cassander qui y est examiné en finale s'écoule un demi-siècle au cours duquel se désagrège la chrétienté issue du Moyen Age. Ce demi-siècle pèse lourd dans l'histoire de l'Eglise. En 1512, quand Lefèvre publie son Commentaire sur les Epîtres de saint Paul, tous les espoirs de renouveau sont possibles. En 1561, quand Calvin dénonce, au lendemain du Colloque de Poissy, certaines tentatives de rapprochement des chrétiens qui lui paraissent mettre ne péril la cause de l'Evangile, la chrétienté d'Occident est disloquée. Les Réformes ont réussi, certes, mais pour réussir, elles ont dû se faire en dehors de l'Eglise romaine.