
L'autre cap suivi de La démocratie ajournée
Quelle imminence ? Quelque chose d'unique est en cours en Europe, dans ce qui s'appelle encore l'Europe même si on ne sait plus très bien ce qui s'appelle ainsi. À quel concept, en effet, à quel individu réel, à quelle entité singulière assigner ce nom aujourd'hui ? Qui en dessinera les frontières ... Se refusant aussi bien à l'analogie qu'à l'anticipation, ce qui s'annonce ainsi paraît sans précédent. Expérience angoissée de l'imminence, traversée de deux certitudes contradictoires : le très vieux sujet de l'identité culturelle en général (avant la guerre, on aurait peut-être parlé de l'identité « spirituelle »), le très vieux sujet de l'identité européenne a certes l'antiquité vénérable d'un thème épuisé. Mais ce « sujet » garde peut-être un corps vierge. Son nom ne masquerait-il pas quelque chose qui n'a pas encore de visage ... Ce livre est paru en 1991.
| Nombre de pages | 123 |
|---|---|
| Date de parution | 20/03/1991 |
| Poids | 160g |
| Largeur | 134mm |
| EAN | 9782707313799 |
|---|---|
| Titre | L'autre cap suivi de La démocratie ajournée |
| Auteur | Derrida Jacques |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 134 |
| Poids | 160 |
| Date de parution | 19910320 |
| Nombre de pages | 123,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Circonfession. 1 cd mp3
Derrida JacquesJacques Derrida couche ce texte sur le papier de janvier 1989 à avril 1990, alors que sa mère se meurt. Il a alors 59 ans. 59 bandes d'écriture composent ce tissu verbal, chacune constituée d'une seule phrase, pour une année de vie. Circonfession - hybridation de « Confession » et « Circoncision » - est nourri d'éléments biographiques. Mais la confession est à la fois possible et impossible, dit l'auteur, qui ne sait pas qui parle, qui prie dans ce texte, ni ce qui se dit en secret. « Peut-on nommer son propre sang ? Et décrire la première blessure, ce moment où, paraissant au jour, le sang se refuse encore à la vie ? À supposer qu'on se rappelle sa circoncision, pourquoi cet acte de mémoire serait-il une confession ? L'aveu de quoi, au juste ... Et de qui ? À qui ... Rôdant autour de ces questions, essayant, comme au clavier, une voix juste au-dedans de moi, je tente de dire de longues [...] phrases, et de les murmurer au plus près de l'autre qui pourtant les aspire, soupire, expire, les dicte même. Cette diction est aussi une dictée. Plusieurs voix résonnent en une, dès lors, elles se croisent, elles se disputent même une parole finalement torsadée. » J. D.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 € -

Atlan grand format. De la couleur à la lettre
Derrida JacquesLe moment est venu d'élaborer un nouveau langage, d'inventer des formes, de créer des objets, de faire surgir un univers de lignes et de couleurs qui n'emprunte pas à la littérature, qui ne ressemble pas à ce qu'on appelle la réalité, mais qui constitue, par lui même, une réalité.Pouvons-nous contraindre des formes inédites à exister concrètement ? L'expression purement plastique est-elle possible ? J'ai écrit dans la revue américaine Continuity que l'important, pour un peintre, ce n'était pas la vision de la réalité, mais bien plutôt la réalité de la vision. L'imagination plastique peut créer des formes qui, pour être mystérieuses ou inédites, n'en sont pas moins tout aussi réelles et concrètes.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER100,50 €
Du même éditeur
-

Revue d'études palestiniennes N° 106, hiver 2008 : Après la rencontre d'Annapolis : vers une troisiè
Al-Dakhil Khaled ; Mansour Sylvie ; Hermann DenisEpuiséVOIR PRODUIT15,00 € -

Les Rites d'interaction
Goffman ErvingLa vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,00 € -

Fin de partie
Beckett SamuelDans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,00 €
De la même catégorie
-

André Malraux. Une vie
Todd OlivierLorsque à la fin des années 1920, André Malraux fit irruption sur la scène littéraire, il imposa d'emblée un ton, un style, un personnage. En lui, l'action et la littérature, la politique et la morale semblaient se réconcilier. Doué du génie de la séduction et de l'autopromotion, l'auteur des Conquérants puis de La Condition humaine voulait marquer ce monde de " cicatrices ". Restent aujourd'hui ses livres, que l'on peut apprécier en oubliant l'homme, mais on se prive alors de leur personnage principal. " Ma vie ne m'intéresse pas ", disait-il. De fait, seule sa vie l'intéressait. Il la conçut comme une ?uvre, et peut-être a-t-elle été son meilleur roman. S'appuyant sur des témoignages et des documents souvent inédits, des archives publiques et privées inexploitées, Olivier Todd démêle réalités vécues et imaginées, dévoilant un homme qui n'a passionnément agi que pour écrire, un écrivain qui doutait de lui-même, un personnage sans méchanceté ni mesquinerie, dont les métamorphoses et la mythomanie ont nourri une légende.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,50 € -

Un coeur intelligent. Lectures
Finkielkraut AlainLe roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.EpuiséVOIR PRODUIT8,60 € -

La littérature française du Moyen Age à nos jours
Faerber Johan ; Rauline Laurence ; Oddo Nancy ; CoLe récit de l'histoire de la littérature française, du Moyen Age à nos jours : Une vision d'ensemble claire et cohérente de l'histoire de la littérature française à travers les auteurs majeurs et les oeuvres fondatrices. Au fil des doubles pages, la présentation vivante de chaque oeuvre, de sa genèse et de sa réception, et des encadrés mettant en lumière le contexte culturel. Un voyage à travers les époques et les genres avec des frises chronologiques, des repères biographiques et des dossiers sur les grands mouvements littéraires.EpuiséVOIR PRODUIT21,60 € -

L'écriture du désir
Cannone BelindaIl me semble qu'on n'a pas assez dit comment l'activité d'écrire s'enracine dans le désir, parce qu'elle en est une manifestation essentielle. Parce que le désir, élan des forces de vie, parcelle de l'énergie cosmique, se concentre particulièrement dans le désir sensuel et dans l'amour, s'y donne à voir dans son aspect le plus concentré, le plus beau, cet essai ne cessera plus d'entrelacer la narration du désir qui meut l'écrivain à des réflexions sur le désir érotique dont il a parfois à écrire. Il essaiera de dire le désir de connaître que les romans manifestent, et qui nourrit la lecture. Ce qui compose l'étrange et sinueux tracé de la littérature et de notre existence."B.C. Belinda Cannone est écrivain. Elle a notamment publié Dernières promenades à Pétrapolis (Seuil, 1990), L'Ile au Nadir (Quai Voltaire, 1991), Trois nuits d'un personnage (Stock, 1994), Lent delta (Verticales, 1998)."EpuiséVOIR PRODUIT14,45 €


