Elle est coupable, elle le sait, l'a toujours su. " Elle, c'est Apolline qui, enfant, pendant la guerre, a dénoncé ses parents résistants, sa mère surtout. Et l'histoire a suivi son cours : la grande Histoire, avec les déportations en Allemagne et les camps de la mort, puis la fuite vers le " paradis sur terre ", l'Union soviétique ; la petite histoire, individuelle, celle d'Apolline, entre autres. Apolline a grandi. Jamais elle n'a rien dit de sa faute. Ses parents ? Elle a toujours été certaine qu'ils étaient morts. La preuve, ils ne sont pas revenus. Or voici qu'au début du roman, surgit de nulle part une vieille femme dans laquelle Apolline reconnaît aussitôt sa mère. Il n'y aura entre elles aucun échange : Adélaide ne se montre que pour mourir devant sa fille. En laissant un cahier. A elles deux, les héroïnes de Christine Deroin reconstituent presque tout le vingtième siècle, avec ses crimes, ses utopies, ses millions de destins individuels broyés par ce qu'Alexandre Soljénitsyne appelle " la Roue rouge " de l'histoire. Il y a aussi dans ce roman, et peut-être surtout, la " griffe intérieure ", lancinante, de la culpabilité. Mais, semble interroger l'auteur, n'est-ce pas elle, cette " griffe ", qui permet à la personne d'exister face à l'Histoire. Anne Coldefy-Faucard.
Nombre de pages
145
Date de parution
14/09/2005
Poids
216g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782910490775
Titre
La Griffe intérieure
Auteur
Deroin Christine
Editeur
L'INVENTAIRE
Largeur
125
Poids
216
Date de parution
20050914
Nombre de pages
145,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Lukas, Agathe et Tom, lycéens parisiens, partent tous les trois pour Berlin. C'est leur dernier voyage avant le baccalauréat. Le père de Lukas, qui était allemand, disait avoir franchi en 1984 le mur construit en 1961 pour couper définitivement la ville en deux. Pourtant, sur le mur du mémorial qui honore les femmes et les hommes morts en tentant de franchir le mur de l'Est vers l'Ouest, Lukas découvre le nom de son père. Comment est-ce possible ? Commence alors, pour les trois jeunes gens, une aventure dans le Berlin de 2019 où se mêlent passé, présent et avenir, où toutes les questions sont permises et où la résolution du mystère nécessitera quelques péripéties...
Présentation de la série "Pas de panique !" Cette collection a été créée pour sensibiliser les adolescents face aux différentes maladies psychiatriques dont peuvent souffrir des membres de leur famille (parents, frères, soeurs, amis proches).
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Ce recueil est une anthologie de la poésie de Mehdi Akhavan Sales, l'une des figures majeures de la nouvelle poésie persane. Né en 1927 à Machhad, la capitale du Khorasan, berceau de la renaissance de la langue et de la poésie classique persane, il se donne la tâche de rapprocher le Khorasan du Mazandéran, lieu de naissance de la nouvelle poésie persane fondée par Nima Youshidj. La poésie d'Akhavan est une synthèse sophistiquée et élaborée de ces deux courants. Cette anthologie comporte une cinquantaine de poèmes du poète tirés de plusieurs recueils de sa poésie publiés entre 1950 et 1990 à Téhéran. La plupart des poèmes sont pourtant choisis parmi seulement trois recueils qui sont considérés par tous les critiques littéraires iraniens comme trois chef-d'oeuvres du poète. Publié pour la première fois en France, Akhavan Sâlès jouit en Iran d'une immense popularité et d'une grande notoriété et sa poésie a été une source d'inspiration pour des écrivains, des musiciens et des cinéastes. Ses compatriotes le décrivent comme le Ferdowsi des temps modernes, car il a joué un rôle fondamental dans le renouveau de la poésie persane, et une génération entière de jeunes poètes l'a suivi sur ce chemin. Il est décédé des suites d'une longue maladie à Téhéran en 1990 et est enterré dans la ville de Tous à côté du mausolée de Ferdowsi.
Un manifeste anti-uniformisation, anti-masses, anti-consommation, anti-bourgeois, anti-yuppies, anti-tout! L?auteur ne se contente toutefois pas de dénoncer, il donne aussi des indications de survie. Le lecteur n?aura donc plus aucune excuse: il saura ce qu?il convient de savoir pour être un snob achevé mais aussi, et surtout, pour être lui-même.
Dubien Arnaud ; Pauchet Sophie ; Radvanyi Jean ; C
Pour la première fois depuis leur existence, les Regards de l'Observatoire n'ont pu paraître en 2020. On comprend aisément pourquoi : nous étions au coeur de la pandémie et aurions été dans l'incapacité de faire un point sérieux sur la gestion de cette crise sanitaire en Russie, ses conséquences économiques, politiques et sociales. Aujourd'hui, la situation se décante et l'on y voit plus clair. Par ailleurs, sur le plan international, plusieurs événements ont envenimé des relations déjà tendues entre la Russie et l'Europe et, plus généralement, entre la Russie et l'Occident. Le temps est donc venu, pour les Regards de l'Observatoire, de poursuivre ce qui correspond à leur ambition première : donner l'analyse la plus complète possible de la situation en Russie et des relations de ce pays avec la France et le monde.
Velimir Khlebnikov (1885-1922), poète hors norme, écrit Zanguezi, poème-pièce, "surnarration" , à la fin de sa vie. Zanguezi est le nom du héros, prophète, alter ego de son créateur. Contemporain de la révolution russe, révolution non seulement politique mais aussi artistique, Velimir Khlebnikov est, parmi les novateurs, celui qui, sans doute, dynamite le plus le langage pour créer un monde nouveau. Mathématiques, astronomie, philosophie, ornithologie, tout sert à celui qui se veut "président du globe terrestre" pour façonner sa "langue des oiseaux, poésie stellaire" , dans laquelle il n'est pas de mots, mais des mouvements, pas de chapitres, mais des surfaces. En 2020, on célébrait le 135e anniversaire de la naissance de Velimir Khlebnikov. A cette occasion, l'atelier de Boris Trofimov, à Moscou, réalisait une édition de Zanguezi, en russe et en anglais, visant à reproduire graphiquement le rythme du poème. Nous reprenons cette composition graphique en russe et en français.