Lettres à Henri Matisse suivies de La Pensée moderne et la peinture
Derain André ; Labrusse Rémi ; Munck Jacqueline
ECHOPPE
16,00 €
Epuisé
EAN :9782840682936
Voilà donc seulement 3 ou 4 jours que je me suis mis à travailler. Le temps est donc très court et je suis en de bien mauvaises dispositions et je ne fais que des choses très incomplètes. Il est inutile d'ailleurs que je vous embête avec mon travail. Je suis un peu dans une disposition semblable à la vôtre et, s'il m'est possible, je passerai l'hiver dans le midi où j'ai une paix morale que je ne puis cultiver à Paris. Ici, les paysages sont très jolis, la lumière est plutôt plus claire qu'à Collioure mais aussi douce. Seul le paysage n'est pas aussi pittoresque, pas aussi italien que celui de Collioure. Cependant, derrière, il y a de hautes montagnes de craie couvertes de bois de sapins qui sont superbes de sauvagerie et de luminosité." A. Derain, L'Estaque, 2 août 1906.
Nombre de pages
102
Date de parution
09/11/2017
Poids
175g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782840682936
Titre
Lettres à Henri Matisse suivies de La Pensée moderne et la peinture
Auteur
Derain André ; Labrusse Rémi ; Munck Jacqueline
Editeur
ECHOPPE
Largeur
148
Poids
175
Date de parution
20171109
Nombre de pages
102,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce qu'il faut, ce serait de rester éternellement jeune, éternellement enfant : on pourrait faire de belles choses toute sa vie. Autrement, quand on se civilise, on devient une machine qui s'adapte très bien à la vie et c'est tout."
D’une malle en osier oubliée est sorti un trésor de guerre. Plus d’une centaine de lettres, inédites, écrites de la main de Derain, toute une correspondance des années de guerre adressée à sa « chère Alice ». Des courriers en mauvais état, à l’écriture irrégulière, tracée avec une encre souvent effacée par l’humidité, mais qui enrichissent prodigieusement la masse épistolaire des années 1914-1919.Décryptées, transcrites et classées, ces lettres disent le quotidien du soldat Derain pendant les quatre années de guerre : ses premiers élans, ses déceptions, son désœuvrement et ses peurs, sa solitude, sa frustration de ne pas participer à la vie artistique parisienne, ses tentatives, par Alice interposée, de s’inscrire sur le marché de l’art. Elles nous parlent aussi d’un homme que la guerre sépare de sa famille et de ses proches.Les propos de Derain révèlent le caractère affirmé d’Alice, sa compagne, qui deviendra sa femme en 1926. Son esprit libre causait parfois bien du tourment à André, mais il lui avoue en 1917 qu’elle est « le seul être humain dont [il] recherche le vrai suffrage ».Ce volume réunit 254 lettres écrites par André Derain à Alice. Témoignage exceptionnel d’un Français dans la Grande guerre, il est aussi une chronique de la scène artistique racontée d’une plume sensible par un artiste d’une rare intelligence.En coédition avec le Centre André Derain et le Centre Georges Pompidou. Avec la collaboration scientifique du musée de la Grande guerre du pays de Meaux.Ouvrage publié sous la direction de Geneviève Taillade et Cécile Debray. Edition établie, présentée et annotée par Christina Fabiani et Valérie Loth.
Cette navigation en quatre temps dans les eaux grecques est l'occasion pour l'Académicienne de revenir sur quelques-uns des thèmes centraux qui parcourent son ?uvre. Au-delà de la simple accumulation des savoirs, Jacqueline de Romilly nous livre une série de réflexions propres à renouveler notre cartographie intime du monde hellénique. Au fil des étapes de cette croisière «savante», elle évoque tour à tour la naissance et l'évolution de la musique, la place de deux figures mythiques (Ariane et Phèdre), le statut de la Cité athénienne dans les études antiques, et le lien, très particulier, qu'elle entretient avec Delphes.
L'Enchanteur pourrissant est le premier livre d'Apollinaire (1880-1918), celui qu'il porta de ses 18 à ses 29 ans. Avec son inspiration moyenâgeuse et son érudition lexicale, ce poème en prose doit encore beaucoup au symbolisme et à Alfred Jarry. Mais c'est bien l'univers d'Apollinaire, où Brocéliande devient la forêt des Ardennes et où s'entrechoquent lyrisme et insultes baroques. Les gravures sur bois d'André Derain, ici présentées dans leur format d'origine, doivent quant à elles beaucoup à l'art africain, que le jeune artiste découvre alors avec Picasso. La légende arthurienne rencontre l'avant-garde artistique.