Attention et vigilance. A la croisée de la phénoménologie et des sciences cognitives
Depraz Natalie
PUF
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EAN :9782130620280
Présentation de l'éditeur Porter son attention sur l'attention, voilà l'urgence de notre humanisation contemporaine. Les sciences l'ont compris, qui depuis plus d'un siècle multiplient les travaux en psychologie et en neurosciences sur cette fonction complexe et globale qui forme un réseau intégré transversal où jouent mémoire, perception, veille, émotion et décision ; les techniques méditatives ont aussi leur rôle à jouer, s'adressant moins à notre intellect, comme les sciences, qu'à l'attitude fondamentale face à la vie. Elles nous proposent une clé en matière de pratique de la présence à soi.Devant l'impact croissant des sciences et la visibilité actuelle des techniques méditatives, quel rôle jouera la phénoménologie ? Contrairement aux autres approches philosophiques, elle possède ce plus de tenir en un regard ouvert sur le monde : par son retour à l'expérience, elle fait alliance avec la visée expérimentale des sciences et, par sa méthode de suspension, elle entre en contact avec une quête contemplative qui est prise de recul. Elle joue ainsi un rôle-charnière pour repenser l'attention en en faisant une expérience d'ouverture au monde davantage qu'un état mental interne. La phénoménologie apporte quelque chose d'inédit : une éthique de l'attention, qui réforme celle-ci en « vigilance ».
Nombre de pages
527
Date de parution
01/10/2014
Poids
706g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782130620280
Titre
Attention et vigilance. A la croisée de la phénoménologie et des sciences cognitives
Auteur
Depraz Natalie
Editeur
PUF
Largeur
151
Poids
706
Date de parution
20141001
Nombre de pages
527,00 €
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Il y a un pari d'envergure, presque une provocation, à montrer l'ampleur et l'acuité des méthodes pratiques qui tissent le propos de Husserl dans un texte qui a été considéré par ses interprètes comme le livre le plus "métaphysique', à savoir celui où l'auteur prend parti pour une thèse philosophique souvent jugée éculée: l'idéalisme. Tout le destin de la phénoménologie s'est joué autour d'une prise de position contre son"tournant idéaliste"en 1913, Heidegger ayant ouvert les hostilités, suivi par Sartre, Ricoeur, Derrida et Levinas. A rebours de cette herméneutique constitutive de la critique philosophique, l'auteur cherche ici à faire voir un Husserl"praticien', "épistémologue', c'est-à-dire peu soucieux de défendre une position métaphysique. Cette épistémologie pratique de la phénoménologie peut être caractérisée comme un"empirisme transcendantal'. Par là, un sens de la vérité émerge, qui puise sa validité dans l'expérience native du lecteur, c'est-à-dire dans son aptitude à vérifier par lui-même l'accord du concept en relation avec son vécu. La lecture expérientielle proposée prend alors un tour pragmatique, à l'horizon d'un renouvellement de la phénoménologie comme pratique. Biographie de l'auteur Natalie Depraz, spécialiste de Husserl, est professeur de philosophie à l'Université de Rouen.
Fondateur de la phénoménologie, Husserl inaugure au début du XXe siècle un mode de pensée radicalement nouveau. Prenant son départ dans les deux sciences centrales d'alors, les mathématiques et la psychologie, cette discipline inédite se présente comme l'étude descriptive de tous les phénomènes qui s'offrent à notre regard. Ce livre propose un exposé de la phénoménologie comme méthode, tout à la fois descriptive et caractérisée par la réduction. Il restitue la présentation des expériences cardinales que fait le sujet : l'espace, le temps, l'imagination, l'empathie et interroge la fécondité multiforme de la démarche phénoménologique.
L'être humain ne se conçoit pas sans une relation avec lui-même, où il va de la perception qu'il a de son corps, de son existence, de celle des autres, de son adhésion à telle ou telle valeur, etc. Mais la notion même de conscience n'apparaît qu'au XVIIe siècle. Depuis, ce concept tard venu n'a cessé de commander une dynamique sans fin d'interrogation et de recherches plurielles. L'originalité du présent ouvrage est d'aborder la question selon les angles philosophique, mais aussi psychologique, psychanalytique, phénoménologique, psychiatrique, cognitif, religieux et spirituel : faire droit, pleinement et avec une rigueur constante, à l'hybridation interdisciplinaire du thème de la conscience constituait un défi indispensable-enfin relevé ici. L'auteur redonne vie à l'aventure : anticipation dans le contexte gréco-latin ; problématisation dans les conceptions classiques ; séisme dû à la mise en évidence de l'inconscient par la psychanalyse : élargissement au corps et au mande par la phénoménologie; interrogations permises par l'exploration psychiatrique du pathologique ; forte implication, enfin, dans le débat cognitif contemporain, dont il apparaît qu'une méthodologie en première personne peut renouveler les conditions et l'approche de l'objectivité empirique. La richesse du parcours rend particulièrement fécond l'examen final des traditions spirituelles, véritable retour aux sources de l'interrogation .
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.