Le pouvoir du don. Tome 2, Des années fric aux années banlieues : le mécénat d'entreprise des années
Denoit Nicole
L'HARMATTAN
19,50 €
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EAN :9782747533928
Nous avons approché, dans le premier tome de cet ouvrage, le mécénat au moment de son succès auprès des entreprises, des médias et de l'opinion publique en général pour observer maintenant, après la crise des années 92-93, une évolution, une adaptation qui permettent de poser l'hypothèse de l'émergence de l'interdépendance sociale telle qu'elle a pu notamment être pensée par Norbert Elias. Une interdépendance mieux comprise par les entreprises qui conçoivent différemment le rôle de la communication et imaginent dès lors de nouvelles formes d'implication dites " citoyennes ", intégrant priotairement la notion de proximité, celle de l'insertion de l'entreprise dans un contexte spatial et temporel attentivement observé, analysé, dans une perspective d'interaction assumée entre l'intérêt de l'entreprise et le fonctionnement social environnemental. Cette maturité du mécénat dans les années 90, intégrant la notion d'interdépendance sociale, conduit l'entreprise à prendre en compte les préoccupations de l'opinion, notamment d'un consommateur-citoyen - on pense au commerce équitable, au développement durable -, préoccupations qui peuvent remettre en cause la notion de mécénat. Certes, il y a une conception de la relation mécène qui, parle don, place la main de celui qui donne au-dessus de celle qui reçoit et s'oppose en cela à la responsabilisation des individus. Cependant, on peut aussi considérer, à la suite de Marcel Mauss, que le contre-don attendu ne comble jamais la dette de laquelle se nourrit un lien social dont la société contemporaine sent plus que jamais la nécessité. Si la citoyenneté que l'entreprise mécène revendique est concurrencée dangereusement par la citoyenneté du consommateur, le geste mécène, pensé dans la perspective du don et du contre-don, garde sa fonction régénératrice du lien social et trouve une justification à sa pérennité.
Nombre de pages
219
Date de parution
01/11/2003
Poids
302g
Plus d'informations
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EAN
9782747533928
Titre
Le pouvoir du don. Tome 2, Des années fric aux années banlieues : le mécénat d'entreprise des années
ISBN
2747533921
Auteur
Denoit Nicole
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
302
Date de parution
20031101
Nombre de pages
219,00 €
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La réflexion qui fait l'objet de cet ouvrage procède d'un intérêt pour un phénomène largement médiatisé et très en vogue dans les années 80 comme stratégie de communication institutionnelle des entreprises par l'événement. D'une curiosité appliquée à l'observation des pratiques de mécénat dans l'entreprise, mais aussi à l'observation de leur perception dans l'espace et le discours public, pratiques diversifiées dont on a pu saisir sur le terrain les formes variées en même temps que les effets de mode, nous sommes passés, avec le recul du temps, à une interrogation sur l'effet durable de la médiatisation du mécénat dans l'euphorie d'une communication de séduction conçue, dans les années 80, par une entreprise qui veut ignorer la crise ou vise à s'en démarquer par une stratégie de communication luxueuse, du moins inscrite symboliquement dans le luxe et la dépense. C'est donc l'effet d'une mise en scène de l'entreprise par le mécénat que nous abordons ici. Dans l'optimisme collectif des années 80 qui incite à attendre le salut de l'entreprise, relais des institutions en faillite (l'église, le politique, l'école). la crise est occultée et le mécénat, essentiellement culturel, à ses débuts, est pensé comme un outil de communication propre à faire consensus mais par déplacement hors du territoire de l'entreprise, hors de la réalité " toute crue ". Précisément, l'art, comme le voulait Kant, est une promesse de communauté fictive dont l'entreprise veut rêver et faire rêver.
C'est sur le versant de l'imaginaire et de la représentation des nouvelles technologies d'information et de communication dans la société contemporaine que se situe cet ouvrage qui réunit spécialistes en Sciences de l'information et de la communication, philosophes, professionnels en charge de structures innovantes qui font référence en matière de création numérique, porteuse par excellence de cet imaginaire nourri des NTIC, que nous continuons à désigner comme telles, pour souligner, que l'immense saisissement, dans lequel leurs possibilités sans cesse renouvelées nous plongent, perdure. Précisément, nos représentations ne sont-elles pas en retard par rapport aux bouleversements opérés par les NTIC dans nos vies ? Espaces privés, professionnels, publics, sont affectés et ici observés. L'avènement des NTIC s'est accompagné de la richesse d'une transversalité accrue dans tous les domaines, transversalité dont cet ouvrage témoigne tout en l'interrogeant. On retrouve dans l'analyse des différents auteurs le constat essentiel que ce sont les usages des NTIC dont il faut envisager les responsabilités dans nos modes de vie et non la fatalité de leur incidence. Elles accompagnent nos représentations, les amplifient. "Miroir, amplificateur, accélérateur", autant de termes qui désignent les effets des nouvelles technologies mais nous renvoient à nos responsabilités de citoyen, d'homme avant celles d'internaute. Le rêve numérique renvoie à la société que nous voulons vraiment imaginer, construire. On perçoit l'actualité et la nécessité de cette réflexion approfondie sur l'imaginaire et la représentation des NTIC dans une société où l'innovation. technologique est avancée en permanence comme une réponse aux problèmes de société sur lesquels bute l'action politique.
L'université, centre de formation et de recherche, est fondamentalement un lieu de culture. A l'instar des entreprises et des centres d'art, l'université de Tours initia dès 2002 le principe d'inscrire chaque année une résidence d'artiste à son programme culturel. Dès lors, un artiste est invité pour créer au fil des mois, dans le cadre d'ateliers réunissant étudiants et personnels, une oeuvre originale offerte au public. Année après année, des artistes aussi talentueux et divers que Marc Ducret (2004-2005), François Delarozière (2008-2009). Marc-Antoine Mathieu (2010-2011), Raphaël Cottin (2013-2014), David Christoffel (2015-2016)... ont créé une oeuvre collective inscrite au coeur de l'université, c'est-à-dire au coeur de la ville de Tours. La résidence d'artiste interroge la place de l'artiste dans notre société et les pouvoirs de l'art, dans un monde agité par des logiques ultralibérales, et par une consommation déraisonnable des biens matériels. Que peut l'art en effet, et que peut la résidence d'artiste ? Ce livre offre un bilan de 14 années de résidence d'artiste en université. Des spécialistes en études artistiques et en médiation, des professionnels, des artistes, des représentants d'entreprises ou d'institutions publiques livrent leurs expériences et leurs analyses.
Les rythmes sociaux de la vie contemporaine tendent à instaurer l'urgence comme une temporalité ordinaire. L'urgence serait devenue avec l'excès, la notion de dépassement permanent, un mode dominant de régulation collective. Les technologies de communication sont montrées du doigt dans ce mouvement qui semble inexorable et qui affecte les organisations. Mais sont-elles vraiment la cause de cet emballement temporel dénoncé régulièrement ? L'urgence a de multiples visages dans les organisations que les auteurs de cet ouvrage ont entrepris d'explorer pour essayer d'en mesurer la complexité. Car les organisations semblent prises dans des mouvements paradoxaux qui suscitent de nombreuses interrogations. Elles vivent au quotidien dans l'urgence et veulent se penser sous le signe du projet, de l'anticipation, de la pro-activité et de la veille stratégique. Elles vendent de l'éphémère et développent des pratiques dites de développement durable, conjuguant éthique de la responsabilité et éloge de la pérennité. Qu'en est-il donc de l'urgence dans les organisations et de son rapport aux pratiques communicationnelles ? Voilà le thème que cet ouvrage explore à travers les contributions de douze chercheurs.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.