Policiers de Paris - Les commissaires de police en Révolutio. LES COMMISSAIRES DE POLICE EN RÉVOLUTI
Denis Vincent
CHAMP VALLON
27,00 €
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EAN :9791026710905
De 1790 à 1794, les Parisiens ont pu choisir leurs commissaires de police, remplaçant les policiers professionnels de l'Ancien Régime par des citoyens élus. Pour la première fois, un livre se penche sur ces personnages méconnus, chargés de la tâche difficile de maintenir l'ordre public au jour le jour dans une capitale immense. Revenant sur les circonstances et les limites de cette révolution policière qui commence avec la prise de la Bastille, Vincent Denis retrace les itinéraires, les travaux et les peines de ces hommes ordinaires propulsés aux destinées de l'ordre de leur quartier à la faveur des bouleversements révolutionnaires. Que peut signifier alors faire la police d'une capitale en révolution ? Quels visages les commissaires ont-ils donnés à la police "révolutionnaire" ? Fondé sur l'exploitation de très riches archives inédites de la police parisienne, l'ouvrage plonge le lecteur dans le quotidien des Parisiens pendant la Révolution française, au coeur des conflits, des émotions et des luttes qu'ont vécus les habitants de la capitale. Il nous offre ainsi un éclairage original sur la vie à Paris pendant la Révolution et sur la façon dont celle-ci a transformé la ville et ses habitants. Revenant sur cette expérience unique où les Parisiens faisaient leur propre police, l'ouvrage analyse les raisons de son abandon sous le Directoire et son rôle dans la genèse d'une police moderne professionnelle en France.
Nombre de pages
384
Date de parution
06/10/2022
Poids
604g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791026710905
Titre
Policiers de Paris - Les commissaires de police en Révolutio. LES COMMISSAIRES DE POLICE EN RÉVOLUTI
Auteur
Denis Vincent
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
155
Poids
604
Date de parution
20221006
Nombre de pages
384,00 €
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Comment établir l'identité d'une personne à une époque où n'existe ni photographie, ni empreinte digitale, ni même état civil fiable? Entre la Régence et la Restauration, la France a été le siège d'une révolution silencieuse d'une ampleur jusqu'à présent insoupçonnée: la naissance de l'identité individuelle, une "identité de papier" fondée sur le registre, le certificat, le passeport: les soldats, les mendiants, les vagabonds, les criminels furent les premiers à être "fichés". Avant que l'ensemble de la société ne soit, à son tour, "identifiée". Quels sont les instruments de cette identification de la personne? Les techniques et les procédures de signalement? Les acteurs? Comment la société a-t-elle réagi à ce processus de fichage? Ce livre retrace pour la première fois l'histoire de l'identité individuelle: en s'imposant dans la vie de tous les Français sous l'influence de l'État, par le travail et le savoir des agents de la machine administrative de l'Ancien Régime, de la Révolution et de l'Empire, et par les enquêtes de la police, les "papiers" ont fondamentalement modifié l'histoire de l'individu. La genèse des techniques et des pratiques de l'identification jette un éclairage nouveau sur l'histoire de notre modernité "démocratique", qui s'enracine dans des pratiques inventées par l'Ancien Régime, au temps des rois absolus.
Lorsque la Bastille tombe le 14 juillet 1789, c'en est fini du despotisme de la police. Lettres de cachet, mouches, espions sont devenus insupportables à un peuple en quête de liberté et d'égalité. Pourtant, l'histoire de la police de l'Ancien Régime ne peut se résumer à ce sombre portrait. Présentés pour la première fois, deux cents documents exceptionnels conservés aux Archives nationales nous plongent dans le quotidien du travail policier. On y voit Rousseau déclarer un vol de chemises, Sade protester contre son enfermement, Diderot et d'Alembert fichés, des prostituées sous contrôle. Mais l'on découvre aussi des lettres, des rapports, des projets qui dessinent une autre police, fille du siècle des Lumières. Prétendant vouloir "faire le bonheur des hommes en société", elle approvisionne les villes en blés, organise le travail ou veille à l'hygiène des populations. Cet ouvrage richement illustré offre un nouvel éclairage sur la naissance de la police moderne à la veille de la Révolution française.
Les policiers furent les figures les plus visibles et les plus symboliques de la domination coloniale dont ils formaient le premier maillon. Au contact quotidien des populations, chargés des tâches les plus diverses, sous des dénominations très variables, ils jouaient cependant pleinement leur rôle dans la "mission civilisatrice de l'homme blanc". Cet ouvrage entend montrer quelle fut leur contribution à l'émergence d'un nouveau mode de gestion colonial des populations, des années 1750 à la veille de la Grande Guerre. De Buenos Aires à Sydney, en passant par Rio, Montréal, Bombay, Le Cap ou Batavia, du Suriname aux Indes néerlandaises, les contributions réunies ici retracent l'histoire des forces de l'ordre des empires coloniaux européens, l'intense circulation des pratiques, des conceptions policières et des hommes au sein des empires. Loin d'être la projection des structures des polices métropolitaines, les polices des territoires coloniaux ont été des terrains d'expérimentation, sans cesse adaptés aux contraintes matérielles et politiques des sociétés locales. A bien des égards, les colonies furent le laboratoire de la modernité policière, présentée comme une innovation des métropoles du XIXe siècle. Fruit d'une enquête collective, rassemblant douze études inédites de spécialistes internationaux, cet ouvrage se veut une contribution à l'histoire de l'Etat et des empires coloniaux, ainsi qu'à celle des polices.
Pourquoi certains joueurs réussissent toujours à s'en sortir même lorsqu'ils sont en difficulté ? Comment gérer ses émotions et trouver les ressources défensives adéquates quand on est confronté à une position difficile ? L'auteur a rassemblé dans ce livre l'ensemble des techniques de défense tactiques et théoriques qui peuvent vous permettre de survivre dans des positions inférieures. Grâce à plus de 250 exercices de mises en situation, vous apprendrez à développer votre instinct de survie !
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...