Maurice Denis, né en 1870, mort en 1943, est l'un des peintres fondateurs du mouvement des Nabis qui, en rupture avec les représentations artistiques de l'époque, va libérer la voie vers une peinture moderne et émancipée de toutes les règles. Grand critique et historien de l'art, il a produit de nombreux écrits théoriques sur les artistes et les mouvements de son époque, ceux qu'il côtoyait, qu'il admirait ou qu'il rejetait. Ce volume rassemble les portraits ? écrits entre 1902 et 1939, inédits ou publiés dans de désormais introuvables revues ? des ?gures qui l'ont inspiré et dont il se revendiquera toute sa vie. Les primitifs italiens, Fra Angelico et Raphaël, sont d'abord convoqués avec Poussin ? fervent représentant du classicisme et autre grand amoureux de l'Italie ? comme des modèles de raison, de méthode et de métier. Amaury-Duval, Manet et Renoir suivent et représentent l'émergence de la modernité au XIXe siècle. La trinité Puvis de Chavanne, Gauguin et Cézanne, contemporains de l'auteur, clôt l'ensemble et amorce la réaction à l'impressionnisme que seront les Nabis. L'ensemble est une analyse précise et brillante de leurs techniques, des contextes qui ont fondé leur création, et surtout un vibrant hommage à leur oeuvre. Préface, établissement des textes, annotations par Juliette Solvès (éditrice, chercheuse, responsable de l'édition du Catalogue raisonné des peintures de Maurice Denis.)
Nombre de pages
129
Date de parution
12/01/2024
Poids
270g
Largeur
145mm
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EAN
9782377921478
Titre
La leçon des maîtres
Auteur
Denis Maurice ; Solvès Juliette
Editeur
FATA MORGANA
Largeur
145
Poids
270
Date de parution
20240112
Nombre de pages
129,00 €
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« L'amour de l'Italie aura été une des plus fortes passions de ma vie d'artiste et de ma vie intérieure. » L'aveu est de taille. Lorsqu'il débarque en Sicile en 1921, le peintre Maurice Denis (1870-1943), pose le pied sur la terre italienne pour la huitième fois. Arrivé d'Afrique du Nord avec l'une de ses filles, il vient s'y consoler d'un grand deuil. Maurice Denis a profondément aimé ce pays. Carnets de voyage en Italie peut être regardé comme un récit pittoresque ? c'est bien le mot ? de ses passages dans diverses villes, mais aussi une leçon d'histoire de l'art à travers l'étude de grands maîtres de la peinture. Assurément, ces Carnets sont ceux d'un peintre qui sait, qui aime écrire, et la chose est rare.
Si Maillol approche parfois des Grecs du temps de Phidias, ce n'est pas qu'il les comprenne par quelque application intellectuelle, par l'intermédiaire d'un raisonnement ou qu'il les copie, c'est qu'il sent directement comme eux et que leur perfection est sienne, véritablement conforme à son instinct. C'est un Primitif classique". A l'occasion de la grande exposition au Musée d'Orsay : Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie, casimiro propose les réflexions de Maurice Denis sur l'oeuvre de son collègue artiste.
C'est dans le sillage de Gauguin et de Cézanne que s'épanouit l'art de Maurice Denis. Tourné vers l'avenir en renouant avec la tradition, comme le solitaire d'Aix, animé d'une foi profonde et d'un vaste idéal artistique, il aborda de la façon la plus haute l'art de peindre et devint le théoricien le plus important de son temps. Émule de Vuillard et de Bonnard, il porta le message des Nabis et fit connaître, autant par le texte que par la peinture, l'enseignement de Cézanne. Nourri de l'art des musiciens ses amis, Chausson et Debussy, ses tableaux sont admirés et recherchés par les meilleurs amateurs : André Gide acheta son Hommage à Cézanne, peint en 1900, Chtchoukine et Morosov lui commandèrent des oeuvres en même temps qu'à Matisse. Après ses dessins de 1889 pour Sagesse de Verlaine, il réalisa quatre ans plus tard un chef-d'oeuvre d'illustration avec le Voyage d'Urien d'André Gide. D'autres réussites jalonnèrent sa carrière d'illustrateur : la Vita nova de Dante, les Fioretti de saint François d'Assise. Son oeuvre de peintre se développa sous les cieux d'Italie, de Bretagne et d'Île-de-France. Il peignit aussi de nombreux et amples décors, parfois monumentaux comme ceux du théâtre des Champs-Élysées, avec Bourdelle et Vuillard, ou de la chapelle du Prieuré à Saint-Germain-en-Laye. C'est la richesse de cette oeuvre qui donne tout son sens à ce recueil.
Ne croyez pas - sous prétexte que vous avez réglé leur compte aux dieux, avec ou sans linceul de pourpre, en quatre coups de cuiller à pot, et mis l'univers en bouteille, et parce que vous vous faites fort d'exorciser toute chose en l'appelant par son nom, comme on sonne un domestique, et de regarder le soleil bien en face quand ça vous chante - ne croyez pas que c'en est fait pour autant de l'Ombre inexorable qui vous hante et vous guide à chaque pas, lors même qu'elle semble vous suivre comme un chien. Voici l'éternelle Astrologie, à quoi beaucoup de sagesse vous ramène - si un peu de science vous en éloigne. Ainsi soit-il ! Léon-Paul Fargue, dans cet avant dernier livre, jamais repris, vient "rechercher l'illustration vivante des décrets astrologiques". Il y fait briller autant de constellations qu'il aura eu de vies à remplir et donne, par une ivresse verbale, une vision cosmique aussi sérieuse que cocasse : après Paris, ce sont les astres qu'il arpente pour y promener son "âme délinquante et ? ère". Pour cette édition Pierre Alechinsky réalise douze encres reproduites en pleine page.
L'attirance est pour Blanchot ce qu'est, sans doute, pour Sade le désir, pour Nietzsche la force, pour Artaud la matérialité de la pensée, pour Bataille la transgression : l'expérience pure du dehors et la plus dénudée. Encore faut-il bien comprendre ce qui est désigné par ce mot : l'attirance, telle que l'entend Blanchot, ne prend appui sur aucun charme, ne rompt aucune solitude, ne fonde aucune communication positive. Le seul essai essentiel sur Maurice Blanchot.
Ecrivain surréaliste, à la fois poète, conteur, romancier et essayiste, André Pieyre de Mandiargues a entretenu d'étroites relations avec l??uvre écrite et peinte d'Henri Michaux, son ami. Son monde où pulsions et fantasmes bousculent le réel, où une liberté onirique aux con?ns de l'imaginaire et du désir lézarde le quotidien (dans un trouble merveilleux), coïncide par plusieurs frontières avec celui de Michaux. Personne n'était alors mieux placé pour poser sur ?ce très haut phare à feu noir? un regard aussi profond que personnel. Dans ces trois textes Michaux devient un voyant, une sorte d'Aède qui entrevoit dans les ténèbres les contours nets des origines, naissance de toute chose : aimons-le !