Delacroix à la mode. Ingres moins en faveur", constate Maurice Denis soixante-dix ans après la disparition d'Eugène Delacroix. Acteur majeur de la postérité de Delacroix durant l'entre-deux-guerres, Denis appartient à la première génération d'artistes à avoir eu accès dès sa jeunesse aux écrits du maître, avec la première publication de ses lettres, puis celle de son Journal en 1893. Le peintre-écrivain fut même un modèle pour lui, notamment pour ses propres écrits théoriques, ce qui lui fait déclarer en 1931 : "Je me connais en Delacroix". Membre fondateur et président de la Société des amis d'Eugène Delacroix créée en 1929 pour sauver l'atelier du maître de Saint-Sulpice, place de Fürstenberg à Paris, Denis occupe ensuite le premier poste de conservateur du musée inauguré en 1932. Considérant ce statut comme une mission, il prend par conséquent à maintes reprises la parole et la plume pour propager son admiration. Le présent ouvrage propose une anthologie des textes de Denis sur Delacroix, manuscrits, conférences et articles rédigés essentiellement dans les quinze dernières années de sa vie. Denis y brosse un portrait personnel de Delacroix, différent de l'historiographie usuelle. Si Paul Signac avait fait de Delacroix un jeune révolutionnaire précurseur du néo-impressionnisme, Denis dévoile un artiste mature devenu "classique", un dessinateur, un décorateur, et un peintre religieux, en somme, un autoportrait encreux.
Nombre de pages
310
Date de parution
19/04/2018
Poids
436g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9791023105919
Titre
Delacroix est à la mode
Auteur
Denis Maurice ; Laugée Thierry ; Stahl Fabienne ;
Editeur
SUP
Largeur
145
Poids
436
Date de parution
20180419
Nombre de pages
310,00 €
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Si Maillol approche parfois des Grecs du temps de Phidias, ce n'est pas qu'il les comprenne par quelque application intellectuelle, par l'intermédiaire d'un raisonnement ou qu'il les copie, c'est qu'il sent directement comme eux et que leur perfection est sienne, véritablement conforme à son instinct. C'est un Primitif classique". A l'occasion de la grande exposition au Musée d'Orsay : Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie, casimiro propose les réflexions de Maurice Denis sur l'oeuvre de son collègue artiste.
L'amour de l'Italie aura été une des plus fortes passions de ma vie d'artiste et de ma vie intérieure". L'aveu est de taille. Lorsqu'il débarque en Sicile en 1921, le peintre Maurice Denis (1870-1943), pose le pied sur la terre italienne pour la huitième fois. Arrivé d'Afrique du Nord avec l'une de ses filles, il vient s'y consoler d'un grand deuil. Maurice Denis a profondément aimé ce pays. Carnets de voyage en Italie peut être regardé comme un récit pittoresque - c'est bien le mot - de ses passages dans diverses villes, mais aussi une leçon d'histoire de l'art à travers l'étude de grands maîtres de la peinture. Assurément, ces Carnets sont ceux d'un peintre qui sait, qui aime écrire, et la chose est rare.
C'est dans le sillage de Gauguin et de Cézanne que s'épanouit l'art de Maurice Denis. Tourné vers l'avenir en renouant avec la tradition, comme le solitaire d'Aix, animé d'une foi profonde et d'un vaste idéal artistique, il aborda de la façon la plus haute l'art de peindre et devint le théoricien le plus important de son temps. Emule de Vuillard et de Bonnard, il porta le message des Nabis et fit connaître, autant par le texte que par la peinture, l'enseignement de Cézanne. Nourri de l'art des musiciens ses amis, Chausson et Debussy, ses tableaux sont admirés et recherchés par les meilleurs amateurs : André Gide acheta son Hommage à Cézanne, peint en 1900, Chtchoukine et Morosov lui commandèrent des oeuvres en même temps qu'à Matisse. Après ses dessins de 1889 pour Sagesse de Verlaine, il réalisa quatre ans plus tard un chef-d'oeuvre d'illustration avec le Voyage d'Urien d'André Gide. D'autres réussites jalonnèrent sa carrière d'illustrateur : la Vita nova de Dante, les Fioretti de saint François d'Assise. Son oeuvre de peintre se développa sous les cieux d'Italie, de Bretagne et d'Ile-de-France. Il peignit aussi de nombreux et amples décors, parfois monumentaux comme ceux du théâtre des Champs-Elysées, avec Bourdelle et Vuillard, ou de la chapelle du Prieuré à Saint-Germain-en-Laye. C'est la richesse de cette oeuvre qui donne tout son sens à ce recueil.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.