Le 20 novembre 1985 j'ai eu quarante ans. Cet événement sans précédent déclenche pendant quelques semaines chez le narrateur un mélange de méditations, de rêveries, d'histoires, de réminiscences, de considérations de toutes sortes, emportées jusqu'aux premiers jours de l'an nouveau par un récit qui a l'allégresse un peu fiévreuse d'une mélodie toujours renaissante. Qu'il parle de la civilisation mondiale, de petites annonces érotiques, de Pigalle où il habite de façon quasi monastique, de son enfance lyonnaise, des "mythiques années soixante", de cinéma, de musique et, surtout, de littérature, l'auteur glisse du plus réjouissant comique de dérision à l'évocation subtile du temps qui passe et à la réflexion métaphysique la plus grave. Ni autobiographie, ni fiction, ni essai, mais tout cela à la fois, portrait d'une conscience qui se veut le centre du monde et récit d'un passage, Un anniversaire est aussi l'annonce triomphante de la maturité d'une oeuvre comme l'affirme avec force le narrateur : L'esprit du temps c'est moi.
Nombre de pages
152
Date de parution
13/01/1987
Poids
170g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070708390
Titre
Un Anniversaire
Auteur
Denis Ariel
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
170
Date de parution
19870113
Nombre de pages
152,00 €
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A Vienne (Autriche) comme à Pigalle où, dans son atelier au-dessus de la ville, il subit l'envoûtement des Démons de Heimito von Doderer, le narrateur fait d'étranges rencontres : l'ancien secrétaire du grand écrivain autrichien, des terroristes, un célèbre historien d'art... Une année durant, sur la musique du quatuor Rosamonde de Schubert, il s'obstine avec un humour don-quichottesque à "tirer sur le fil qui court à travers le tissu de la vie" ; mais, derrière le comique de la réalité et la folie des livres, se révèle peu à peu, en une troublante énigme, l'ordre magique du monde - l'existence elle-même qui transparaît dans "l'image mouvante de l'éternité".
Imaginons que des variations sur le thème de la lecture et du lecteur composent un ensemble romanesque issu de l'affrontement de plusieurs styles différents. Le roman ainsi, deviendrait opéra : plusieurs tons s'y mêlant, plusieurs voix, plusieurs séries stylistiques disjointes et pourtant complémentaires - opéra de la multiplicité des récits possibles, des fictions et des narrations. Dans cet opéra, qui est aussi un labyrinthe, l'auteur et le lecteur échangent leurs rôles. Tous deux lecteurs (en l'occurrence lecteurs de romans d'aventures) l'auteur et le lecteur jouent à devenir les héros qu'ils ne sont pas : comme Don Quichotte prisonnier des livres, ils ne rêvent que Série Noire et Science-Fiction. Romanesques en ce sens, ils deviennent les personnages d'un lieu où les livres assument l'importance, et ce lieu est un livre.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.