On connaît le personnage public. Ambassadeur puis ministre, homme de lettres devenu académicien, Jean-François Deniau fait partie intégrante du paysage politique et culturel français. Mais il y avait un détail à ne pas omettre et qui parfois échappe aux biographies succinctes d'un Who's who : Jean-François Deniau était aussi un marin. Dans La mer est ronde, l'auteur déclare sa flamme au vaste océan et lui rend ainsi un hommage aussi vibrant qu'une grand voile battue par le vent. "La mer est une sorte de dragon de légende, qu'on poursuit inlassablement avec au c'ur la crainte permanente de le rencontrer." À dix ans, déjà happé par l'infini des océans, Jean-François Deniau écoutait les récits de voyage de son grand-oncle, celui qui avait fini sa carrière comme capitaine de vaisseau, et restait des heures plongé dans la typographie mystérieuse des cartes maritimes. Même s'il n'a jamais pu devenir un marin professionnel, il affirme être un amateur de la mer& au sens plein ! Recueil-souvenir de ses pérégrinations maritimes, livre-fleuve qui relate l'art de vivre sur l'eau, La mer est ronde est la profession de foi d'un inconditionnel de la mer. Une invitation à monter à bord qu'on aurait bien du mal à refuser. --Denis Gombert
Nombre de pages
320
Date de parution
12/06/1992
Poids
165g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782070385232
Titre
La mer est ronde
Auteur
Deniau Jean-François
Editeur
FOLIO
Largeur
109
Poids
165
Date de parution
19920612
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Epuisé
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« Ecoutez, écoutez la très belle histoire de l'étranger qui fut notre hôte et notre roi... Il arriva chez nous juste avant le soir, et chez nous le soir ne dure que très peu de temps. Il était jeune, mince, vêtu de kaki comme un soldat. Il ne parlait pas, il ne riait pas. Ses yeux avaient toujours l'air de chercher ailleurs... Qui aurait pu savoir la suite? Et qu'ailleurs était trop loin, un amour trop loin... »Jean François Deniau est né à Paris en 1928. Après des études d'ethnologie, d'économie politique et Sciences-Po, il intègre l'ENA. Mais déjà " atypique ", il a passé l'écrit en Indochine à Saigon... Ensuite l'Europe. Négociateur des traités européens de base, après plusieurs années à Bruxelles. il est nommé à trente-cinq ans par le général de Gaulle ambassadeur de France en Mauritanie. De 1973 à 1980, il a été six fois ministre. Il a été aussi ambassadeur à Madrid auprès du roi d'Espagne pour la difficile période de la " transition démocratique ". Depuis 1981, il s'est consacré à de nombreuses missions humanitaires dans des zones à haut risque au Cambodge, en Afghanistan, en Somalie, au Liban, en Bosnie, etc. Marin et écrivain, il n'a jamais cessé de naviguer et d'écrire, essais ou romans. Il a été élu à l'Académie française en 1992. Il préside l'association des " Ecrivains de Marine ", qu'il a fondée en 2003.
«Je sors de l'hôpital à la fin de l'été 1995 dans une chaise roulante, avec des cannes anglaises pour marcher, une minerve pour éviter les chocs dans le haut de la colonne vertébrale, le souffle très court, le c'ur hésitant à régler et les pansements des cicatrices qui suintent encore à changer tous les deux jours. Je devrais, après un triple pontage, passer trois semaines dans un institut spécialisé, aller régulièrement aux Invalides où existe le meilleur service de rééducation. Patiemment réapprendre, une fois de plus, à respirer et à me servir de mes jambes.Il y a peut-être encore mieux pour la convalescence. L'air du large. La responsabilité de la barre. La liberté. L'océan.»
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys